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Ravages N° 5, Eté 2011 : Sale race
Joignot Frédéric - Marbeck Georges - Sorente Isabe
HUGO IMAGE
15,05 €
Épuisé
EAN :9782755607079
De la phobie des transfusions sanguines dans les années 30 aux expulsions de Tsiganes de l'ancien gouvernement Fillon, en passant par toutes les variantes hexagonales, européennes et internationales, la haine raciale est le sentiment le plus partagé du monde. Pour ce 5e numéro, RAVAGES s'est offert de grands noms: Tony Gatlif, qui n'est pas encore expulsé et qui filme le monde gitan depuis plus de 20 ans. Malek Chebel, philosophe et anthropologue algérien, créateur de l'expression "L'islam des Lumières" Jurgen Habermas, philosophe et sociolgue, proche de l'Ecole de Francfort. Alain Mabanckou, romancier du Seuil, Prix Renaudot 2006 Viviane Redding, femme politique luxembourgeoise, ex-commissaire européenne, qui a comparé la politique française envers les Roms à celle des Nazis. André Langaney, généticien français, dénonciateur du concept de race et chroniqueur à Charlie Hebdo.
Résumé : " Gang Bang ", " Bukkake ", " Throat Gagger " : une nouvelle pornographie violente, une pornographie de la " Démolition ", se développe sur Internet où des " hardeurs ", souvent masqués, s'y prennent à plusieurs pour éreinter, parfois violer des jeunes femmes anonymes appelées " Candy " ou " Sweety ". Des milliers d'actrices se voient ainsi châtiées, maltraitées, humiliées dans ce qu'il faut bien appeler un bagne sexuel. Cette nouvelle pornographie dite aussi " gonzo " - une expression américaine désignant une forme de reportage où le journaliste participe à l'événement - gagne non seulement la Toile, mais influence toute l'industrie du cinéma X. Dans cette enquête inquiétante, Frédéric Joignot, pourtant amateur de pornographie et hostile à toute prohibition, lève l'omerta qui règne sur ce cinéma sans limites et donne la parole aux actrices et aux " travailleurs du sexe ". II nous met en garde : un viol filmé n'est plus considéré comme un viol mais comme un reality-show ; la réalité de la souffrance et des corps a été absorbée par le virtuel.
La revue Ravages fait peau neuve I - Dossier Canicule : depuis plusieurs années, chaque été, la canicule menace Avec des écrivains, des témoins, des chercheurs Ravages fait le tour du monde des canicules, de la désertification et des incendies qui se multiplient depuis 15 ans avec le réchauffement climatique. Comment elles affectent les corps, le travail, l'humeur, la compréhension, les émeutes, les colères... Comment elles multiplient les guerres... Comment les espèces parasites en profitent... Comment il fera demain à Paris la tempéture de Tanger... Comment elle accélère la prise de conscience du réchauffement fatal, détrône les politiques, influence les artistes... II - Un cahier spécial : ravages dans les têtes Les Engrenages : comment la sécheresse multiplie les violences, les migrations, le terrorisme et les guerres. Comment à force de dégrader les écosystèmes, nous avons libéré des virus létaux... - Les Eculés : les intellectuels boomers dans le déni cynique et la défense désespérée du statu quo - Les Chacals : les profiteurs de changement climatique, qui veulent contrôler les ressources, et leurs lobbies - Le " capitalocène " vs l'anthropocéne. III Joie Ravageuse Les Durs à Cuire : Extinction Rebellion, désobéissance civile, Sea Shepherd... - Les écosexuels : ils font l'amour dans et avec la nature - S'adapter au réchauffement : tous en hamac, des palmiers partout, la Riviera anglaise... - L'aérocène : l'avenir, voyager en ballon. Contributeurs : Ravages comporte déjà 10 numéros, parus entre 2008 et 2013. Le magazine revient en 2020 sous une nouvelle formule toujours orchestrée par Frédéric Joignot. Une vingtaine d'auteurs et de plasticiens venant de pays et d'horizons différents interviennent dans chaque numéro. Contribuent dans ce numéro : Margaret Atwood, Jared Diamond, Jean-Marie Durand, Naomi Klein, Joëlle Zask, Pablo Servigne, Georges Marbeck, Isabelle Sorente, Annie Sprinkle...
Joignot Frédéric - Marbeck Georges - Sorente Isabe
Qu'ils soient sournois ou brutaux, planétaires ou dans les cerveaux, elle les traque par tous les moyens, artistiques, théoriques, littéraires, pamphlétaires, photographiques, avec une joie ravageuse. RAVAGES est une revue internationale, éclectique, multiculturelle, contradictoire, car les ravages menacent la Terre entière, mais aussi parce que les femmes et les hommes les pensent et les affrontent de cent manières tout autour du monde. Seule la diversité des intelligences, des mauvais esprits et des coeurs battant en viendra à bout. RAVAGES n'est pas une revue bien-pensante, de droite ou de gauche, écologique ou libérale, elle s'intéresse à tous ceux qui réfléchissent au coeur de la tempête, aux idées qui nous dérangent mais nous poussent dans les reins, aux artistes qui remuent le couteau dans la plaie, aux écrivains chez qui le style fait danser l'époque. RAVAGES ne raconte pas son temps, elle s'y insère, elle crée son propre style, elle est une oeuvre en soi par les auteurs qu'elle met en avant, les thèmes qu'elle propose et la manière de les mettre en scène.
La revue Mauvais Esprit RAVAGES est une revue d'époque, elle baigne dans les ravages. Qu'ils soient sournois ou brutaux, planétaires ou dans les cerveaux, elle les traque par tous les moyens, artistiques, théoriques, littéraires, pamphlétaires, photographiques, avec une joie ravageuse. RAVAGES est une revue internationale, éclectique, théorique et littéraire, artistique, contradictoire, jubilatoire. Une vingtaine d'auteurs et de plasticiens différents interviennent dans chaque numéro. Ils viennent de pays et d'horizons différents. Car seule la diversité des intelligences, des mauvais esprits et des coeurs battants viendra à bout des ravages. RAVAGES n'est pas une revue bien-pensante, de droite ou de gauche, écologique ou libérale. Elle s'intéresse à tous ceux qui réfléchissent au coeur de la tempête, aux idées qui nous dérangent mais nous poussent dans les reins, aux artistes qui remuent le couteau dans la plaie, aux écrivains chez qui le style fait danser l'époque. Cette revue ne raconte pas son temps, elle s'y insère, elle crée son propre style, elle est une oeuvre en soi par ses auteurs, les thèmes qu'elle propose et la manière de les mettre en scène.
En quelques décennies, tout a changé. La France, à l'heure des gilets jaunes, n'a plus rien à voir avec cette nation soudée par l'attachement de tous aux valeurs d'une république une et indivisible. Et lorsque l'analyste s'essaie à rendre compte de la dynamique de cette métamorphose, c'est un archipel d'îles s'ignorant les unes les autres qui se dessine sous les yeux fascinés du lecteur.C'est que le socle de la France d'autrefois, sa matrice catho-républicaine, s'est complètement disloqué. Jérôme Fourquet envisage d'abord les conséquences culturelles et morales de cette érosion, et il remarque notamment combien notre relation au corps a changé (le développement de certaines pratiques comme le tatouage et l'incinération en témoigne) ainsi que notre rapport à l'animalité (le veganisme et la vogue des théories antispécistes en donnent la mesure). Mais, plus spectaculaire encore, l'effacement progressif de l'ancienne France sous la pression de la France nouvelle induit un effet d'" archipelisation " de la société tout entière : sécession des élites, autonomisation des catégories populaires, formation d'un réduit catholique, instauration d'une société multiculturelle de fait, dislocation des références culturelles communes.À la lumière de ce bouleversement anthropologique, on comprend mieux la crise que traverse notre système politique : dans ce contexte de fragmentation, l'agrégation des intérêts particuliers au sein de coalition larges est tout simplement devenue impossible. En témoignent, bien sûr, l'élection présidentielle de 2017 et les suites que l'on sait...Cette exploration inédite de la France nouvelle est fondée sur la combinaison originale de différents outils (sondages, analyse des prénoms, géographie électorale, enquête-monographie de terrain), méthode permettant de demeurer au plus près de l'expérience de celles et de ceux qui composent la société française d'aujourd'hui.Avec de nombreuses cartes, tableaux et graphiques originaux réalisés par Sylvain Manternach, géographe et cartographe.Jérôme Fourquet est analyste politique, expert en géographie électorale, directeur du département Opinion à l'IFOP.
Hugo Micheron nous livre les résultats de son enquête passionnante en immersion pendant cinq dans les milieux djihadistes francophones. Après pas moins de 80 entretiens avec des acteurs du djihâd, Micheron dresse la genèse du mouvement et son évolution dans trois lieux clés : les quartiers, haut lieu du prosélytisme, la Syrie, terre du djihâd et rêve du califat terrestre, et les prisons, considérées non pas comme un arrêt du combat mais un lieu structurant du mouvement. Pour Micheron, le phénomène de radicalisation ne peut être totalement induit par des raisons socio-économiques. Selon lui, l’activité de l’acteur prosélyte, souvent lié au milieu fondamentaliste et s’inscrivant dans un rejet total du mode de vie républicain et occidental, est fondamental dans le recrutement des futurs djihadistes. Enquête passionnante qui passe également par la Belgique !
Résumé : Ce volume, conçu comme une suite à Lune de miel, est le dernier livre sur lequel Cavanna a travaillé avant de mourir. Sans doute y aurait-il apporté quelques ajouts ou modifications de détail, mais on peut le considérer comme une oeuvre aboutie. Composé, comme l'était Lune de miel, de chapitres assez brefs, le livre regroupe souvenirs et anecdotes qui évoquent à la fois la fin de vie de l'auteur et son passé (Charlie Hebdo, le S. T. O...). On y retrouve avec bonheur la gouaille réjouissante de Cavanna, sa grande gueule, ses coups de colère, ses élans d'affection, sa passion de la langue et de la littérature : un écrivain, un vrai. Le titre reprend les derniers mots du texte, pleins de rage et d'amour de la vie au moment de lâcher la rampe.