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Aujourd'hui à Jérusalem
Jondot Michel
CERF
26,40 €
Épuisé
EAN :9782204065337
Le monde chrétien n'est pas à l'abri (et moins que jamais en ces temps troublés) de la tentation fondamentaliste, qui lui fait lire la Bible pour légitimer des positions idéologiques, ainsi la possession d'une terre et d'un Etat pour Israël. Peut-on y échapper sans porter atteinte au dialogue judéo-chrétien ? Et comment poursuivre ce dialogue, en affirmant le caractère sacré du Nouveau Testament, tout en reconnaissant que le Peuple juif est dépossédé par l'Eglise du sens des textes sacrés auxquels il se réfère. Car en affirmant que Jésus accomplit les Ecritures, les chrétiens donnent à entendre qu'ils possèdent le sens de la Loi et des Prophètes, que la vérité de la Révélation est de leur côté ? Mais qu'est-ce qu' " accomplir les Ecritures " ? Aujourd'hui à Jérusalem est une aventure de lecture, une marche à travers la Bible (livres du Deutéronome et de Jérémie, évangile de Luc) pour y discerner les traces d'un désir qui ne peut se pervertir en possession, qu'il s'agisse d'une terre ou d'un sens. C'est aussi une prise de parole au présent qui invite à une nouvelle forme de dialogue religieux, adaptée à notre temps.
Aujourd'hui, aller de l'Atlantique aux Alpes implique le passage par la région parisienne. Au centre, le Massif Central qui, tel un de ces murs que l'on croyait révolu, coupe le pays en deux, risque d'isoler l'Ouest, de Cherbourg à Algeciras, du développement européen. Le schéma des grandes infrastructures qui modèlera le territoire européen, tel qu'il est conçu aujourd'hui, alimente cette inquiétude. Bien sûr, des propositions existent pour apporter d'inutiles améliorations là où il faut une révolution. Dans ce livre, la dynamique ALTRO (Association Logistique Transport Ouest) lance le défi : relier l'Océan aux Alpes et à l'Europe Centrale par un ouvrage comparable dans ses effets aux canaux de Suez ou de Panama. Créer une transversale ferroviaire dont Limoges serait la plaque tournante et qui concernerait plus de 100 millions d'habitants : la Transversale Alpes Atlantique (T.A.A.). Une évolution des mentalités se dessine et rend désormais possible la réalisation d'un projet que l'on aurait qualifié de fou il y a encore quelques années pour répondre à la question : demain, l'Ouest sera-t-il encore en Europe ?
Résumé : Chef d'oeuvre oublié d'Anatole France La Rôtisserie de la reine Pédauque retrace le parcours picaresque de Jacques Tournebroche au début de XVIIIe siècle. Le jeune marmiton tente de s'élever au-dessus de sa condition découvrant la cabale, l'alchimie, l'amour puis la mort de son mentor. "J'ai dessein de rapporter les rencontres singulières de ma vie. Il y en a de belles et d'étranges. En les remémorant, je doute moi-même si je n'ai pas rêvé. J'ai connu un cabaliste gascon dont je ne puis dire qu'il était sage, car il périt malheureusement, mais qui me tint, une nuit, dans l'île aux cygnes, des discours sublimes que j'ai eu le bonheur de retenir et le soin de mettre par écrit. Ces discours avaient trait à la magie et aux sciences occultes, dont on est aujourd'hui fort entêté. ".
Outremer est un roman de religion et d'hérésie, de loyauté et de complots, situé au Levant au XIIIe siècle. Aimeric, le fils d'un cathare ayant fui la forteresse de Montségur pour échapper aux persécutions religieuses, est envoyé à Acre avec une mission de vengeance mais il découvre sa véritable identité quand il est assailli par les doutes et qu'un médecin le prend sous sa protection. Le monde d'Outremer, les états croisés en Orient, est un monde d'intolérance, de fanatisme, de cruauté et de guerres perpétuelles. Aimeric et sa jeune famille cherchent la paix auprès de la communauté maronite de Gibelet près de la montagne libanaise, mais là encore, il est mêlé à toutes sortes de conflits. Chrétiens orientaux et occidentaux, Mamelouks et autres musulmans, juifs et druzes passent leur vie entre guerre et paix, compromis et affrontements, exactement comme leurs héritiers contemporains : comme si rien n'avait changé et qu'aucune leçon n'avait été tirée.
Résumé : Fidèles acolytes de la Mort, les faucheurs doivent couper le fil d'argent qui relie l'âme à la conscience... Les âmes, ainsi libérées de leur corps, seront conduites jusqu'à l'île des morts... Mais les faucheurs sont parfois bien maladroits voire ballots.
Résumé : Les textes gnostiques anciens n'étaient accessibles qu'à travers les citations des Pères de l'Église acharnés à les combattre, quand, en 1945, on découvrit à Nag Hammadi (Haute-Égypte) douze livres reliés en cuir et plusieurs feuillets d'un treizième : toute une bibliothèque gnostique sur papyrus, en traduction copte, qui procurait enfin la rédaction complète de plusieurs écrits discutés par les philosophes néoplatoniciens et les hérésiologues chrétiens, comme l'Évangile de vérité, attribué à Valentin, le Livre des secrets de Jean, ou le célèbre Évangile de Thomas. La Pléiade propose la première traduction française intégrale de cette bibliothèque, complétée par les textes, en partie parallèles, du manuscrit de Berlin. De genres très divers (apocalypses, évangiles et actes apocryphes, dialogues de révélation, homélies, rituels initiatiques, etc.), ces écrits relèvent de plusieurs courants. Polymorphe par essence, le gnosticisme n'a jamais constitué une religion institutionnelle. Qu'est-ce que la gnose dont se réclament les gnostiques ? C'est le pouvoir pour l'homme de recouvrer ce qu'il y a en lui de divin. La voie qui mène à cette connaissance passe à la fois par la tradition authentique des grands ancêtres, gratifiés de révélations secrètes, et par l'intuition spirituelle de chacun. Exploration de la conscience et quête des livres disparus sont les deux faces indissociables d'une même remontée vers l'être. Se connaître soi-même, c'est aussi bien connaître Dieu et le chemin de l'ascension, inverse de la déchéance d'ici-bas. La disparition des communautés gnostiques n'a pas entraîné celle de l'idée même de gnose : au seuil du XXIe siècle, le rêve d'une connaissance totale et rédemptrice de la destinée humaine continue de hanter nos contemporains.
Geoltrain Pierre ; Kaestli Jean-Daniel ; Roessli J
Les textes recueillis dans ces deux volumes sont des apocryphes, ce qui signifie qu'en dépit d'un contenu comparable à celui des Écritures ils n'appartiennent pas au canon. En effet, soit ils s'écartent de la doctrine officielle de l'Église en véhiculant des idées hétérodoxes, soit ils font trop appel au merveilleux, aspect dont l'Église s'est toujours méfiée. Mais rappelons que le canon des Écritures n'a pas été fixé tout de suite, son histoire court jusqu'à la quatrième session du Concile de Trente (1546). Ajoutons aussi qu'il y a toujours désaccord en la matière entre l'Église catholique et les Églises protestantes pour certains livres. Les textes réunis dans le premier tome relèvent de l'Antiquité chrétienne et recoupent différents genres bibliques : évangiles (auquel il convient d'adjoindre des écrits relatant la vie et la dormition de Marie, mère de Jésus), épîtres, Actes des apôtres, apocalypses (sur les derniers temps et l'au-delà). Ces pièces sont précieuses. Elles permettent une connaissance plus approfondie des premiers temps de l'Église et la compréhension de traditions - dans le domaine de la piété, de la liturgie ou de l'art - dont nous n'avons pas trace dans les textes canoniques. Les textes réunis dans le second tome sont, dans leur majorité, plus tardifs. Ce volume accorde, d'autre part, une place plus grande que le premier à des livres qui circulèrent dans des aires religieuses et linguistiques autres que le monde byzantin et l'Occident latin ; les traditions copte, arabe, éthiopienne, arménienne y sont bien représentées. Pour la plupart, ces écrits n'avaient encore jamais été publiés en langue française. Les écrits chrétiens que l'on dit " apocryphes " n'ont cessé d'être diffusés, récrits, adaptés. Ils furent le terreau de l'imaginaire chrétien, et une source d'inspiration pour les sculpteurs, les peintres, les écrivains, les musiciens et les cinéastes : le Bunuel de La Voie lactée se souvient des Actes de Jean. C'est que, face au discours régnant, institutionnel, ces textes ouvrent un espace à l'imagination. Ils se développent en quelque sorte dans les interstices des livres canoniques. Ils comblent des vides, inscrivent une parole dans les silences, donnent une voix aux personnages muets, un nom et un visage à ceux qui n'étaient que des ombres. Comme toute littérature, ils rusent avec le discours clos.
Résumé : Ce que les chrétiens appellent "Ancien Testament" correspond en partie - mais en partie seulement - au texte de la Bible hébraïque. Quelles sont les différences entre les deux textes ? Comment expliquer la formation du canon biblique, cette composition dans laquelle la tradition a consacré le texte sacré ? En archéologue des mots, le professeur Thomas Römer mène l'enquête et met au jour, sous les strates accumulées par les multiples compilateurs et rédacteurs, les origines diverses d'un livre pas comme les autres. Appliquant la méthode historico-critique, il retrace la formation des trois parties de la Bible en les situant dans leurs contextes socio-historiques respectifs. Une plongée fascinante qui vous fera lire la Bible d'un oeil neuf !
Comment le Nouveau Testament a-t-il été constitué ? Pourquoi et comment les évangélistes ont-ils écrit ? Que s'est-il passé dans l'Eglise du ier siècle qui a vu l'apparition progressive des textes témoignant d'une foi nouvelle ? En moins de trois générations, le Nouveau Testament est passé du stade oral (30-50) au stade épistolaire (50-70) puis au stade narratif (70-100). "Plus tard tu comprendras" : ce mot qu'adresse Jésus à Pierre au moment de lui laver les pieds annonce une foi en devenir, assimilant graduellement le sens de ce qui a été reçu durant la vie terrestre du Christ. Ainsi ces étapes sont révélatrices d'une maturation et d'un approfondissement du mystère. De l'une à l'autre, quelle part de continuité et de dépassement peut-on observer ? En expert de ces questions, Michel Gourgues s'attache à la transmission des points fondamentaux du noyau de la foi : la considération apportée à la croix de Jésus, la mort de Jésus comme événement de salut et le mystère pascal de Jésus. Une rencontre avec la foi des tout premiers chrétiens. Dominicain, Michel Gourgues enseigne le Nouveau Testament au Collège universitaire dominicain (Carleton University) à Ottawa et Montréal. Directeur de la revue Science et Esprit et membre du comité de rédaction de la Revue Biblique, il est également professeur invité à l'Ecole Biblique de Jérusalem.