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Estuaire
Jorge Lídia ; Piwnik Marie-Hélène
METAILIE
19,00 €
Épuisé
EAN :9791022608893
Edmundo Galeano a 25 ans, il a parcouru le monde, participé à une mission humanitaire et est revenu dans la maison paternelle avec une main estropiée. Il est revenu pour écrire et passe ses jours à essayer d'élaborer littérairement son témoignage. Un roman qui expliquera le monde et l'empêchera de courir à sa perte.Sa famille passe par une série de vicissitudes économiques qui mettent en danger la maison familiale, refuge de tous. Il y a l'aîné qui a mis sur pied un projet destiné à sauver la fortune de la famille en transformant deux bateaux, mais l'autorisation de l'administration se fait attendre depuis des années. Il a tenté de conjurer le sort et attend une bonne nouvelle. Un cadet avocat et dandy dont les affaires déclinent et qui essaie de sauver son cheval du naufrage de sa fortune. Le frère suivant qui réhabilite des immeubles vétustes pour les louer à des clandestins et est amoureux d'une belle Estonienne enceinte de lui et qui a besoin de place pour le bébé. La jeune s?ur divorcée, avec un enfant de 8 ans fasciné par la baleine 52 Hertz, un enfant qui ne ressemble pas à son père mais au grand amour de sa mère. Et la tante Titi qui a sacrifié sa vie pour élever ses neveux et dont la vieillesse et la présence sont maintenant encombrantes. Lorsque le père de famille, armateur ruiné, baisse les bras, tout se précipite et chacun est confronté à ses échecs et à ses culpabilités. Edmundo prend alors conscience que ses aventures lointaines et son projet littéraire sont en relation directe avec les batailles privées qui se déroulent autour de lui.Ce superbe roman choral nous montre, avec tendresse et ironie pour l'apprenti écrivain, le processus de la création littéraire, ses embûches, ce que représente le travail d'écriture. Il nous montre aussi comment les vies quotidiennes dépendent de ce qui se passe bien loin d'elles-mêmes et des décisions prises à d'autres échelles. Lídia Jorge, qui a toujours pratiqué un " réalisme aux portes ouvertes ", nous trouble en introduisant des éléments fantastiques et irrationnels dans ses personnages et nous montre que la passion amoureuse va plus loin qu'on ne pourrait le penser. Elle montre le plus proche pour atteindre l'universel.Après avoir exploré l'Histoire et les façons d'en rendre compte, Lídia Jorge revient à l'exploration des actions et des sentiments qui constituent les vies ordinaires et les abîmes qu'elles recouvrent. Un grand roman écrit par une très grande romancière.Lídia Jorge est née à Boliqueim dans l'Algarve en 1946. Diplômée en philologie romane de l'université de Lisbonne, elle se consacre très tôt à l'enseignement.En 1970, elle part pour l'Afrique (Angola et Mozambique), où elle vit la guerre coloniale, ce qui donnera lieu, plus tard, au portrait de femme d'officier de l'armée portugaise du Rivages des murmures (Métailié, 1989).A son retour à Lisbonne, elle se consacre à l'écriture. Ses ?uvres sont publiées en Allemagne, Espagne, Italie, Grèce, Brésil, Israël, Grande Bretagne, Pays Bas, Serbie, Suède, Etats-Unis.La Couverture du soldat, 2000 a eu le Prix Jean Monnet 2000 (Cognac) Le Vent qui siffle dans les grues, 2004 a eu le Grand Prix du Roman de l'Association Portugaise des Ecrivains 2003, Premier Prix " Correntes d'escritas " 2004 (Povoa da Varzim, Portugal), Prix des lecteurs du Salon de la Littérature Européenne de Cognac 2005, Prix Lucioles des lecteurs 2005 (Librairie Lucioles, Vienne), Prix Albatros de la Fondation Günter Grass 2006 (Allemagne). Nous combattrons l'ombre, a reçu le Prix Charles Brisset 2008, La Nuit des femmes qui chantent, 2012, Les Mémorables , 2015
Lidia Jorge est née dans l'Algarve en 1946. Diplômée en philologie romane, elle se consacre très tôt à l'enseignement secondaire. En 1970, elle part pour l'Afrique (Angola et Mozambique), où elle vit la guerre coloniale. Revenue à Lisbonne, elle continue à enseigner et à écrire. Ses romans sont traduits dans tous les pays européens. Celui-ci a reçu le prix Jean Monnet (Salon de littérature européenne de Cognac) en 2000.
Notre monde contemporain, mû par un instinct sauvage de l'avenir, croise dans ce roman un monde plus ancien dans lequel une vieille usine abrite le destin d'une famille nombreuse récemment arrivée d'Afrique. Des mondes apparemment inconciliables que le hasard met en contact par l'intermédiaire de Milene Leandro, l'étrange jeune fille aux yeux de laquelle tout naît pour la première fois et dont la simplicité va tout bouleverser.Dans un Algarve tragique et sauvage, Milene évolue entre une famille attachée à ses privilèges et à son image sociale et une tribu cap-verdienne vivace pour laquelle la musique irrigue la vie.Milene nous conduit à travers la mort vers un amour impensable, un crime, une trahison et un silence à jamais scellé. Son regard toujours neuf sur la vie, le bien et le mal, sa vision de la valeur du monde constituent la matière même de ce roman.Dans son ?uvre, Lídia Jorge fouille toujours au plus profond de la cruauté primaire des êtres. Ici, pour la première fois, elle nous découvre la perversité et la lâcheté qui l'accompagnent.Prix Lucioles des lecteurs 2005Prix des lecteurs 2005 du salon de la littérature européenne de CognacPrix Albatros 2005 de la fondation Günther Grass
Résumé : " Sans moi Maria Ema serait aux côtés de Walter, les fils de Custodio Dias seraient d'une autre femme et mes frères seraient les fils de Maria Ema et de Walter Dias. Peut-être qu'ils existeraient et pas moi. J'étais la fille d'un hasard, d'une bêtise de jeunesse, de l'exubérance du corps... Alors j'étais responsable de ce que cette barque noire soit venue couler à notre porte. [...] Une faute répugnante, une faute plus grande que nous, sordide comme un lent suicide, et pourtant je continuais à exister. " Une petite fille découvre qu'elle est la fille du frère de son père, chassé par la famille et dont elle ne connaît que les dessins d'oiseaux qui jalonnent ses voyages à travers le monde. Elle va aimer passionnément ce père étrange qui lui a donné sa couverture de soldat et son revolver. Puis, adolescente, elle va assister à la lente destruction par la famille de l'image de l'absent. Lidia Jorge écrit ici in roman poignant, direct, limpide, d'une force incroyable qui vous tient prisonnier bien au-delà de sa lecture. Un livre exceptionnel.
Résumé : Shannon, le jeune Irlandais désespéré par la guerre qu'il a faite en Italie, a trouvé refuge auprès d'une équipe de flotteurs de bois qui descend le Haut-Tage. Emporté par le fleuve, il découvre l'univers quotidien d'une société proche de la terre, imprégnée de picaresque, d'honneur, de violence et de révolte. Aux côtés de l'Americano, convalescent des illusions révolutionnaires, de Damaso le cruel, de Galerilla l'enfant qui apprend son métier d'homme et de la troublante Paula, innocente et captive de sa condition de femme jeune et belle dans un monde d'hommes, Shannon va de rencontre en rencontre dans une traversée initiatique de l'hiver des montagnes à la renaissance du printemps et de la vie. José Luis Sampedro raconte, avec la passion et la profonde humanité que ses lecteurs lui connaissent, des personnages forts confrontés à leur destin. Avec eux, il nous entraîne dans une aventure singulière dont le fleuve règle le rythme.
Tatouage, piercing, scarifications, cutting, burning, peeling... Les marques corporelles sont à la mode et se sont débarrassées des valeurs négatives qui leur étaient associées. Que signifient-elles aujourd'hui pour les jeunes générations? Le Breton inscrit ces pratiques dans la tendance contemporaine à considérer le corps comme inachevé, un brouillon ouvert à tous les embellissements, à toutes les modifications. De même relie-t-il sa réflexion à ses recherches sur les conduites à risque, largement développées dans Passions du risque en montrant l'importance des marques corporelles dans le processus de « remise au monde », de reconstruction de soi des jeunes en difficulté. Moins ambitieux que ses livres précédents, Signes d'identité en constitue ainsi une sorte de chapitre supplémentaire particulièrement documenté. --Michel Abescat-- -- Télérama
Résumé : 1944. Lorsque Périclès, un avocat critique du gouvernement du "sorcier nazi", le dictateur salvadorien, est arrêté et emprisonné, sa femme Haydée, une jeune femme de la bonne bourgeoisie, décide d'écrire le journal des événements. Pendant qu'elle note ce qu'elle considère comme des conversations avec son mari - qui avant de devenir opposant a été collaborateur du régime -, elle raconte les progrès des arrestations, les interdictions de visite au pénitencier ainsi que ce qui se passe pour le reste de la famille, composée d'un côté de militaires, soutien du régime, et de l'autre des libéraux, opposés au tyran. Sur ce, un coup d'Etat contre le dictateur éclate, son fils Clemente, le fêtard, le coureur, l'ivrogne, est impliqué et raconte ce qui se passe chez les conspirateurs. Ses aventures parfois désopilantes alternent avec l'éveil de la conscience politique de Haydée, qui organise la rébellion avec d'autres femmes : épouses, filles, petites-filles, voisines, domestiques. Un grand roman de Castellanos Moya, une riche combinaison de voix et de registres littéraires, du journal intime à l'action cinématographique, en même temps qu'une prodigieuse incarnation de l'histoire d'un pays dans les destins d'une famille, un épisode fondateur : le début de La Comédie inhumaine de l'auteur.
Un vieux paysan calabrais malade arrive chez son fils, à Milan, pour y subir des examens. Il déteste la vie dans le Nord, cette ville hostile et son ciel gris, mais c'est là qu'il découvre son dernier amour : son petit-fils, Bruno, qui porte le nom que ses camarades partisans lui avaient donné au temps du maquis.Dans ce roman plein de tendresse, d'humour et d'émotion, l'approche de la mort, la vieillesse offrent encore de formidables moments de bonheur et d'apprentissage, qui mènent à la plénitude et à la sérénité si bien représentées par le fameux sourire étrusque." Le Sourire étrusque est fort habilement écrit : touchant comme ces choses qui frôlent la tête pour mieux atteindre plus sûrement le cour. "P. Lepape, Le Monde" Ce livre touchant et d'une tonique simplicité a connu en Espagne un énorme succès populaire. C'est essentiellement rassurant. "M.C. Dana, Le Monde diplomatiqueJosé Luis Sampedro est né en 1917 à Barcelone. Conseiller du commerce extérieur du gouvernement espagnol, il devient sénateur en 1977. Il s'est imposé en Espagne comme un des plus grands auteurs contemporains. Le Sourire étrusque s'est vendu en Espagne à 400 000 exemplaires.
Résumé : Dans la Lisbonne des années 60-70, façade en trompe l'oeil d'une dictature qui se traîne, Alexandra Alpha donne l'image-cliché d'une femme libre, de conduite et d'esprit. Publiciste dans une grande agence américaine, la jeune femme se mêle le soir, dans un bar d'avant-garde, à une faune sophistiquée et décadente. Dans ce huis clos et ces dérives chargées d'alcool, les discours qui se croisent donnent des versions fragmentaires d'une histoire répétitive ou vide. Sous l'éclairage artificiel se détachent des silhouettes qui se fondent dans la nuit de Lisbonne. En regard de cette ville labyrinthique, le Portugal profond, rural, d'où Alexandra tient ses racines : lieu de la mémoire et d'une continuité, il est pourtant figé dans l'immobilisme et les superstitions. Une brève rencontre, un amour au parfum d'enfance et d'inceste brisé net par la guerre coloniale font comme une parenthèse lumineuse. Jusqu'à ce matin du 25 avril où une rumeur sourde ébranle le silence de plomb qui recouvre la ville. La Révolution bouleverse le jeu, ouvre une nouvelle ère. Mais que fait-on des révolutions ? Il ne peut y avoir de réponse autre que métaphorique dans ce grand roman d'une vigoureuse modernité. Un vertigineux jeu de miroirs qui traque la véracité du réel ou la fugacité des images.
Résumé : Voici un livre unique, car il donne à entendre comme en direct la voix des Indiens d'Amazonie, le cri d'une civilisation agonisant faute de pouvoir s'adapter aux normes technologiques de notre société. A travers le destin d'Ava, devenu Isaïas en se convertissant au christianisme, et celui d'Alam, jeune Blanche qui décide de remonter le fleuve en quête d'un monde moins frelaté, nous pénétrons dans l'univers quotidien des Indiens du Brésil : une cosmogonie où chaque être, chaque animal, chaque végétal a une place bien précise, qui unit l'homme au grand Tout de la forêt. Les Indiens de Maïra ne sont pas de "bons sauvages", mais bien des hommes d'aujourd'hui, en situation de transhumance culturelle entre deux civilisations dont chacune exclut l'autre. Seul Darcy Ribeiro, homme de science et homme d'action, pouvait écrire ce livre. Pendant des années, il ne cessa de dénoncer ce scandale du "miracle économique" brésilien qu'était l'extermination des tribus amazoniennes, au coeur d'une forêt d'où ne nous parvenait aucune nouvelle. Dans ce roman-vérité qui ne cesse de dépayser, il se fait leur porte-parole, voix vibrante et lyrique renouant avec la tradition orale d'hommes qui ignorent les communications de masse.
4e de couverture : Face à l'archer d'exception venu se mesurer à lui, le maître Tetsuya donne bien plus qu'une leçon de tir à l'arc et fait une formidable démonstration des pouvoirs insoupçonnés de son art. Un jeune garçon du village, témoin de ce coup d'éclat, insiste pour qu'il lui transmette son savoir. Le maître l'avertit : il veut bien lui apprendre les règles nécessaires, mais à lui ensuite de les faire siennes et de s'en servir pour devenir un homme meilleur. C'est ainsi que Tetsuya commence à enseigner à son nouveau disciple la mystérieuse « voie de l'archer », le parcours de toute une vie. Dans la droite ligne de L'Alchimiste, Paulo Coelho nous offre un nouveau conte poétique et lumineux qui invite à réfléchir sur nous-mêmes et à chercher notre propre voie. Chacun peut en tirer les préceptes susceptibles d'éclairer ses choix et sa vie au quotidien : s'adapter aux changements, rester concentré sur ses objectifs ou encore trouver le courage de prendre des décisions délicates.Notes Biographiques : Paulo Coelho, l'un des écrivains les plus lus dans le monde, est né en 1947 à Rio de Janeiro. Ses livres ont été traduits en quatre-vingts langues et publiés dans cent soixante-dix pays. L'Alchimiste, paru en 1988 au Brésil, est un best-seller mondial. En 2007, il a été nommé Messager de la paix de l'ONU. Également membre de l'Académie brésilienne des lettres, il a reçu de nombreux prix et décorations. Parmi ses ouvrages traduits en français, Flammarion a déjà publié Le Zahir, Comme le fleuve qui coule, La Sorcière de Portobello, Veronika décide de mourir, La Solitude du vainqueur, Brida, Aleph et Le Manuscrit retrouvé. Ses deux derniers livres, Adultère (2014) et L'Espionne (2016), ont rencontré un vif succès.
Résumé : Alavaro, Sílvio, Ribeiro, Neto et Ciro. Cinq hommes de la même génération, cinq amis de longue date qui vivent ensemble l'âge d'or de Copacabana. La libération sexuelle règne sur une ville hédoniste, la bossa nova explose, et l'on passe beaucoup de temps dans les fêtes et à la plage. Les années soixante-dix s'écoulent ainsi, entre la tentative de construire une famille, les petites trahisons, l'apparition de nouvelles drogues, avant que ne guettent l'impuissance, la vieillesse et la solitude. En cinq portraits croisés, et avec Rio de Janeiro comme sixième personnage, Fin nous propose une véritable comédie humaine et une extraordinaire photographie d'une période révolue. Un roman tragi-comique sur des vies marquées par les fausses promesses de toute une époque.