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Adorno et la modernité. Vers une esthétique négative
Jimenez Marc
KLINCKSIECK
38,00 €
Épuisé
EAN :9782252025178
Elabore ds le dbut des annes 20, riche de l'exprience de l'art moderne et des avant-gardes, la Thorie esthtique de T. W. Adorno reprsente un moment dcisif dans l'histoire rcente des thories sur l'art : celui de la dissolution des systmes esthtiques et des discours traditionnels. Le texte lui-mme est fragment en aphorismes ; ces ruptures traduisent aussi bien l'clatement de l'art moderne en ses tendances multiples que le malaise d'une culture contrainte, bon gr mal gr, de cautionner le systme qui la produit et qui la gre. Si certaines catgories de l'esthtique adornienne semblent avoir perdu de leur pertinence, si l'art et la culture de la fin du XXe sicle refusant l'austrit moderniste intgrent dsormais des lments hdonistes, tels l'humour, le ludique ou la sduction, il n'empche que la Thorie esthtique dpasse l'exprience historique qu'elle circonscrit et que le concept de modernit auquel elle se rfre est loin d'tre prim au regard de l'clectisme culturel actuel. L'esthtique qualifie ici de ngative entend conserver l'art et aux oeuvres d'art leur potentiel de ngation vis--vis de la ralit. Refusant l'ide d'une sphre artistique qui servirait de refuge aux existences la fois massifies et atomises de la socit post-industrielle, cette esthtique demeure une esthtique du risque et de l'exprimentation, hostile aux tendances rgressives de l'historicisme post-moderne, et persuade que le dtournement esthtique des plus rcentes technologies constitue encore une rponse approprie l'industrie de la culture et l'emprise croissante d'une rationalit instrumentale.
Résumé : L'esthétique est une fois encore à l'ordre du jour philosophique. Notre époque, pressée d'en découdre avec la fin proclamée de l'Art, tient pour évident l'objet de cette discipline. Or l'esthétique est relativement récente : la réflexion sur l'art est une histoire parallèle à celle de la rationalité. Marc Jimenez en retrace ici le développement. C'est au siècle des Lumières que l'esthétique s'autonomise, qu'elle conquiert ses lettres de noblesse, quand devient primordiale la question du Beau comme accès au sens, à la vérité. Alors s'ouvrent des voies diverses : la science du beau (Kunstwissenschaft) n'est pas la faculté de juger kantienne ni la philosophie de l'Art, entre tradition et modernité, imaginée par Hegel. D'où les grands changements de perspective opérés au XXe siècle : le tournant esthétique de la philosophie, inauguré par Nietzsche ; le tournant politique de l'esthétique (Lukàcs, Heidegger, Benjamin, Adorno notamment) ; le tournant culturel de l'esthétique (Goodman, Danto, etc.). Rarement un ouvrage aura dressé un panorama aussi exact qu'utile de l'esthétique d'hier à aujourd'hui, alors que l'art demeure, pour la philosophie, une question essentielle.
La lecture des derniers poèmes que Nietzsche compose entre 1879 et 1888, se révèle indispensable si l'on veut suivre les cheminements d'une pensée qui ne procède pas selon les voies traditionnelles de l'argumentation philosophique et de l'abstraction conceptuelle. Elle permet aussi de comprendre les prétendues contradictions de la pensée nietzschéenne, non plus comme des incohérences mais comme les signes ambigus d'une entreprise dont l'auteur a pressenti maintes fois la difficulté, sinon l'échec, lui qui n'ignorait pas que "le service de la vérité est le plus dur service".
Ce volume, le premier de ceux qui seront consacrés à la Poïétique, est le fruit de recherches poursuivies depuis plusieurs années sur ce thème par le Groupe de Recherches esthétiques du C. N. R. S. Elargissant un concept que Valéry limitait aux arts littéraires, ces études se proposent d'analyser les démarches qui président à l'instauration de l'oeuvre d'art - le rapport dynamique qui unit l'artiste à son oeuvre tandis qu'il est aux prises avec elle - de retracer les étapes du trajet entre fenèse et structure ; enfin de tenter de retrouver, par une méthodologie comparative, les rapports qui peuvent exister, d'un art à l'autre, entre de tels trajets.
Résumé : Prises dans un flux incessant, les images pléthoriques d'un art devenu excessif sollicitent nos sens et modèlent notre imaginaire. Ira-t-on jusqu'à parler de " dictature des images " ? Certes non. La civilisation de l'image n'a pas tué la civilisation du texte. Les images, y compris celles de l'art contemporain, aussi fascinantes, séduisantes ou atroces soient-elles, laissent des traces et ces traces continuent d'en appeler au renfort de l'écrit pour que s'établisse la relation entre l'original et sa copie, la réalité et la fiction, la vérité et son illusion... afin aussi que nous cessions d'être dupes de leur pouvoir et surtout du pouvoir de ceux qui les créent et nous les imposent.
Des débuts de la littérature américaine jusqu'au XXe siècle, les écrivains et les intellectuels américains éprouvèrent le besoin de visiter l'Europe pour évaluer la civilisation dont ils étaient séparés et se situer par rapport à elle. Ils croyaient à l'infériorité intellectuelle de l'Amérique et pensaient que leur éducation ne serait complète que lorsqu'ils auraient pris contact avec une civilisation plus ancienne. La tendance à l'expatriation de l'intelligentsia américaine trouve donc son origine dans les liens traditionnels et culturels qui rattachaient le Nouveau Monde au Vieux Monde.