Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le maître de la désolation. 35 Ans aux îles Kerguelen (1860-1895)
Fuller Joseph ; Bousquet Jean-Claude
GINKGO
20,00 €
Épuisé
EAN :9782846790680
Joseph J. Fuller (1839-1920) fut un capitaine baleinier célèbre en son temps. Durant plus de trente-cinq ans, il consacra sa vie à la chasse à l'éléphant de mer dans les mers australes et principalement dans l'Océan Indien, aux îles Heard et Kerguelen. C'est sur les côtes déchiquetées de cette dernière qu'il fit naufrage en 1880 et passa un an dans des conditions dramatiques, avec un équipage en révolte. Ce livre est le passionnant récit de cette vie d'aventure, des nombreux"périls affrontés et de cette expérience éprouvante qui fit du capitaine Fuller le" Maître de la Désolation ", nom donné à l'époque aux îles Kerguelen. A travers ses mémoires, Fuller témoigne du rude quotidien des marins baleiniers et porte un regard éclairé sur une industrie, ses enjeux, ses dangers et indirectement sur le désastre écologique qu'elle provoqua dans cette région du monde. Le Maître de la Désolation n'avait jusqu'alors jamais été traduit en français. La présente édition est précédée d'une introduction par Jean-Claude Bousquet," Ancien des Terres australes ", qui longtemps travailla sur les îles Kerguelen. Préfacé par Jean-Claude Hureau, professeur honoraire du Muséum national d'histoire naturelle de Paris, Le Maître de la Désolation est, au-delà du témoignage rare, une émouvante et authentique histoire de marin."
Six mois avant sa mort à Budapest, Tim Fuller s'est tourné vers sa fille : "Je vais te confier le secret de la vie à présent, au cas où je passe l'arme à gauche sans prévenir". Il a alors allumé sa pipe et caressé la tête de son chien Harry. "Alors ? " a-t-elle dit. "Honnêtement, Bobo, aucune idée ne me vient à l'esprit", a-t-il répondu assez surpris. Ainsi commence l'histoire inoubliable de Tim Fuller, le père de l'auteure, un mouton noir anglais qui s'est exilé en Rhodésie où il a combattu dans la guerre avant de s'établir en Zambie dans une plantation de bananiers. Un homme qui préférait le chaos à la routine, se réjouir des promesses de la vie au lieu de se complaire dans le regret, qui n'avait pas peur de se perdre mais redoutait l'ennui. Maintenant qu'il n'est plus, l'auteure et sa mère dispersent ses cendres au pied du baobab rose au bout de leur ferme africaine et affrontent son absence écrasante. Le résultat est un récit débordant de joie, de vitalité, de résistance dans lequel Alexandra Fuller intériorise les leçons de son père avec un regard lucide et célèbre la mémoire d'un homme qui dévorait la vie à pleines dents. Traduit de l'anglais par Anne Rabinovitch
L'ENCYCLOPÉDIE VISUELLE DE POCHE - Des textes simples, clairs et précis - De très nombreuses illustrations en couleurs - Un format pratique et agréable - Un accès facile et rapide au savoir POUR EXPLORER ET COMPRENDRE UN THÈME OU PRÉPARER UN EXPOSÉ
Texte fondateur du féminisme américain, cet essai est exemplaire du rejet transcendantaliste de toutes les formes d'oppression (notamment celle des noirs), de tradition, de convention, d'institution (telle que le mariages et de limite à l'accomplissement de chacun. Brouillant les frontières de genre, Fuller insiste sur la nécessité de repenser profondément la structuration traditionnelle de l'organisation sociale en " deux sphères ", pour que les femmes puissent réaliser leur propre nature. Elle est animée de l'espoir que les hommes seraient à leur tour libérés et élevés par la libération des femmes. Mêlant idéalisme et activisme, ce texte montre avec force comment la quête d'une identité personnelle et l'urgence de la vie peuvent s'épanouir en une revendication à caractère universel.
Roman à trois voix, "Exils africains" évoque de manière saisissante l'univers colonial tel que le vivent les trois protagonistes. Sandro Romano-Livi, le juif italien, qui quitta son île méditerranéenne, à destination du Congo belge et qui nous entraîne dans la région du Katanga et des Grands Lacs à la découverte de cette Afrique coloniale et de ses populations. Florence Simpson, sa fiancée anglicane, ayant grandi en Rhodésie du Sud (le Zimbabwe d'aujourd'hui). Elle nous parle de son enfance et de son mariage avec Sandro, de la naissance de leurs deux filles, Astrid et Dalia. Mais aussi de leur nouvelle vie en Italie après les sanglants événements survenus au Congo, après l'Indépendance. Elle et son mari auront ainsi vécu un double exil. Enfin, la parole est donnée à David-Kanza (Daviko), l'enfant métis que le meilleur ami de Sandro a eu avec une Congolaise, et que Sandro adoptera. Chacune de ces voix, avec délicatesse mais réalisme nous livre sa vision de l'Afrique coloniale et nous questionne sur les blessures de l'exil.
Un trentenaire, après des années de formation et de vaines tentatives, trouve enfin un emploi auprès d'un laboratoire public. L'unique tâche qui lui est confiée étant de vérifier le matériel livré chaque matin.Ses journées se passent ainsi, dans la contemplation du vide. Pour tromper l'ennui, il déambule dans le bâtiment et ouvre le placard n° 13. Là, il trouve des dossiers stupéfiants sur les «symptomatiques», cohorte étrange où se mêlent un «hibernaute» qui a dormi 172 jours, un Pinocchio dont le doigt de bois - une prothèse - reprend chair et sang, un néo-hermaphrodite capable de se reproduire seul et quelques buveurs de pétrole et mangeurs d'acier. Mais le placard n° 13, qui accueille ces cas délirants, est surtout la boîte de Pandore du monde à venir. Les symptomatiques sont les pantins perdus qui font face à la réalité de notre monde.Peinture incisive de notre société, satire féroce, Le Placard s'inscrit dans la lignée des Temps Modernes de Chaplin. Drôle et mordant, mariant avec talent dérision, humour et tendresse, Kim Un-su donne au narrateur une distance particulière. On pensera aussi à Céline, peut-être et surtout à Voltaire et son Candide.Kim Un-su est né en 1972 à Busan, Corée du sud. Après des études de littérature coréenne à l'université Kyung Hee, il publie en 2003 son premier roman Quitter Vendredi, remarqué par la critique. En 2006 avec Le Placard il est le lauréat du prix Munhakdongne. Son dernier roman Les planificateurs a été publié en 2010.
Extrait En ce vingt-huit avril deux mille, à quatre heures de l'après-midi, le ciel s'était tellement assombri qu'on aurait dit qu'il faisait déjà nuit, comme pendant une éclipse, une panne de l'univers. L'orage se faisait attendre comme une diva. La foule regardait passer tous ces gens célèbres, tous ces artistes à lunettes noires qui se pressaient maladroitement dans ce cimetière comme d'étranges aveugles qui cachent leurs larmes ou leur indifférence. De belles dames en hauts talons trébuchaient sur les vieux pavés du Père-Lachaise; tels des flamants roses en deuil. Toute cette troupe bringuebalante suivait un corbillard de luxe, Cadillac amortie, douce, silencieuse, et qui emmenait une des plus jolies, des plus jeunes et des plus prometteuses actrices du cinéma français, vers le trou béant de l'éternité, pour une place au box-office éternel. Oh ! il en avait vus d'autres sur ses vieux pavés le Père-Lachaise, lui, le cinq étoiles de la mort, depuis qu'on avait enterré une petite fille de cinq ans en 1804, et que tout ce qui était mort de plus célèbre après l'avait suivie... Elle était morte dans son sommeil, sans aucune raison, la veille ; et le médecin légiste qui avait autopsié ce corps superbe en transpirant comme s'il avait touché le corps de Cléopâtre, n'avait rien trouvé qui eût pu expliquer ce décès ; une autopsie blanche selon le jargon de la profession. Elle était morte comme Ophélie, en pleine jeunesse et en pleine beauté; elle allait descendre la rivière entourée des larmes d'Hamlet et d'un public avide d'histoires vécues. Au moment de l'inhumation, le cercle des proches ne comportait que des gens de cinéma : producteurs, metteurs en scène, acteurs, attachés de presse, envoyés spéciaux dont la spécialité était surtout de prendre en photo les larmes des vivants et le sourire des morts. Le cimetière se vida par petits groupes de simples promeneurs dans cette jolie petite ville où les maisons ne sont que les lotissements de la mort. Bientôt tous les journaux et les magazines évoquant le décès de Simone Vitelli se retrouveraient chez les coiffeurs et dans les salles d'attente des dentistes pour quelques mois encore; puis d'autres stars, d'autres drames les remplaceraient et la star se chiffonnera comme une poupée de papier, figée dans son sourire, au Festival de Cannes de l'année d'avant... avant...
Une histoire basée sur des faits réels, sur fond de lutte pour l'indépendance au Rwanda et au Burundi, sur la décolonisation et sur l'atmosphère du Rwanda-Burundi à la veille du chaos.