Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le phénomène de la vie. Vers une biologie philosophique
Jonas Hans ; Lories Danielle
PUF
24,99 €
Épuisé
EAN :9782130883234
Que la vie dise fondamentalement oui à la vie, voilà l'intuition que Jonas met à l'oeuvre dans cet ouvrage" (Paul Ricoeur) Livre majeur de Hans Jonas, Le Phénomène de la vie (1966) est un ouvrage fondamental pour comprendre l'éthique de la responsabilité de cet auteur - boussole nécessaire à l'heure de l'Anthropocène. Dans cette enquête prenant pour objet l'individu vivant, Jonas bat en brèche le divorce de l'organique et de l'esprit hérité de la Modernité. Il met en évidence l'ambiguïté et la tension inhérentes à la vie - prise entre sa puissance d'affirmation de soi et sa fragilité, entre l'identité et la différence, la liberté et la nécessité - et jette les bases d'une philosophie où l'organique, y compris dans ses formes les plus primaires, préfigurerait l'esprit, et où "l'esprit, dans ce qu'il atteint de plus haut, demeurerait partie intégrante de l'organique" . Partant, il souligne combien la vie humaine est prise dans le tissu du vivant, et en est responsable.
Résumé : Hans Jonas appartient à la première génération des élèves de Heidegger et de Bultmann. Soucieux de concilier son intérêt pour le judaïsme avec la phénoménologie, il élabore une pensée originale sur le destin de l'homme, entre philosophie et théologie. Les textes que nous avons rassemblés ici présentent les lignes de force de sa réflexion. Qu'est devenue la vie de l'esprit, à l'heure où seuls comptent le travail et l'action, qui font la " condition de l'homme moderne " ? L'essence de l'homme, plus que dans sa raison, ne tient-elle pas dans son pouvoir d'homo pictor, point de jonction de l'homo faber et de l'homo sapiens ? Après Auschwitz, après Hiroshima, y a-t-il une autre foi possible que celle en notre responsabilité envers le Dieu souffrant ? Faire pleinement usage de notre pouvoir de décision et d'action : n'est-ce pas désormais la seule participation à l'éternité offerte à l'homme moderne ? Telles sont les questions que pose ici Hans Jonas, poursuivant son dialogue avec le théologien protestant Rudolf Bultmann et l'amie de toujours, sa compagne d'études, la philosophe Hannah Arendt.
L'espèce humaine se trouve à un carrefour. Dotée d'une puissance en constante extension, il lui faut désormais opérer les choix ou assumer les hésitations qui lui éviteront le sort de l'apprenti sorcier. La futurologie apparaît alors non comme un charlatanisme de plus, mais comme l'indispensable évaluation des effets à longue portée, pour les générations à venir, des révolutions technologiques déferlantes d'où peuvent surgir le meilleur et le pire. Dresser les critères de cette évaluation, telle est la tâche du philosophe. Et s'il fait appel à l'éthique, ce ne sera jamais pour brimer ou pour briser la vie, mais au contraire pour l'aider à parer les plus graves dangers, afin de lui offrir un nouveau champ de développement. Hans Jonas est l'une des grandes figures qui ont traversé le XXe siècle.Son oeuvre condense un savoir et une sagesse à la mesure des défis d'aujourd'hui.
Pour le juif, qui voit dans l'immanence le lieu de la création, de la justice et de la rédemption divine, Dieu est éminemment le seigneur de l'Histoire, et c'est là qu'''Auschwitz'' met en question, y compris pour le croyant, tout le concept traditionnel de Dieu. A l'expérience juive de l'Histoire, Auschwitz ajoute en effet un inédit, dont ne sauraient venir à bout les vieilles catégories théologiques. Mais quand on ne veut pas se séparer du concept de Dieu - comme le philosophe lui-même en a le droit - on est obligé, pour ne pas l'abandonner, de le repenser à neuf et de chercher une réponse, neuve elle aussi, à la vieille question de Job. Dès lors, on devra certainement donner congé au ''seigneur de l'Histoire''. Donc : quel Dieu a pu laisser faire cela ?"
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).