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Misère de la pensée économique
Jorion Paul
FLAMMARION
10,00 €
Épuisé
EAN :9782081347311
Au plus fort de la crise, le silence des économistes est assourdissant, tout comme l'impuissance des élites politiques et des dirigeants financiers. Et pour cause : ils sont bien peu nombreux à avoir su anticiper les événements qui ont eu lieu depuis 2007. Comment la machine a-t-elle pu s'emballer à ce point sans faire réagir ceux qui avaient le pouvoir et les capacités d'éviter les catastrophes en chaîne ? Comment la pensée économique a-telle pu se fourvoyer autant ? Pourquoi n'est-elle pas capable d'inventer des solutions audacieuses et enfin efficaces ? Paul Jorion poursuit ici sa réflexion sur l'état du monde financier. Ce qu'il révèle est édifiant : la "science" économique n'en est pas une, mais nous trompe en s'en donnant les apparences. Constatant les errements d'une doctrine qui n'a fait qu'encenser la "machine à concentrer la richesse", laquelle déraille tragiquement aujourd'hui, Paul Jorion bouscule les dogmes établis et propose des voies inédites pour l'avenir : le temps de la solidarité est venu.
Résumé : On ne s'attendrait pas, spontanément, sous le soleil du littoral californien, à trouver une crêperie picarde où un spécialiste mondial de Baudelaire serait en charge de préparer la soupe à l'oignon. En Amérique, tout est possible, dit-on. Ou serait-ce que, en vacances plus ou moins forcées, l'esprit libre et l'oeil ouvert, Paul Jorion se soit simplement rendu disponible aux rencontres les plus étonnantes, aux situations les plus inattendues ? Car sans doute jamais le mot " vacances " ne retrouve-t-il un sens plus proche de son origine étymologique que quand on est contraint de les prendre sans les avoir planifiées, dans un pays de rêve, certes, mais sans projet. On s'invente des aventures, on magnifie des conversations sans lendemain, mais on mesure chaque jour un peu mieux le peu de place qu'on occupe dans le vaste monde. A moins que, bien sûr, au hasard d'une séance chez une dentiste...
L'argent joue dans la crise que nous traversons un rôle central: l'hypertrophie de la finance a fait que l'économie financière a pris la place de l'économie productive. De grandes puissances comme les Etats-Unis et la Grande-Bretagne se sont spécialisées dans le service financier, c'est-à-dire dans la manipulation de l'argent. Il est ainsi devenu durant la deuxième moitié du XXe siècle la principale marchandise faisant l'objet d'un commerce! Alors que la crise financière progressait, des sommes gigantesques sont parties en fumée. La surprise fut générale: ceux qui plaçaient leur argent s'étaient faits à l'idée que d'autres produiraient de la richesse à l'aide de ces sommes, que l'argent non seulement reviendrait vers les prêteurs, mais aussi qu'il rapporterait, comme par une sorte de loi naturelle...Est-il possible d'assigner à l'argent une place plus "juste"? Et si l'argent, au lieu d'aller en priorité et majoritairement à ceux qui le possèdent déjà, investisseurs ou "capitalistes", prêteurs d'argent qu'ils ont en trop en échange d'intérêts ou de dividendes, revenait vers les authentiques créateurs de richesses? Voici quelques-unes des nombreuses questions que pose L'Argent, mode d'emploi. En proposant un regard véritablement neuf et concret sur l'argent, Paul Jorion analyse en profondeur l'évolution du rapport que l'homme a entretenu avec lui et refonde d'autres perspectives pour l'avenir.
Anthropologue, expert en intelligence artificielle et spécialiste de la formation des prix, Paul Jorion jette depuis plusieurs années un autre regard sur l?économie; il annonçait ainsi dès 2005 ce qui allait devenir la crise des subprimes.
À la chute du mur de Berlin en 1989, le capitalisme triomphait. Vingt ans plus tard, il est à l?agonie. Qu?a-t-il bien pu se passer entre-temps? Une explication possible est que le capitalisme a été atteint du même mal qui venait de terrasser son rival, et la complexité devrait alors être incriminée: l?organisation des sociétés humaines atteindrait un seuil de complexité au-delà duquel l?instabilité prendrait le dessus et où, sa fragilité étant devenue excessive, le système courrait à sa perte. Une autre explication serait que le capitalisme avait besoin de l?existence d?un ennemi pour se soutenir. En l?absence de cette alternative, ses bénéficiaires n?auraient pas hésité à pousser leur avantage, déséquilibrant le système entier. Autre explication possible encore: du fait du versement d?intérêts par ceux qui sont obligés d?emprunter, le capitalisme engendrerait inéluctablement une concentration de la richesse telle que le système ne pourrait manquer de se gripper un jour ou l?autre. Entre ces hypothèses, il n?est pas nécessaire de choisir: les trois sont vraies et ont conjugué leurs effets dans la première décennie du xxie siècle. Cette rencontre de facteurs mortifères explique pourquoi nous ne traversons pas l?une des crises habituelles du capitalisme, mais sa crise majeure, celle de son essoufflement final, et pour tout dire celle de sa chute. Anthropologue, sociologue et spécialiste de la formation des prix, Paul Jorion jette depuis plusieurs années un autre regard sur l?économie; il annonçait ainsi dès 2005 ce qui allait devenir la crise des subprimes. Il est également l?auteur, chez Fayard, de L?Implosion, La Crise et L?Argent.