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RAS infirmière-chef. Une comédie gériatrique
Johnson Bryan Stanley ; Marel Françoise
QUIDAM
20,00 €
Épuisé
EAN :9782915018028
Cinquième roman de B.S. Johnson (1933-1973) et considéré, dés sa sortie, comme l'un de ses chefs-d'oeuvre, RAS. Infirmière-Chef est dans sa forme et par son sujet hors norme. A travers le cerveau de huit vieillards, chapeautés par une infirmière-chef despotique et sensée incarner la normalité, le texte met en scène l'indignité de la vieillesse et l'irrésistible décomposition des corps et parfois des esprits. Avec humour, précision, compassion et violence, il plonge le lecteur, grâce à l'inventivité de son auteur, dans un univers à la fois poignant, désopilant et sombre comme l'humour anglais le plus noir. Chaque séquence narratrice - la plupart du temps un monologue intérieur - suit la même chronologie, non seulement page par page, mais aussi ligne par ligne. Le résultat est un livre à l'effet multidimensionnel brillant, qui s'inscrit dans la lignée du Tristram Shandy de Laurence Sterne, et dans l'héritage de James Joyce et Samuel Beckett.
Ici, on a tous du sang indien et quand ce n'est pas dans les veines, c'est sur les mains." Le 11 juin 1981, trois cents policiers de la sûreté du Québec débarquent sur la réserve de Restigouche pour s'emparer des filets des Indiens mig'maq. Emeutes, répression et crise d'ampleur : le pays découvre son angle mort. Une adolescente en révolte disparaît, un agent de la faune démissionne, un vieil Indien sort du bois et une jeune enseignante française découvre l'immensité d'un territoire et toutes ses contradictions. Comme le saumon devenu tagawan remonte la rivière vers son origine, il faut aller à la source... Histoire de luttes et de pêche, d'amour tout autant que de meurtres et de rêves brisés, Taqawan se nourrit de légendes comme de réalités, du passé et du présent, celui notamment d'un peuple millénaire bafoué dans ses droits.
Loin d'ici, voilà mon but !" écrivait Kafka. Otto, le médecin qui a les pieds sur terre, planifie un voyage sur les traces d'un bonheur évanoui. Il rêve de nature et de grands espaces. Sophie, mère divorcée, imagine parfois trouver la liberté dans la toundra. Therese, déjà un peu hors d'elle, s'éparpille et se répand pour combler le vide qui se creuse dans son esprit. Toutes deux sont amoureuses de Robert, alias Mischa Perm, auteur d'En route vers Okhotsk. Robert semble tout droit sorti des romans d'Enrique Vila-Matas : il ne veut plus, ne peut plus écrire, sa Sibérie est intérieure. Récit de voyageurs sans voyage, En route vers Okhotsk invite à renouer avec le monde et donne une belle légèreté à ce thème universel de la littérature qu'est la disparition de soi.
C'est le dernier soir à L'Helvezia, le bistrot du village racheté par des investisseurs. Tous les habitués sont là : la Tante, hôtesse de tout son monde, la Silvia, l'Otto, le Luis, l'Alexi, et les autres aussi, encore vivants ou déjà morts. L'alcool coule à flots et ça fume à tout-va. On est en janvier et il ne neige pas. Il pleut comme vache qui pisse. C'est quoi cette bizarrerie climatique ? Le déluge ? On cause de ça, de tout, sans discontinuer. Ressurgissent alors les histoires enfouies de ce village qui pourrait bien être le centre du monde. La fin est proche, mais tant qu'il y a quelqu'un pour raconter, on reprend un verre. Ce Prix suisse de littérature 2012 s'avale cul sec !
Jean-Pierre contemple le petit empire qu'il s'est construit à force de manigances. Laurence regarde son ventre tomber toujours plus bas. Virginie rêve de la petite graine qui viendrait "meubler" son intérieur. Toi, Thierry, tu éructes et trépignes dans le vide jusqu'à te perdre. La médiocrité est partout, le marché de dupes a de beaux jours devant lui et, sous les masques de façade, le délitement est à l'oeuvre. La Disparition de la chasse est à l'image de ses personnages avides, bouffons ou pathétiques : comique et grotesque, désespérément.