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L'HISTORISME EN QUESTION.
JOLLIVET SERVANNE
CHAMPION
90,00 €
Épuisé
EAN :9782745324528
Portée par une histoire mouvementée, la notion d'historisme ("Historismus"), usuellement nommé "historicisme" , n'a cessé d'être au coeur des controverses. Concept polémique, mot d'ordre ou invective, l'historisme constitue assurément une voie d'entrée privilégiée pour étudier les bouleversements entraînés par la réflexivité nouvelle qui affecte en profondeur la philosophie et, plus généralement, les sciences humaines depuis deux siècles. Démystifiant par l'historicisation qu'il entraîne, générant maintes résistances, débats et querelles, il constitue un phénomène incontournable de la modernité, jusqu'à la fameuse "crise de l'historisme" à l'orée du XXe siècle. En retraçant l'histoire de ce concept, de son émergence à ses différents transferts - en jurisprudence (école historique du droit), histoire (Ranke, Droysen, Burckhardt, Meinecke), théologie (Tillich, Gogarten, Bultmann, Troeltsch), économie (Schmoller, Weber), sociologie (Mannheim) - cet ouvrage nous introduit, pas à pas, au coeur de cette généalogie, en faisant la part belle à sa réception philosophique, de Nietzsche, Dilthey à Husserl, en passant par le néo-kantisme (Windelband, Simmel, Rickert). L'enjeu est ici, en démêlant les fils de cette histoire, d'éclairer un pan encore trop peu connu de l'histoire intellectuelle allemande, indissolublement lié au déploiement de la pensée historique.
Un quart de siècle après les grandes lois d'orientation de 1960 et 1962, l'agriculture est condamnée ou invitée à relever de nouveaux défis, multiples et complexes. Confrontée aux grands bouleversements des marchés internationaux, aux réorientations des politiques agricoles européennes et françaises, elle subit les contrecoups de la crise économique générale. En outre, elle doit assumer les évolutions techniques et sociales qui, en aval, touchent le secteur agro-alimentaire et la consommation. Tout cela dans un espace rural en transformation et en pleine recomposition. A ces défis multiples, l'infinie diversité des exploitations agricoles devrait pouvoir répondre. Mais il conviendra sans doute d'apprendre ou de réapprendre à utiliser toutes les opportunités, toutes les ressources, toutes les souplesses, pour concevoir, orienter, réorienter les systèmes de production. Ce livre convie à mieux saisir ce qui fait la diversité des situations du secteur agricole, pour mieux percevoir quels sont les facteurs et les processus susceptibles d'être maîtrisés en vue d'atteindre la diversification souhaitée. A partir de résultats de recherches interdisciplinaires, il nous restitue la complexité de l'agriculture. Il ouvre des pistes originales à la réflexion, utiles aussi bien aux ingénieurs, praticiens et hommes de terrain, qu'aux enseignants et aux chercheurs ; et ceci dans un moment où il faut précisément réapprendre à observer pour agir.
L'Exil est la patrie de la pensée regroupe un ensemble de textes inédits ou introuvables de Kostas Axelos. Prolongeant ses derniers livres (Réponses énigmatiques, Minuit, 2005 ; En quête de l'impensé, Encre marine, 2012, posthume), il questionne la philosophie du XXe siècle et relit sous le signe de l'exil la vie et l'oeuvre du philosophe, éclairant d'un jour nouveau une pensée singulière. On trouvera également dans ce recueil des contributions philosophiques majeures sur Axelos (P. Fougeyrollas, F. Dastur, S. Jollivet, L. Couloubaritsis), ainsi que de nombreux témoignages, dessins et photographies.
Pionnier et acteur majeur des grands débats historiographiques en Allemagne depuis les années 1960, membre fondateur de "l'école de Bielefeld", Reinhart Koselleck est sans conteste l'un des historiens les plus importants de sa génération. De ses recherches sur la Sattelzeit, période charnière qui voit basculer la modernité au tournant de la fin du XVIIIe siècle, au projet colossal du dictionnaire des Concepts historiques fondamentaux, qu'il lance avec Werner Conze et Otto Brunner à la fin des années 1960, jusqu'aux recherches plus récentes sur l'iconologie politique et les monuments aux morts, ses travaux ont marqué et renouvelé en profondeur le champ historiographique. Si certains aspects de son oeuvre sont plus connus, notamment son pendant théorique sous l'effet de sa réception par certains historiens et philosophes, tels François Hartog ou encore Paul Ricoeur, cette réception en France n'en reste pas moins encore relativement tronquée. Les articles rassemblées dans ce volume se donnent pour tâche d'éclairer certains pans moins connus de son oeuvre, notamment à la lumière des débats historiographiques et philosophiques de son époque et des dialogues engagés avec certains contemporains, tels Gadamer, Löwith, Ricoeur ou encore Blumenberg. Sans viser à l'exhaustivité, l'idée est ici de contribuer à élargir le spectre de sa réception et à mieux faire connaître cette oeuvre, pour le moins complexe et polymorphe, au public français.