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Islam et protestantisme. Convergences et divergences comme points de rencontre
Joblin Alain ; Rota Olivier
INDES SAVANTES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782846545082
L'islam se trouve depuis quelque temps maintenant au coeur d'une cruelle actualité en France. De nombreux observateurs, à commencer par les hommes politiques eux-mêmes, essayent de préciser la place de cette religion dans le paysage religieux français. Ils s'interrogent notamment sur une "représentabilité" du monde musulman français en regrettant l'absence d'un clergé capable de parler au nom de cet islam et en dénonçant de l'argent et des imams venus de l'étranger. Or, cette interrogation se formule essentiellement par rapport au modèle connu du catholicisme. Pour la majorité des Français, le catholicisme représente, en effet, la seule réalité du christianisme qui leur vienne à l'esprit : celle d'une communauté hiérarchisée dans laquelle l'autorité est organisée selon un modèle pyramidal et qui est animée par un clergé vivant un sacerdoce. La structure pyramidale du catholicisme est, cependant, une exception plutôt qu'une règle en matière d'organisation religieuse. L'islam ne correspond aucunement à ce modèle. Une comparaison entre islam et protestantisme ne serait-elle pas plus pertinente ? En effet, musulmans et protestants ont en commun de vivre leur foi en dehors de toute Eglise organisée et hiérarchisée. Cette souplesse de leurs structures d'autorité les rapproche et invite à les comparer. De même que leur insistance sur l'Unicité de Dieu et sur la Primauté de sa Parole.
Il ne viendrait à l'idée de personne de refuser à l'Angleterre une place essentielle dans l'histoire du protestantisme. En effet, histoire du protestantisme et histoire d'Angleterre furent de tout temps étroitement liées. Pour les réfugiés flamands du XVI' siècle fuyant la répression espagnole, pour les huguenots français au lendemain de la Révocation de l'Edit de Nantes (1685), l'Angleterre fut un refuge salutaire. C'est d'Angleterre, également, que partirent bon nombre de missionnaires protestants, au XIXe siècle, vers de lointaines contrées. C'est en Angleterre, enfin, que s'élabora un protestantisme renouvelé (comme le méthodisme, par exemple) qui correspondait mieux aux nouvelles conditions de vie de l'époque contemporaine. Angleterre et protestantisme sont donc étroitement liés. Et pourtant, le protestantisme anglais occupe une place particulière dans la mouvance réformée. Pour beaucoup, l'idée communément admise fut, et est encore, que " l'anglicanisme " était une sorte de compromis entre catholicisme et protestantisme. Le mot de Voltaire, selon lequel les Anglais allaient au Ciel en empruntant chacun leur voie, laisse entrevoir. par ailleurs, une réalité pour le moins complexe. C'est donc pour tenter de comprendre cette réalité et saisir l'originalité profonde de la Réforme protestante anglaise que l'Université d'Artois organisa deux journées d'études, en février 2000 et février 2001. Cette originalité, les organisateurs de ces journées souhaitèrent qu'elle soit recherchée dans les domaines les plus variés de la politique, de la sociologie et de la culture sans oublier, bien sûr, le champ du religieux. Le choix d'inscrire cette recherche dans une progression chronologique fut suggéré par la difficulté à situer dans le temps l'apparition du terme (et donc du concept ?) " anglicanisme " (XVIIIe-XIXe siècle...), difficulté révélant, peut-être, une " identité " en permanente redéfinition...
La politique antiprotestante de Louis XIV prit plusieurs formes et eut plusieurs conséquences: violences militaires pour arracher des abjurations, emprisonnement des irréductibles, exode de milliers de huguenots et saisie de leurs biens abandonnés en France. Tout était lié. L'histoire des pressions et des violences à l'encontre des enfants et des jeunes gens protestants est beaucoup moins bien connue. Les enfants furent pourtant utilisés sans vergogne pour briser la résistance passive de ceux qui, malgré tout, restaient fidèles à la foi réformée. On enleva ainsi plusieurs milliers d'enfants protestants de leur famille pour les "rééduquer" dans des maisons dites "des Nouveaux Catholiques". On dressa alors les frères contre les s?urs et les fils et les filles contre les pères et les mères, de telle sorte qu'on put parler d'une véritable "perversion des familles".
Le protestantisme a renouvelé, en son temps, le rapport à la famille. Cellule sociale de base (parmi d'autres) de la société d'Ancien Régime, la famille devint le cadre privilégié où s'exerça dès la fin du Moyen Age l'apprentissage de la pratique religieuse et, par là-même, l'apprentissage de la vie dans une société qui devait être régie par la " Parole de Dieu ". Une journée d'études organisée par l'Université d'Artois (Arras) le vendredi 18 octobre 2002 se proposa de dégager une spécificité de la famille protestante du XVIe siècle à nos jours en explorant plusieurs thèmes de réflexion (la prière familiale, l'éducation religieuse des enfants, les relations parents/enfants, les rapports à la société et à la morale,...).
Qui ne connaît pas la Reine Margot ? Héroïne d'un roman célèbre d'Alexandre Dumas, épouse d'Henri IV et personnage principal d'un film sorti en 1994, Marguerite de Valois (1553-1615) est sans doute une figure de l'Histoire de France tout à la fois bien connue et fort mal traitée par une légende noire tenace. La reine de Navarre et de France traîne avec elle la réputation d'une princesse débauchée et scandaleuse. Cette image masque la réalité d'une personnalité féminine qui chercha à jouer un rôle politique déterminant dans un monde dominé par les hommes. Elle traversa le drame de la Saint-Barthélemy, affronta la froideur de sa mère Catherine de Médicis, connut l'indifférence d'un époux la délaissant et la haine de son frère Henri III, roi de France. Elle sut pourtant imposer sa personne grâce à la culture et en organisant une vie de cour brillante. La reine Marguerite porta haut le combat des femmes et perpétua jusqu'au début du XVIIe siècle l'esprit de l'Humanisme et de la Renaissance.
Plus de deux siècles après, l'idée folle de reconstruire à l'identique l'illustre frégate l'Hermione se réalise. L'Angoumois et le Périgord renouent ainsi avec l'époque glorieuse où les canons de la Marine, faits du fer, du bois et des eaux du haut bassin versant de la Charente, rejoignaient au fil du fleuve l'arsenal de Rochefort. Histoire passionnante que celle-ci, elle fait renaître des pans entiers d'une tradition locale trop oubliée qui a pourtant marqué ces provinces de son empreinte et structure aujourd'hui encore nombre de leurs paysages. C'est aussi l'histoire de ces canons qui, des côtes américaines à celles des Indes, vont faire trembler la flotte anglaise. Une véritable épopée où se croisent les destins du marquis de La Fayette, de George Washington et de ces glorieux marins que sont Latouche-Tréville à Rochefort ou Suffren à Toulon. Ce livre, parfaitement documenté et illustré, est le résultat de plusieurs années de recherches et de reconstitutions historiques menées par un groupe issu de la " Route des tonneaux et des canons ", en liaison avec l'association " Hermione-La Fayette ". C'est avec fougue qu'il raconte une prodigieuse aventure humaine où son lecteur devient le compagnon de ces hommes de haute race ou d'humble condition qui tous participent à une vaste entreprise : redonner son rang à la marine française et par là-même, grâce à ses " canons de la Liberté ", participer à la première victoire des Droits de l'Homme.
Jean Geoffroy est né à Marennes en 1853. Très tôt, avec ses parents, il part pour Paris où il reçoit une solide éducation artistique. A partir de 1875, il travaille pour l'éditeur Jules Hetzel, participe à l'illustration de nombreux ouvrages destinés à la jeunesse et réalise plusieurs affiches publicitaires. Sous le nom de Géo, il participe régulièrement aux Salons qui accueillent avec succès ses peintures et ses aquarelles. Représentant du courant naturaliste, il met ses sujets principaux, l'enfance et la famille, au service de la jeune troisième République et de ses idéaux, se faisant un héraut des réformes scolaires lancées par Jules Ferry ou Ferdinand Buisson. Dès lors, son art se met dans les pas de l'Histoire, celle qui prônait les vertus nationales à travers l'exaltation de l'école républicaine et la mise en place d'un système de santé pour tous. En peignant, sans pathos, le quotidien, voire l'intimité, des humbles, Geoffroy devient un passeur d'idées sociales aussi important pour les historiens que pour les historiens d'art. En son temps, la réception de son oeuvre fut enthousiaste et il bénéficia de nombreux achats et commandes de l'Etat et de collectionneurs. La ville de Saintes reconnut très tôt cet enfant du pays, puisque dès 1893, elle lui acheta son Compliment, un des chefs-d'oeuvre du musée de l'Echevinage.
L'auteur raconte l'histoire culturelle du travail selon les variations du regard que l'homme porte sur sa propre nature du milieu du XVIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Il indique les voies par lesquelles cette vision de l'homme et de son labeur sont devenus des normes juridiques. Le foisonnement des doctrines pour définir le travail mais encore pour instaurer un ordre social qui face sa place à celui-ci est tel qu'il est difficile de trouver des césures chronologiques claires, étant posé une fois pour toute que la Grande Révolution ne fut pas un bloc. En deux siècles, le travail change de base aussi sûrement que l'homme change ses propres assises.
Biographie de l'auteur Cet inédit est présenté et annoté par deux historiens genevois, Dieter et Heidi Gembicki ; ils en tirent une analyse qui éclaire de façon lumineuse le voyage du frère Fries, tout en le resituant dans l histoire intellectuelle et religieuse de l Europe. Originaire de Hambourg, Dieter Gembicki a suivi des études d histoire à Francfort, parachevées à Genève avec une thèse dans le domaine de l historiographie française. Spécialiste du XVIIIe siècle, il aborde des sujets tels que Voltaire historien, la terminologie des Lumières et lors d'une année sabbatique passée en Pennsylvanie, il rédige une étude sur les frères moraves. Depuis il publie des recherches sur ce mouvement piétiste qui révèle un aspect extrêmement vivant du siècle des Lumières. Heidi Gembicki-Achtnich, historienne elle aussi, est issue d une famille de tradition morave, et a été déléguée au synode européen de l Unité des frères. Les deux chercheurs ont pu profiter de leurs compétences linguistiques et paléographiques et de leurs réseaux pour mener à bien l édition d une source qui, à plusieurs égards, posait des défis.