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Le Maître des nombres
Jörgensen Dieter
PHEBUS
22,30 €
Épuisé
EAN :9782859408282
Pourquoi n'était-il pas resté là-bas, à Vérone, où tout le monde le connaissait, pourquoi avait-il laissé sa stupide ambition le déporter vers cette Venise étrangère où, à peine parvenu sur les bords de la lagune, tous le dévisageaient ? " L'homme dont il s'agit s'appelle Niccolo Tartaglia. Son nom est dans les dictionnaires, et ses dates (vers 1499-1557). Il fut, en face de Jérôme Cardan - son seul rival -, le plus grand mathématicien de la Renaissance. Comme le détail de sa vie, à fort peu près, ne nous est pas connu, Dieter Jërgensen s'est autorisé à " rêver " son existence, seule façon honnête, selon Nietzsche, de faire de l'Histoire. Et seule façon, nous semble-t-il, de fabriquer un récit qui échappe à la convention. Nous sommes donc en 1534 et Niccolo, un brin ahuri malgré sa science déjà grande, découvre la ville des Doges... et la folie des hommes. Il franchit les portes du ghetto, distribue des cartes de visite et se met à la disposition de ceux qui pourront, espère-t-il, tirer utile profit de son savoir... Utile profit... Naïf Niccolo, qui à son age ne s'est pas encore vraiment interrogé sur les pièges de l'Utile... non plus que sur les vertus de l'Inutile. C'est qu'il a toujours été timide - sauf lorsqu'il est seul devant le tableau noir où il fait courir sa craie... Que l'innocent lecteur ici se rassure : pour suivre en ses subtilités la singulière aventure de Tartaglia, point n'est besoin d'entendre goutte aux mathématiques. Dieter Jörgensen, fort savant lui-même, a eu la courtoisie de rendre limpides à notre esprit les enjeux du débat... Les romanciers allemands d'aujourd'hui, on le sait depuis Süskind et son Parfum, ont une façon bien à eux, " philosophale " presque, d'appréhender - et de pervertir - ce qu'on appelle, faute de mieux, le " roman historique ". Dieter Jörgensen, dont c'est ici le premier roman, s'est abreuvé, on l'aura compris, aux meilleures sources.
Résumé : Une vieille femme, Niniok, et son petit-fils Manik sont restés seuls sur une île pour veiller au séchage de la viande et du poisson. L'hiver venu, la tribu ne vient pas les chercher : elle a été décimée. Ninioq est terrifiée à l'idée qu'ils soient les derniers êtres vivants sur terre. Plus encore, que Manik soit bientôt le dernier. Prix de la littérature nordique 1998.
Lambert Jean-Clarence ; Jorgensen Inès ; Mester An
La conquête du monde par l'image : Du passé non spolié, la photo fait un éternel présent. Nous voici avec Sidsel Ramson dans le haut Pérou quechua, les ruines de l'empire Inca. A Jérusalem avec les Falashas soudain sortis de l'oubli, ou avec les Juifs pieux qui persistent à vivre, eux, comme hors de l'histoire... Comme tous les photographes qui ne se contentent pas de la simple objectivité, les images, dans leur état définitif, sont marquées par la sensibilité personnelle et l'imagination de Sidsel Ramson. L'un des plus évidents pouvoirs de la photographie, c'est de permettre de conjuguer objectivité et subjectivité dans un jeu de réciprocité. " Voir, c'est imaginer, imaginer, c'est voir " : Sidsel Ramson élabore ses photos comme l'artiste son tableau : jusqu'à ce qu'elles lui semblent achevées dans les détails comme dans la composition. Jusqu'à ce qu'elles soient oeuvres, au sens plénier du terme.
Agathe est un de ces livres délicats, beaux et lumineux qui se déploient avec une économie de moyens, et dégagent quelque chose d'ineffable. Il narre une rencontre entre un psychanalyste lassé, en fin de carrière, et Agathe, une jeune Allemande aux effluves de tarte aux pommes. Rencontre qui va tout chambouler, en faisant revenir la vie en eux. Un récit touché par la grâce, qui évoque l'Humanité.
De ses premiers poèmes d'adolescente associés au père disparu quand elle avait dix ans, jusqu'à son retour au Danemark pour de longues années de solitude, Ole Wivel, écrivain et éditeur de Karen Blixen, nous présente ici la grande dame devenue célèbre par l'écriture et par sa vie en Afrique, popularisée par le cinéma. Le conflit personnel irrésolu de Karen Blixen, ce fut l'envie de briser les carcans sociaux, en contradiction avec une vie plutôt mondaine. Les quinze années africaines menèrent à son paroxysme l'opposition entre bonheur de vivre dans les grands espaces et emprise des contraintes matérielles. Ajoutant à son témoignage le récit de conversations privées, de moments personnels de la vie de l'écrivain devenue mythe, Ole Wivel apporte un éclairage sur les ?uvres moins connues de Karen Blixen et fournit d'importantes clefs de lecture pour les plus célèbres d'entre elles.
Son père est une ombre solitaire. sa maison bruisse de silences et les murs de pierre suintent le mystère... La narratrice grandit clans une atmosphère lourde de non-dits. Pourquoi celui qu'elle appelle le Menuisier est-il si lointain? Pourquoi sa famille semble-t-elle perpétuellement en deuil? Elle aimerait poser des questions. ruais on est taiseux dans le Finistère. Livrée à ses doutes et à ses intuitions., elle écoute les murmures, rassemble les bribes. Tisse patiemment une histoire. Des années lui seront nécessaires pour percer le secret de son ascendance. mesurer l'invisible fardeau dont elle a hérité. D'une plume à la fois vibrante et pudique. Marie Le Gall décrypte l'échec d'une relation père-fille et touche au coeur.
Le troisième et dernier tome de cette Intégrale regroupe les nouvelles écrites par Edgar Allan Poe de 1844 à sa mort en 1849. Pendant cette période crépusculaire d'errance, de drames et de maladie, sa productivité ne faiblit pas. Il compose plusieurs chefs-d'oeuvre, dont "Un récit aux monts Crénelés", "La lettre dérobée" , "Les faits concernant le cas Valdemar" ou encore "Saute-Grenouille". Présenté de manière chronologique, fruit du travail érudit et passionné de Christian Garcin et Thierry Gillybceuf, cet ultime volume clôt l'une des grandes entreprises de retraduction d'aujourd'hui. Il est augmenté de nombreuses notes et rythmé par des illustrations originales de Sophie Potié.
Bien rare assurément les lecteurs qui ont eu l'occasion d'avoir entre les mains ce petit livre publié en 1947, jamais réédité depuis. Sous forme de contes" merveilleusement brefs qui ont la netteté et le trouble du rêve, et dont le personnage central est toujours le même (un mort qui persiste désespérément à vivre), c'est dans un monde subtilement cauchemardesque que nous nous trouvons entraînés, comme à notre corps déféndant : un monde qui se révèle être, dès les premiers détours, celui de l'inavouable".
Dans le nord du Danemark, un homme et une femme courent dans la forêt. Ils se croisent par hasard alors que la nuit les surprend. Ils se perdent, se retrouvent, passent la nuit dans un abri à souffrir du froid et de la soif, à parler beaucoup. Hors de toute couverture réseau, la forêt de conte semble se refermer sur eux.4e de couverture : Dans le nord du Danemark, un homme et une femme courent dans la forêt. Ils se croisent par hasard alors que la nuit les surprend. Ils se perdent, se retrouvent, passent la nuit dans un abri à souffrir du froid et de la soif, à parler beaucoup. Hors de toute couverture réseau, la forêt de conte semble se refermer sur eux.Notes Biographiques : Née en 1965, diplômée de l'école des écrivains de Copenhague, Helle Helle rencontre le succès dès ses premiers livres. Traduite en plus de vingt langues, au programme des lycées et de l'université, récipiendaire de la plupart des grands prix danois et scandinaves, elle est l'une des figures majeures de la scène littéraire nordique