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Les Antiquités juives. Volume 5, Livre X et XI
JOSEPHE FLAVIUS
CERF
36,31 €
Épuisé
EAN :9782204092524
Après la ruine de Jérusalem en 70 ap. J.-C., la situation du judaïsme était difficile et celle du christianisme encore incertaine. Flavius Josèphe (37-97), prêtre de Jérusalem et historien de la Guerre des juifs (vers 78), est de ceux qui ont cherché à organiser l'avenir dans l'Empire romain dont la puissance était à la fois fascinante et inquiétante. Les Antiquités juives, son oeuvre majeure, sont publiées en 93. En vingt livres, dont le centre est l'Exil, Josèphe se révèle un témoin exceptionnel de son siècle. Il y donne, depuis Rome, sa manière de voir l'histoire de son peuple, en la faisant remonter à Adam. Il s'efforce de montrer que la loi mosaïque est rationnelle. Lui-même se voit à la fois comme Jérémie, incompris de son peuple, et comme Daniel, isolé dans une cour étrangère. Le présent volume comprend le texte, la traduction et un commentaire des livres X et XI, qui relatent la fin du royaume de Juda et l'Exil ainsi que la période perse jusqu'à l'arrivée d'Alexandre le Grand, avec une affaire samaritaine. La partie biblique est une paraphrase de l'hébreu dans un grec laborieux, mais les sources de Josèphe, qui proviennent des archives du Temple, sont assez éloignées du texte hébreu usuel. En particulier, Josèphe témoigne de formes inédites des Chroniques, d'Esdras-Néhémie et d'Esther, preuve que la bibliothèque des Ecrits n'était pas encore stabilisée de son temps. En ce qui concerne les Samaritains de Sichem, Flavius Josèphe donne sans le vouloir des éléments qui vont à l'encontre de ses propres préjugés antisamaritains: les Samaritains sont restés témoins de l'ancienne religion israélite, avant l'arrivée du judaïsme avec ses traditions orales d'origine babylonienne.
Résumé : Rares sont les autobiographies que l'Antiquité nous a laissées : la Vita de Josèphe est la première autobiographie un peu développée que nous ayons conservée. Autre originalité, elle relate la jeunesse de l'auteur depuis sa naissance en 37 après J-C jusqu'à l'accession au pouvoir de Domitien. Mais l'essentiel du texte est consacré à la mission en Galilée (66-67) dont Joseph, désormais citoyen romain, fut chargé par l'empereur. A travers le récit de sa vie, c'est toute sa politique en Judée que Josèphe, attaqué violemment par Juste de Tibériade, gouverneur militaire de Galilée, entend justifier. L'Autobiographie constitue ainsi un précieux document non seulement sur l'auteur, mais aussi sur cette époque, déjà trouble, en Galilée. Notre édition présente, de manière synthétique, les principaux éléments biographiques issus du texte. Elle étudie en détails la chronologie des oeuvres de Josèphe et fait le point sur les différentes hypothèses émises à ce sujet. La tradition manuscrite est rapidement évoquée, de même que les traductions françaises précédentes. Une bibliographie ainsi qu'une table des correspondances avec le texte de Juste de Tibériade enrichissent l'ouvrage tandis que d'abondantes notes et notes complémentaires viennent éclairer la lecture. L'édition est en outre complétée par un index des noms propres, un index géographique et une carte.
Après la ruine du Temple de Jérusalem en 70 ap. J-C., la situation du judaïsme était difficile, et celle du christianisme encore incertaine. Par son ?uvre majeure, Les Antiquités juives, Flavius Josèphe - l'historien célèbre de la Guerre des Juifs - est aussi un témoin exceptionnel de cette période dramatique. Il y donne, depuis Rome, sa manière de voir l'histoire du judaïsme depuis Adam.
Résumé : Joseph Ben Matthias fut au cour de l'histoire et de cultures diverses, voire antagonistes. Né en 37 il appartenait à une illustre famille de juifs hellénisés et descendait par sa mère des rois Asmonéens. Persuadé que la domination romaine était inéluctable, il se range aux côtés de Titus et assiste en 70 à la chute de Jérusalem et à la destruction du Temple. Devenu non seulement citoyen romain, mais encore historiographe des empereurs, il rédige La Guerre des Juifs, qui relate les événements dont il fut le témoin et l'historien. Notre édition rassemble en trois volumes les cinq livres de La Guerre des Juifs. Le premier tome propose une biographie de Josèphe ainsi qu'une brève bibliographie, et présente d'une manière claire, détaillée et complète l'histoire de la tradition manuscrite. Chaque tome contient une notice éclairante et des notes qui sont développées en fin de volume par des notes complémentaires. Les ouvrages sont encore enrichis par de nombreuses annexes et des cartes.
Résumé : Curieuse fortune que celle des oeuvres de Flavius Josèphe : critiqué voire calomnié par ses pairs, l'historien est désormais la source principale de notre connaissance du royaume d'Israël durant les deux derniers siècles de son existence. S'ils furent peu lus par ses contemporains, qu'ils fussent juifs ou païens, les ouvrages de Josèphe furent soigneusement conservés par les chrétiens. Le Contre Apion, dont les tire exact est "de l'Antiquité du peuple juif" est sans doute la dernière ouvre écrite par Josèphe, probablement en 93-94 après Jésus-Christ ? Dans ce pamphlet, où se mêlent histoire et polémique, Josèphe entreprend de répondre aux critiques qu'avaient soulevées Les Antiquités Juives, et défend notamment l'ancienneté du peuple d'Israël, fortement mise en doute par les milieux antisémites d'Alexandrie. L'auteur y déploie sa vaste culture en citant tous les auteurs grecs qui, selon lui, ont parlé des juifs. A ce titre il constitue pour nous un formidable document. Notre édition, après avoir fourni une brève biographie de Josèphe, présente les différents détracteurs auxquels le livre était destiné, ainsi que leurs accusations. Vient ensuite l'analyse des textes que l'historien a pu utiliser, probablement via des manuels et des anthologies. Des notes éclairent la lecture, tandis qu'un appendice et un index des noms propres complètent l'ouvrage.
Simon Schama poursuit, avec ce deuxième volume, sa magistrale histoire des Juifs, à partir de leur expulsion d'Espagne en 1492. Il donne vie à l'épopée d'un peuple jeté sur les routes, en quête d'un lieu où vivre en harmonie avec les autres, sans renier sa culture. C'est l'histoire non seulement de rabbins et de philosophes, mais aussi d'une poétesse du ghetto de Venise, d'un général dans la Chine des Ming, d'un boxeur de l'Angleterre géorgienne ou encore d'un compositeur d'opéra dans l'Allemagne du xixe siècle. Du Kerala à Mantoue, des rives de la Colombie aux tavernes d'Ukraine, jusque dans les camps miniers de Californie, le lecteur parcourt le monde. Il navigue sur des caravelles, voyage en diligence, sillonne les rues de Londres à l'aube, un paquet de vêtements usés sous le bras, tombe avec ce qu'il reste de l'armée napoléonienne en ruine. L'histoire que nous raconte Simon Schama est celle de l'endurance face à la destruction, de la créativité face à l'oppression, de la joie dans la peine. C'est ce qui en fait l'histoire de tous et de chacun. Et en ces temps où les souffrances de la migration sont quotidiennement rappelées, elle trouve d'autant plus de résonance.
Résumé : On prétend parfois que l'" homme occidental " serait le seul être humain pouvant vivre sans mythes. Il n'en est rien. A l'aune d'une lecture inédite de l'Ancien Testament, Ron Naiweld nous plonge dans ce grand mythe, support de la rencontre, fondatrice pour l'Occident, de la Bible et de la philosophie. Contre le récit traditionnel d'un dieu créateur unique et tout-puissant, sa lecture fait émerger une autre histoire. Son héros est un dieu motivé par le désir d'être reconnu comme tel par les hommes. Avec le temps et au contact des empires assyrien, babylonien et perse, le dieu développe son intelligence politique. Il apprend la puissance du peuple, l'utilité de l'ordre impérial et, de sa rencontre avec la pensée grecque, l'intérêt de l'idée monothéiste. Mais c'est avec saint Paul qu'il assouvit pleinement son désir. En suivant pas à pas l'histoire de ce dieu, cet essai fascinant montre comment, à force de torsions, de relectures, d'appropriations, le mythe d'un peuple marginal dans la fabrique culturelle du monde ancien est devenu l'un des mythes fondateurs de la civilisation occidentale. Comment Yahvé est devenu Dieu.
Nahum André ; Chanfrault Bernard ; Bensoussan Albe
Depuis des siècles, toute une tradition populaire d'humour et de sagesse marque le monde de la Méditerranée. Ecrivain, conteur, André Nahum offre ici avec les farces de Ch'hâ, personnage mythique du bassin méditerranéen, une anthologie d'histoires, d'expressions et de proverbes utilisés par les juifs de Tunisie. Certains ont été adoptés et adaptés par les juifs à partir du folklore arabe, d'autres sont spécifiquement juifs. Recueillies, pour la plupart, auprès de personnes originaires d'Afrique du Nord et d'Egypte, ces expressions de la sagesse populaire ont accompagné vingt siècles de présence juive au Maghreb. Originaire de Tunisie, médecin, André Nahum (1921-2015) a voulu conserver par ses livres la mémoire de la communauté juive de Tunisie. Il est l'auteur d'une demi-douzaine d'ouvrages sur les traditions orales des différentes communautés du Maghreb, l'humour populaire et le personnage de Djoha. Il a également publié un roman historique, Le Médecin de Kairouan, chez Ramsay.
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.