Dupliquer, adapter, dériver, reprendre ou imiter, une bonne part de la programmation télévisuelle consiste à développer des recettes éprouvées par le passé. Quelque nom qu'on leur donne, reprise, remake, adaptation ou autre, les phénomènes de reprise à la télévision sont multiples et protéiformes. A commencer par le format, qui est intervenu dans l'histoire de la télévision à la fois pour réguler les relations commerciales et pour refaire facilement un programme. Cette écriture sous contrainte a fait circuler d'un bout à l'autre de la planète des programmes qui se ressemblent mais qui, à chaque fois, disent quelque chose de la culture qui les accueille. Il n'est pas toujours nécessaire d'adapter ou de modifier des programmes pour qu'ils soient différents. Parfois le regard du spectateur est suffisant pour qu'ils acquièrent de nouvelles significations. C'est ce qui arrive sur des plateformes comme Twitch qui diffusent d'anciennes émissions que la confrontation des regards et des commentaires change complètement. Les travaux ici réunis s'inscrivent ainsi dans une réflexion plus vaste sur la reprise et la créativité : ils tendent à montrer, à travers une diversité d'approches et d'objets, que toutes ces transformations et ces variations ont évidemment de nombreuses conséquences aussi bien esthétiques et culturelles qu'économiques.
Résumé : Si la plupart des relations humaines nous sont bénéfiques, d'autres s'avèrent être plus préjudiciables à notre équilibre psychologique. Certes, il n'est pas toujours facile de définir une relation "toxique" qui s'épanouit dans l'eau trouble de la confusion des perceptions. On peut, cependant, avancer qu'elle repose sur un déséquilibre de l'échange entre soi et l'autre. On donne tout, mais on ne reçoit rien ou... beaucoup moins. Alors comment les repérer, les comprendre et, surtout... comment parvenir à se libérer de cette emprise ? Grâce à la lecture de cet ouvrage subtil, enrichi de témoignages et de conseils pratiques, écrit par une spécialiste de la gestion des émotions, vous apprendrez à : Identifier les relations malsaines et ceux qui les instaurent ; Dénouer ces liens néfastes ou y faire face si nécessaire ; Saisir les spécificités des relations personnelles et professionnelles, pour contourner certains de leurs pièges. Reconquérir votre autonomie et votre liberté en faisant de ces mauvaises expériences votre force ; Retrouver votre énergie psychique est possible ! Vous sortirez de cette relation délétère non pas abattu(e), mais grandi(e). Coach professionnelle certifiée et psychopraticienne intégrative, Helen Monnet se définit comme un "catalyseur destiné à optimiser le potentiel humain". Son objectif est de permettre aux individus de donner un véritable sens à leur parcours professionnel et personnel, dans le respect de leur spécificité.
Parcourant une longue série de textes de nature autobiographique rédigés ou dictés par des souverains depuis l'Antiquité jusqu'aux XVIIE-XVIIIe siècles, les auteurs de ce livre s'interrogent sur le statut, l'autorité et les enjeux d'une parole par laquelle certains souverains - pas tous - ont affirmé simultanément leur maîtrise de soi et leur domination sur un territoire et des sujets. Cette interrogation concerne les Res gestae d'Auguste ou les écrits de Julien l'Apostat autant que la Saga de Sverrir, les livres de Jacques Ier d'Aragon et de Pierre le Cérémonieux ou encore les témoignages de Frédéric III, Maximilien Ier, du pape Pie II Piccolomini et plus tard de Catherine II de Russie. D'autres documents de cette nature, produits dans des contextes culturels, religieux et géographiques différents, sont également convoqués comme les mémoires d'Abdallah de Grenade au XIe siècle, les écrits de Jean VI Cantacuzène (1347-1354) ou du grand Moghol Babur (mort en 1530). Un faisceau de questions soutient ce parcours: elles portent sur les titres donnés à ces ouvrages singuliers, sur le ou les auteurs, les formes d'écriture, les manuscrits et leur diffusion, les stratégies discursives, les relations entre autobiographie et mémoires, le choix de la langue savante ou vernaculaire, les espaces et les temps de la narration, les destinataires de l'oeuvre. À chaque fois, un triple processus de construction est mis en scène, qui concerne fondamentalement les particularités du texte autobiographique, les formes de subjectivité et les régimes de souveraineté politique. Ce volume rassemble les actes d'un colloque international organisé par Pierre Monnet et Jean-Claude Schmitt, tous deux directeurs d'études à l'École des hautes études en sciences sociales, les 14 et 15 mars 2008 à la fondation Singer-Polignac et à l'École normale supérieure de la rue d'Ulm. Il est issu d'un programme de recherche du Groupe d'Anthropologie historique de l'Occident médiéval (Centre de recherches historiques de l'EHESS et du CNRS), financé par l'Agence nationale de la recherche, sur les écritures de soi et la souveraineté politique. Cette recherche collective a permis aussi la publication, sur le même thème, de Vie de Charles IV de Luxembourg. Présentation, édition et traduction par Pierre Monnet et Jean-Claude Schmitt, Paris, Les Belles Lettres, 2010 ("Les Classiques de l'Histoire au Moyen Âge", volume 49).
Résumé : Quelle proposition accepter ? Quel chemin suivre ? Dois-je faire confiance à cette personne ? La vie offre mille possibilités et il est parfois difficile de faire un choix. Dans cet ouvrage riche en témoignages et en exercices, découvrez, à la lumière de la psychanalyse et des neurosciences, les origines de l'intuition et apprenez à cultiver ce qui n'est ni un don, ni de la magie mais bien une forme d'intelligence. Ecoute du silence et de la nature, méditation, écriture de haïkus, décodage des signes corporels... sont autant de chemins d'accès à votre 6e sens qui vous permettront de réveiller votre guide intérieur. Cultivez votre intuition pour renouer avec vos sensations profondes, décoder le monde extérieur et contribuer à votre bonheur !
Résumé : Début 2016, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, Mein Kampf ressort en Allemagne dans une édition scientifique. Dans le même temps, l'éditeur historique de la traduction française annonce son intention de republier l'ouvrage dûment accompagné d'un appareil critique. Comment expliquer la postérité de ce pensum dont les divagations racistes et complotistes apparaissaient déjà comme telles à l'époque ? La réponse à la question ne serait-elle pas à chercher dans la forme plutôt que dans le fond de cet ouvrage ? En plus d'être le manifeste du national-socialisme, Mein Kampf ne serait-il pas en effet l'archétype d'un genre littéraire bien particulier, celui adopté par des leaders amenés à devenir autocrates, et mêlant propagande, manipulation et autobiographie ? En s'immergeant dans le livre, Albrecht Koschorke fait ressortir les procédés visant à rendre irréfutables les propos avancés, attire l'attention sur la construction de l'ouvrage, les transitions des expériences personnelles aux stigmatisations globalisantes, les changements de registres d'écriture, désintrique les niveaux de lecture et éclaire les divers publics visés. Une approche originale qui, dans la perspective de la prise du pouvoir, s'intéresse moins à la "doctrine" postulée de Mein Kampf qu'à sa "poétique" conjuguant autoritarisme et inconsistance intellectuelle.
Résumé : Que lisait-on dans la France des années noires ? Comment expliquer la "faim de lecture" propre à la période de l'Occupation ? Quelle fut la part prise par le régime de Vichy dans la circulation, la diffusion, l'orientation des livres publiés ? Et celle de la Résistance dans la propagation des écrits clandestins ? Comment accéder à l'intimité des millions de lecteurs qui, cherchant à s'évader hors d'un quotidien éprouvant, trouvèrent alors refuge dans un ailleurs fait de phrases imprimées ? Stratégies et pratiques des éditeurs, querelles autour du patrimoine littéraire, réorganisation corporative de la chaîne du livre, listes d'interdictions et spoliations de l'occupant, écrivains partagés entre collaboration, accommodement, évitement, insoumission : Jacques Cantier signe la première histoire totale du livre et de la lecture entre 1939 et 1945, des politiques de censure mises en oeuvre par Vichy à l'ébullition culturelle de la Libération. Archives publiques, critiques littéraires, notes de lecture mais aussi écrits du for privé permettent de retrouver les traces intimes des actes de lecture : écoliers de la France rurale cherchant à élargir leur horizon, adolescents parisiens en quête d'initiation, prisonniers de guerre tentant de maintenir une vie de l'esprit, victimes de la persécution antisémite en quête de réarmement moral... Jacques Cantier montre qu'en dépit de la défaite, de la peur et des privations, la France continue à lire et à être le théâtre d'une foisonnante vie littéraire et intellectuelle.
(Texte provisoire) En bref Tout sur la monarchie à son âge d'or. Le livre Issue d'un ouvrage collectif sur les monarchies à toutes époques, cette contribution d'Yves-Marie Bercé, synthèse sur une forme politique dominante en Occident de la Renaissance à la Révolution française, est une formidable introduction à l'histoire de l'Europe à l'époque moderne. Il ne s'agit pas d'un catalogue des rois et reines du XVIe au XVIIIe siècle, mais bien d'une histoire de la monarchie à travers l'analyse des fonctions royales. Roi-père, roi-justicier, garant de la Paix. Les nombreux attributs du souverain - vrais ou supposés - soulignent le caractère sacré alors attaché à cette fonction. Mais qu'en est-il vraiment du pouvoir du roi ? Que nous disent les chutes de trône du caractère supposément divin de leur élection ? Quels sont les rapports du roi à l'Etat, alors naissant dans le courant du XVIIe siècle ? Comment l'épithète " absolue " que l'on accole alors à " royauté " se traduit-il dans la pratique ? Et surtout, quelles relations le roi entretient-il avec son peuple ? De François 1er à Louis XVI, d'Elisabeth 1re à Jacques II, de Charles Quint à Charles III le Bourbon, c'est l'âge d'or de la monarchie que nous fait revivre Yves-Marie Bercé, en fin connaisseur de la période. L'auteur Yves-Marie Bercé, chartiste, ancien membre de l'Ecole française de Rome, est professeur d'histoire moderne. Arguments - Une synthèse claire et accessible.
Pour nos contemporains les pirates et les corsaires se résument aux aventures flamboyantes de marins dans la mer des Caraïbes ou aux attaques de farouches brigands au large de la Somalie. Moins réductrice, la réalité est à la fois multiple, passionnante et souvent plus riche que la fiction. L'Histoire des corsaires et des pirates propose un tableau de ces phénomènes maritimes sur la longue durée, jalonnée de figures mythiques comme Drake, Surcouf, Duguay-Trouin, Dragut, Barberousse, Koxinga. Elle est un voyage dans le temps, des raids maritimes vikings au Moyen Age à la piraterie pratiquée en Asie de Sud-Est de nos jours. Elle est aussi un voyage dans l'espace à travers les mers et les océans, de la Méditerranée aux Antilles, en passant par la mer de Chine et les rives de l'océan Indien, sans omettre le continent américain. Un intérêt est également accordé à l'ancrage de la piraterie dans nos mémoires, à l'élaboration de mythes et à leurs prolongements dans les mondes virtuels du cinéma, de la BD et des jeux électroniques.