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Le musée documentaire. XIXe-XXe siècles
Joschke Christian ; Tesnière Valérie ; Joly Anne ;
PARIS OUEST
29,00 €
Épuisé
EAN :9782840165507
L'invention du "musée documentaire" au XIXe siècle engage un discours sur l'histoire ou la société contemporaine qui fait la part belle au "document", à des objets de statut hybride, plutôt qu'aux "oeuvres d'art". L'évolution de ce concept jusqu'au milieu du XXe siècle à travers des expériences internationales puisées dans les bibliothèques aussi bien dans les musées est l'objet de cette première synthèse inédite. L'invention du "musée documentaire" se distingue de celle des musées d'art développés au XIXe siècle. Elle engage au même moment un discours sur l'histoire ou la société contemporaine qui fait la part belle au "document" plutôt qu'aux "oeuvres" . L'usage répandu du terme "document" exprime un intérêt souteni de la part d'acteurs politiques et économiques pour de nouvelles formes de collecte et d'exposition de divers types d'objets chargés d'une signification historique, culturelle ou sociale, comme le sont les archives, les photographies, l'imprimé sous toutes ses formes, les objets utilitaires. Le document trouve sa place dans de nouveaux lieux de sociabilité savante, de plus en plus ouverts, qui tiennent du musée comme de la bibliothèque. Au fil des décennies, le "document" articulera autour de lui des savoirs multiples qui seront réinvestis dans des institutions allant du musée d'histoire au musée de société. Cet ouvrage analyse la genèse et l'évolution d'un concept, le musée "documentaire" , dans une perspective internationale allant du XIXe au milieu du XXe siècle. Dans leur diversité, chacune des expériences présentées montre la difficulté à capter le "contemporain" .
Résumé : Présentation de Transbordeur, n° 2 ? Après le numéro inaugural de Transbordeur sur l'histoire des musées de photographies documentaires, le présent numéro poursuit la démarche d'une histoire matérielle de la photographie, de ses usages et des formes de sa diffusion. Le dossier, au coeur de la revue, croise différents fils autour de la question de l'exposition de la photographie : la célébration du médium lui-même, depuis la divulgation du daguerréotype jusqu'aux premières présentations de la photographie numérique, en passant par la mise en scène de son histoire ; la photographie comme pédagogie par l'image, avec la statistique visuelle, l'astronomie savamment organisée par Aby Warburg, ou encore l'exposition de la Grèce par Fred Boissonnas au lendemain de la Grande Guerre. Les exhibitions d'architecture ou les expositions itinérantes du plan Marshall nous le montrent par ailleurs, la modernité de l'exposition par la photographie c'est de n'être plus ni temple ni sanctuaire, mais de circuler d'un lieu à un autre, d'un dispositif à l'autre. Et la photographie est encore là pour partager l'expérience de l'exposition au-delà des frontières et à travers le temps : les photographies stéréoscopiques prises à l'Exposition universelle de 1867 restituèrent aux millions de regardeurs l'immense bazar où le monde entier avait envoyé ses produits, tandis que des décennies de vues d'expositions artistiques sont aujourd'hui réinterrogées par des artistes, des commissaires et des chercheurs. Dans le Japon des années 1960-1970, auquel plusieurs textes de ce numéro sont consacrés, exposition et photographie ont poussé à l'extrême les utopies post-industrielles dans le sens d'une critique du médium photographique. Lorsque le dispositif se fait discours, que l'image se fait utopie, elle ouvre un nouveau champ des possibles aux multitudes rassemblées. Exposer, en définitive, c'est construire des publics. Ce deuxième numéro de Transbordeur regroupe une quinzaine d'articles composant un volume de 256 pages richement illustré. Il est divisé en quatre sections : un dossier thématique ? Photographie et exposition ? regroupant dix études ; une section "collections" où sont décrits et analysés succinctement des fonds photographiques ; une sélection d'articles libres (varia), faisant une large place aux traductions de textes de chercheurs internationaux ; une section "lectures", consacrée à des comptes rendus d'ouvrages.
Le cinquième numéro de Transbordeur explorera l'histoire des relations entre photographie et design du XIXe au XXIe siècle. Différentes thématiques seront abordées : la photographie du design et le rôle de la photographie dans les publications liées à ce champ ; les relations entre photographes et designers, notamment l'apprentissage de la photographie dans les écoles de design ; la photographie comme matériau pour le design et les usages de la photographie par les designers (collecte visuelle, expérimentations, réflexion sur le projet, exposition, archives et publicité) ; enfin, l'introduction du design dans la photographie et notamment dans le domaine des appareils photographiques. Ouverture sur des champs de recherche encore peu explorés, ce numéro voudrait avant tout esquisser une histoire croisée de la photographie et du design sur le temps long.
Nous vivons immergés dans la publicité: publicité dans nos journaux, publicité quand nous ouvrons la radio, publicité à la télévision, parfois tellement envahissante qu'elle coupe, ne devrait-on pas dire, parfois, pollue, les émissions que nous suivons. Depuis un peu plus de dix ans et les progrès d'Internet, elle a trouvé et conquis un nouveau support, et l'on ne peut pas aller sur la toile sans être invité à acheter le meilleur parfum, le dernier modèle de la meilleure marque d'automobiles ou une place sur la croisière qui vous mènera au Soleil de Minuit. Ce livre n'est ni une justification ni une dénonciation de la publicité. C'est un livre d'histoire qui cherche à observer, comprendre et expliquer comment elle a conquis, dans notre pays, la place qu'elle occupe aujourd'hui. Car cette histoire, l'histoire de ses progrès, des difficultés, des obstacles et des oppositions qui les ont entravés, est à peine entreprise, à la différence de l'Angleterre et plus encore des Etats-Unis. Cet ouvrage réuni un ensemble d'articles, parus depuis une quinzaine d'années, qui sont parmi les premiers à avoir été consacrés à l'histoire de la publicité en France.
Les relations d'un auteur et de son éditeur se résument-elles au contrat qui les unit ? Dans cet entretien, Marie Darrieussecq expose avec franchise et vivacité les relations qui la lient à son éditeur, Paul Otchakovsky-Laurens, fondateur des Editions P.O.L. Elle évoque son itinéraire éditorial, de ses débuts, avec le succès de Truismes, jusqu'à aujourd'hui, et réfléchit à son statut d'auteur.
Artémidore n’est pas un philosophe, mais il s’occupe d’une question, la mantique, qui n’était pas étrangère aux philosophes de l’Antiquité. La divination par les songes ou toute autre divination fait partie des préoccupations des philosophes et particulièrement de la philosophie dominante sous l’Empire, le stoïcisme, ou même d’adversaires de la divination comme les Epicuriens. L’arrière-plan quasi idéologique de la sympathie universelle qui régit non seulement la pratique onirocritique telle que l’entend Artémidore, mais aussi bien un autre type de mantique, la divination par l’astrologie, ne saurait conduire à qualifier notre auteur de stoïcien. Les rêves, dans toutes les cultures, et depuis la plus haute Antiquité, ont de multiples usages, qui dépendent du sens qu’on leur donne. Leur interprétation est souvent considérée comme l’une des formes de la divination. Elle est attestée par les textes littéraires et a fait naître une littérature technique riche d’enseignements sur la société de l’époque et son imaginaire. Il ne s’agit donc pas seulement d’une constante psychologique, mais aussi de traditions culturelles multiples, qui ont chacune leur propre histoire et entrent à de nombreuses reprises en contact les unes avec les autres.
La première partie de l'ourvage : La contribution de philosophie politique de Stéphane Haber met en discussion la trilogie que Schmitt considère comme fondatrice des sociétés politiques : prendre/partager/exploiter, pour en proposer une alternative : donner/posséder et gérer en commun/préserver, en s'appuyant notamment sur l'anthropologie du don et la théorie des communs. Sa conclusion vise néanmoins à mettre en garde contre toute tentative de réduction du réel à un modèle théorique pur. Le chapitre écrit par Pierre Crétois considérant la philosophie du droit de propriété, critique l'approche courante selon laquelle le droit de propriété comme contrôle absolu de l'individu sur son bien est un élément essentiel d'une théorie de la justice. Il montre que les différentes formes d'appropriation expriment et régulent des relations sociales quant aux ressources. Maxime Desmarais-Tremblay, proposant une étude de philosophie de l'économie, analyse, dans sa contribution, les prolongements qu'a connus un des concepts dû à Richard A. Musgrave, ayant fait l'objet d'une forte polémique parmi les économistes, à savoir celui de "bien méritoire" . En particulier, il vise à clarifier les différents arguments ayant été mobilisés jusqu'à aujourd'hui pour justifier la non-appropriation privative de ce type de biens. Martin Deleixhe, se plaçant sur le terrain de la théorie politique, met en lumière l'intérêt des tenants de la démocratie radicale pour les biens communs, pour autant que ces derniers sont associés à une autogestion durable de la production, réinstituant les parties prenantes en maîtres de leur propre destin. L'autogestion des biens communs apparaît alors comme la forme de référence du renouvellement des pratiques démocratiques. La deuxième partie de l'ouvrage : Tout d'abord, Léa Eynaud, entend revenir sur le problème de la fondation politique de la catégorie de biens communs. Plus précisément, son article vise, au travers d'une approche de sociologie pragmatiste, à étudier les pratiques d'acteurs qui s'engagent à contre-sens de la privatisation des ressources, notamment avec les cas d'une coopérative de fourniture d'énergie renouvelable (Enercoop) et d'une ressourcerie. Rémi Schweizer, quant à lui, se propose de revenir aux expériences historiques des communs en les explorant sous l'angle des dynamiques d'appropriation qu'elles impliquent. L'enjeu consiste à repartir du terrain pour en tirer certains enseignements pour les communs modernes. Le cas des Alpes suisses est pour ce faire mobilisé : à travers l'exemple des Bisses Valaisans, c'est-à-dire d'un réseau d'eau entretenu et utilisé au sein d'une communauté agricole. Loin d'échapper aux logiques d'appropriation et d'exclusion, l'enchevêtrement de droits qui accompagnent l'exploitation des bisses ne repose ni sur une négation de la propriété, ni sur une subversion qui romprait avec une tradition exclusiviste. Les bisses se rapprochent au contraire, à certains égards, de biens clubs au sein et à la marge desquels les relations de pouvoir et les inégalités doivent être interrogées. Le texte de la politiste, Eleonora Gentilucci, présente les arguments des opposants à la "biopiraterie" , cette appropriation privée de semences qui sont considérées comme un bien commun de l'humanité. Un panorama des actions menées face à cette menace pour la biodiversité entend montrer l'efficacité de cette action quand elle est d'abord menée au niveau local. Natalia Frozel Barros, enfin, fait une analyse politique l'évolution du principe juridique de patrimoine commun de l'humanité gérant les ressources minières des fonds marins. D'abord élaboré dans un souci de communalisation de ces fonds, qui visait à empêcher une appropriation par les Etats, à réduire les inégalités internationales, et même à promouvoir la paix mondiale, celui-ci s'est orienté vers la possibilité d'une marchandisation et d'une appropriation étatique qui ne dit pas son nom. L'auteur mène cette étude en analysant les discours des négociateurs, qui disent vouloir s'adapter à la conjoncture internationale alors que ce sont eux qui participent de cette évolution libérale.