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3,1416 ou la punition
Joffroy Pierre
GRASSET
14,45 €
Épuisé
EAN :9782246808213
La pièce de Pierre Joffroy, 3, 1416 ou la Punition, est directement inspirée d'un " fait divers " publié dans un journal. Le comptable d'une entreprise intentait un procès à la direction qui, à la suite de son action syndicale en mai 68, l'avait privé de sa machine à calculer et le contraignait à des opérations sans fin par calcul mental. Pierre Joffroy est allé sur les lieux. Il a longuement interrogé les intéressés. Il tenait un sujet exemplaire : le drame d'un anti-héros d'aujourd'hui, situé dans un domaine mal connu de la société capitaliste. Pièce exemplaire en ce qu'elle illustre, à travers bien des péripéties qui sont inscrites dans l'histoire toute fraîche du combat, une prise de conscience politique. Le chef comptable Recouvrance parvient à ouvrir dans la muraille de l'oppression une brèche par où les mains se tendent et se joignent.
Résumé : Ceux qui depuis plus de cinquante ans racontent l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale ne parlent pas de Kurt Gerstein. Ce n'est pas oubli, ce n'est pas ignorance. C'est le même flottement ou le même frisson qui parcourt les gens devant la tombe envahie de ronces d'un inconnu. Ingénieur allemand de premier ordre, protestant convaincu, déjà fiché, lynché et emprisonné par les nazis, ce jeune homme des années 40 ne voulait connaître qu'un seul maître : Dieu. Il pensait avoir reçu de lui en 1941 la mission de descendre dans l'enfer, c'est-à-dire de s'infiltrer jusqu'au centre de l'organisation S.S., de savoir ce qu'on faisait réellement des juifs, s'il était vrai par exemple qu'on les liquidait au gaz - et d'en rendre compte au plus haut des Cieux. Le voyage était sans retour. Kurt Gerstein le savait. Il allait l'accomplir pleinement, héroïquement, dans des circonstances qui laissent loin derrière elles les plus fantastiques visions des poètes et des peintres. Grâce à la chute du mur de Berlin et à la réunification de l'Allemagne, des archives inconnues de la S.S. sont apparues. Des informations inédites et nombreuses ont vu le jour. L'auteur a reconstitué, année après année, la vie et la mort de l'Espion de Dieu - à partir d'une autre sorte d'espionnage au service de la seule vérité terrestre. Parents directs, clan familial, amis, relations, membres de la S.S. et de la Gestapo, il a vu, lu, écouté tous ceux qui ont croisé le chemin de Gerstein. Le résultat en est ce livre qui n'a pour objectif que de graver enfin son épitaphe sur une tombe introuvable.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.