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Le Principe responsabilité. Une éthique pour la civilisation technologique
Jonas Hans
CERF
30,00 €
Épuisé
EAN :9782204041607
La technologie a introduit de profondes modifications Les avantages énormes que le progrès de la science et de la technologie ont apporté sont étroitement liés à de terrifiants inconvénients. La nature est devenue un objet de responsabilité, car la technique l'a rendue vulnérable. La technologie devient une dynamique dont nous perdons le contrôle et il est nécessaire de la normer, car elle peut engendrer des irréversibilités tant humaines que naturelles. L'action éthique passe par de nouveaux impératifs C'est à l'échelle collective qu'il faut aujourd'hui tenter de réguler les effets de la technologie. Le devoir des hommes d'Etat consiste désormais à privilégier systématiquement la perspective négative sur la positive lorsqu'ils prennent des décisions liées à la technologie, de manière à éviter les catastrophes. L'action éthique a de nouveaux buts Il faut sauver la nature pour garantir la survie de l'espèce humaine et renoncer à l'utopie du progrès, même dans une perspective d'amélioration des conditions de l'humanité. C'est la peur qui motive l'action au sein de l'éthique « d'avenir », nous obligeant à protéger et à respecter les données du présent, pour que celles-ci subsistent dans le futur.
L'espèce humaine se trouve à un carrefour. Dotée d'une puissance en constante extension, il lui faut désormais opérer les choix ou assumer les hésitations qui lui éviteront le sort de l'apprenti sorcier. La futurologie apparaît alors non comme un charlatanisme de plus, mais comme l'indispensable évaluation des effets à longue portée, pour les générations à venir, des révolutions technologiques déferlantes d'où peuvent surgir le meilleur et le pire. Dresser les critères de cette évaluation, telle est la tâche du philosophe. Et s'il fait appel à l'éthique, ce ne sera jamais pour brimer ou pour briser la vie, mais au contraire pour l'aider à parer les plus graves dangers, afin de lui offrir un nouveau champ de développement. Hans Jonas est l'une des grandes figures qui ont traversé le XXe siècle.Son oeuvre condense un savoir et une sagesse à la mesure des défis d'aujourd'hui.
Pouvons-nous faire confiance à notre subjectivité lorsqu'elle prétend guider notre comportement ? La nécessité phénoménale laisse-t-elle suffisamment de jeu pour que s'insinue en elle une causalité d'un autre ordre ? Comment penser la compatibilité entre la puissance psychophysique dont témoigne notre subjectivité ? L'enjeu de ces questions est certes anthropologique, puisqu'il s'agit de rejeter l'hypothèse d'une subjectivité trompeuse, mais il est aussi et surtout éthique. En effet, pour agir librement et de façon responsable il faut supposer qu'une interaction psychophysique soit possible. Réaffirmant cette vérité mise en doute par des spéculations soupçonneuses et des métaphysiques scientistes (comme l'épiphénoménisme et le matérialisme éliminativiste), Hans Jonas entend préserver un espace pour la dignité humaine. Initialement conçu par son auteur comme un préalable anthropologique à l'argumentation du Principe responsabilité, ce texte a finalement été présenté séparément afin de ne pas alourdir l'élaboration de l'éthique fondamentale. Il n'en constitue pas moins un avant-poste nécessaire.