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De l'exode à l'exil. Rapatriés et Pieds-Noirs en France : l'exemple marseillais (1954-1992)
Jordi Jean-Jacques
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782738423054
Les décolonisations, épisodes tragiques de l'histoire de France, ont provoqué des mouvements de population d'une rare ampleur. De 1954 à 1964, plus d'un million et demi de personnes, de nationalité française pour la très grande majorité, sont "rapatriées" le plus souvent dans des conditions difficiles. Pour l'instant, ces migrations originales, jusqu'à l'événement rupture et traumatisme de 1962 où se mêlent des sentiments d'exode et d'exil, n'ont jamais fait l'objet d'une étude historique. Jean-Jacques Jordi se propose, grâce à des sources d'archives et documents inédits, de porter un premier regard sur les "rapatriements". Il met en lumière les faiblesses et les errements des gouvernements en ce domaine et s'attache à discerner les rapatriés et Pieds-Noirs par rapport à la population française, leurs implantations, les tensions qui en résultent. Marseille, cette ville-phare, cette ville-témoin des rapatriements en sera l'espace privilégié. Pourtant, rien ne se passe comme prévu dans la ville phocéenne qui voit s'établir des dizaines de milliers de "rapatriés". Dès lors, l'auteur détermine la part qu'ils tiennent dans le processus de croissance économique et sociale de Marseille et un premier constat s'impose: les rapatriés et Pieds-Noirs vont modifier la ville plus qu'aucune autre migration jusque-là. Ils sont tout autant acteurs d'une profonde transformation démographique qu'atouts de l'expansion économique de la région marseillaise et de sa capitale dans les années soixante. Enfin, Jean-Jacques Jordi démonte, par l'étude des réseaux de sociabilité et des problèmes d'identité, la perception extérieure d'une communauté pied-noir monolithique et propose de faire entrer les rapatriements dans l'histoire de France, sans haine ni fureur, hors de la logique "colonialisme-anticolonialisme".
Jordi Jean-Jacques ; Harrir Christelle ; Perroy Ay
Entre les accords d'Evian, le 18 mars 1962, et l'indépendance de l'Algérie, le 5 juillet, plusieurs centaines de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants ont quitté l'Algérie pour la France. La plupart ont emprunté la mer. Les paquebots de la Compagnie générale transatlantique, de la Compagnie de navigation mixte, et bien d'autres, ont participé à cet exode réalisé dans l'urgence. C'est un immense déplacement de population, le dernier que la France ait connu. Dans ce livre, les auteurs évoquent la traversée maritime vécue comme un moment transitoire, fait de tristesse, d'appréhension, de peur, et aussi comme un moment de répit avant d'entamer une nouvelle vie dans un pays que certains ne connaissent pas encore.
Que savons-nous des Pieds-Noirs ? L'origine même de ce nom se perd dans les anecdotes et les mythes. Et pourtant, dès qu'on les évoque, les idées reçues abondent : le Pied-Noir parle fort, est raciste, colonialiste, a fait suer le burnous, vote Front national... autant de clichés qui occultent une histoire douloureuse dont le slogan "La valise ou le cercueil" résume toute la violence et les traumatismes engendrés. Loin des préjugés et des discours passionnés, cet ouvrage dresse un portrait de ces Pieds-Noirs souvent perçus comme Français... mais aussi vaguement étrangers.
Se pencher sur l'histoire de ceux qui ont choisi la France pendant la guerre d'Algérie, c'est réveiller de douloureuses blessures. Des deux côtés de la Méditerranée. À ces hommes et à ces femmes, on a refusé le droit le plus élémentaire: celui du nom. Comment une communauté peut-elle assurer sa pérennité sans cet élément fondamental? Qu'en disent, après plus de trente ans, les principaux intéressés? Les conditions de départ, l'arrivée en France, les "hameaux", l'isolement dans lequel on les a tenus, l'intégration: autant de motifs d'amertume. Longtemps, le silence des pères a constitué l'unique refuge de cette mémoire jugée indésirable. Cette relégation à pourtant fait naître le fils de harki. Comme si, à défaut d'autre héritage, seule la qualité d'ancien supplétif était transmissible. Ce refoulement, la seconde génération le récupère aujourd'hui pour exprimer ses revendications d'identité, de responsabilité et de reconnaissance. Au nom de la communauté.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.