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Fragments d'un discours esthétique
Jimenez Marc ; Berthet Dominique
KLINCKSIECK
29,00 €
Épuisé
EAN :9782252039458
Les entretiens de Dominique Berthet avec Marc Jimenez qui composent ce volume sont parus initialement dans la revue Recherches en Esthétique entre 1999 et 2014, publiée par le Centre d'Etudes et de Recherches en Esthétique et en Arts plastiques (CEREAP). Placés en ouverture, ils constituaient une première approche permettant de cerner les enjeux et les implications de chaque thème. "à l'occasion de la préparation du cinquième numéro de Recherches en Esthétique, alors que je proposais à Marc Jimenez d'écrire un article sur la thématique de ce numéro qui portait sur " Hybridation, métissage, mélange des arts", il préféra le mode de l'entretien. Ce choix fut assurément le meilleur. De numéro en numéro, de thème en thème, nous avons pu ainsi débattre de considérations qui n'auraient sans doute pas été évoquées dans un simple article. C'est ainsi que j'ai interrogé Marc Jimenez sur ses goûts esthétiques et artistiques, ainsi que sur ses choix philosophiques. Cet ouvrage permet de découvrir cet auteur sous un autre jour" D. B.Critique, hybridation, métissage, audace, errances, ailleurs, utopies, rencontre, lieu, fragment, imprévisible, insolite, trouble, transgres- sion, engagement: autant de "fragments d'un discours esthétique". Dominique Berthet est professeur des universités. Il enseigne l'esthétique et la critique d'art à l'université Antilles-Guyanne. Fondateur du Centre d'études et de recherches en esthétique et arts plastiques (CEREAP), il dirige la revue Recherches en esthétique. Paru récemment: Pour une critique d'art engagée (L'Harmattan, 2014). Marc Jimenez est professeur émérite à l'Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne. Il a dirigé, jusqu'en 2011, le Laboratoire d'Esthétique théorique et appliquée (LETA). Il dirige la Collection d'Esthétique chez Klincksieck. Connu pour ces travaux sur Adorno, l'Ecole de Francfort et la philo- Sophie allemande contemporaine, il a également publié de nombreux ouvrages sur l'art et l'esthétique.
Crise de l'art ou consensus culturel ? Aujourd'hui, l'important n'est plus, semble-t-il, que la critique esthétique ait encore à dire sur Josef Beuys mais que le Centre Pompidou puisse faire croire qu'il dit tout de lui. Le culturel, dans son mécanisme institutionnel et médiatique bien huilé, apparaît comme l'ultime parade que l'ordre social ait su trouver pour conjurer sa peur - ou sa haine - de l'art. Cependant la critique n'a pas à se laisser abuser ni intimider par l'artifice du consensus culturel qui règne actuellement. Il lui revient de continuer à évaluer les oeuvres, pour autant que le jugement sur l'art engage aussi la société et l'époque dans lesquelles cet art se déploie. La réflexion esthétique ne se réduit pas au jugement de goût, elle commence avec lui et se poursuit après lui.
Résumé : L'esthétique est une fois encore à l'ordre du jour philosophique. Notre époque, pressée d'en découdre avec la fin proclamée de l'Art, tient pour évident l'objet de cette discipline. Or l'esthétique est relativement récente : la réflexion sur l'art est une histoire parallèle à celle de la rationalité. Marc Jimenez en retrace ici le développement. C'est au siècle des Lumières que l'esthétique s'autonomise, qu'elle conquiert ses lettres de noblesse, quand devient primordiale la question du Beau comme accès au sens, à la vérité. Alors s'ouvrent des voies diverses : la science du beau (Kunstwissenschaft) n'est pas la faculté de juger kantienne ni la philosophie de l'Art, entre tradition et modernité, imaginée par Hegel. D'où les grands changements de perspective opérés au XXe siècle : le tournant esthétique de la philosophie, inauguré par Nietzsche ; le tournant politique de l'esthétique (Lukàcs, Heidegger, Benjamin, Adorno notamment) ; le tournant culturel de l'esthétique (Goodman, Danto, etc.). Rarement un ouvrage aura dressé un panorama aussi exact qu'utile de l'esthétique d'hier à aujourd'hui, alors que l'art demeure, pour la philosophie, une question essentielle.
Ce volume, le premier de ceux qui seront consacrés à la Poïétique, est le fruit de recherches poursuivies depuis plusieurs années sur ce thème par le Groupe de Recherches esthétiques du C. N. R. S. Elargissant un concept que Valéry limitait aux arts littéraires, ces études se proposent d'analyser les démarches qui président à l'instauration de l'oeuvre d'art - le rapport dynamique qui unit l'artiste à son oeuvre tandis qu'il est aux prises avec elle - de retracer les étapes du trajet entre fenèse et structure ; enfin de tenter de retrouver, par une méthodologie comparative, les rapports qui peuvent exister, d'un art à l'autre, entre de tels trajets.
Il est devenu banal de déclarer que les images virtuelles et le mondes fictifs crées par les nouvelles technologies donnent à repenser le rapport de l'homme au réel, et le rapport de l'homme à lui-même. Il conviendrait aujourd'hui de regarder les oeuvres d'art comme des dispositifs fictionnels, non pas seulement comme de pures et simples fictions, mais comme des virtualités qui aiguisent nos yeux, affûtent nos oreilles, engendrent les fantasmes que nous projetons dans le futur comme autant d'espoirs d'émancipation.
Résumé : Alors que l'histoire des cultures est en cours de réécriture et ne peut plus être réduite à la chronique des avant-gardes occidentales, une notion demeure à l'abri des révisions critiques : primitivisme. Primitif est devenu, dans le dernier tiers du XIXe siècle, une obsession de la pensée occidentale. Quant à primitivisme, son usage est courant en histoire de l'art depuis un siècle. Il est donc plus que temps de mettre à nu ce que l'un et l'autre renferment de sous-entendus et de stéréotypes. A l'origine de cet examen critique, deux constats. D'une part, le colonialisme s'avère la condition nécessaire du développement de l'ethnologie, de l'anthropologie et des musées : sans colonies, pas une de ces immenses collections africaines et océaniennes que les puissances européennes accumulent à Berlin, Bruxelles, Londres ou Paris - tout en dénigrant systématiquement la supposée grossièreté d'objets produits par des peuples que l'on prétend inférieurs. D'autre part, ces "sauvages" ne sont pas les seuls primitifs qui intéressent les sciences humaines du temps : il y a aussi les enfants, les fous, les préhistoriques et les rustiques. Tous ont en commun, pour des raisons diverses, d'incarner l'inverse de l'homme moderne, urbain, savant, industrialisé. Il apparaît dès lors que les primitivismes, loin de n'être qu'affaires de formes et de styles, expriment en peintures, sculptures et gravures des protestations politiques contre le monde des révolutions industrielles et techniques ; et qu'ils vont donc de pair avec des tentatives de réforme de ce quotidien moderne : pour la liberté des corps contre l'ordre moral bourgeois, pour la vie dans la nature loin des métropoles et des usines, pour la singularité de l'individu contre l'uniformité imposée par la société.
Lors de son discours de Ouagadougou, le 28 novembre 2017, Emmanuel Macron a prôné une "restitution" des oeuvres d'art africaines conservées par les musées français. Le terme semble présupposer que les oeuvres sont détenues illégalement. Le rapport confié par la suite à Bénédicte Savoy et à Felwine Sarr (Restituer le patrimoine africain : Vers une nouvelle éthique relationnelle) va résolument dans ce sens : toutes les oeuvres doivent être "rendues" et il fixe pour cela un calendrier devant s'appliquer sans tarder. Si elles étaient suivies, les recommandations de ce rapport pourraient mettre la France, selon Emmanuel Pierrat, dans une situation intenable. Dans un texte documenté et combatif, ce grand connaisseur de l'art africain dresse un panorama complet de la question afin d'écarter les affirmations simplificatrices ou moralisatrices qui risquent d'entraver l'accès à la culture.
Créer le logo d'une entreprise ou le site Internet d'une association ne s'improvise pas... Destiné aux communicants et aux designers (confirmés ou débutants), ce guide pratique et méthodologique offre un panorama complet de la conception et de la réalisation d'une identité visuelle : - L'élaboration d'une stratégie de marque qui saura convaincre, inspirer et captiver le public ; - La mise en oeuvre des outils du design graphique : typographie, couleur, photographie, illustrations et mise en page ; - La publication multisupport : logos, cartes de visite, site web, réseaux sociaux et blogs, newsletters, prospectus... Des schémas didactiques permettent d'assimiler les connaissances essentielles en un clin d'oeil, tandis que de nombreux exemples commentés et études de cas sont autant de sources d'inspiration pour vos futurs projets.
Résumé : Publier son premier album s'apparente à une quête du graal pour de nombreux illustrateurs. Or cela est possible ! Depuis la parution des Aventures de Babar dans les années 1930, le secteur de l'édition jeunesse s'est sans cesse développé aujourd'hui la production est vaste et accueille tant de styles différents que chacun peut y trouver sa place. Devenir illustrateur jeunesse propose aux futurs professionnels et à tous les passionnés d'illustration des clés pour se repérer dans le foisonnement de l'édition jeunesse et pour y tracer leur chemin. L'ouvrage pré- sente d'abord les grands jalons de l'évolution du secteur et ses principaux acteurs, ainsi que les différents rouages de la chaîne du livre. Il donne ensuite un aperçu des diverses techniques d'illustration employées dans le livre jeunesse et de l'intérêt particulier de chacune, tout en s'interrogeant sur le rapport de l'image au texte. Il présente dans un troisième temps tous les types de livres illustrés, de l'album au manuel scolaire en passant par le livre numérique, en cherchant à appréhender à travers eux les enjeux et questionnements actuels de l'édition jeunesse. Enfin, il livre des renseignements pratiques sur les formations, la prise de contact avec un éditeur, les salons, le contrat d'édition, la rémunération, le statut fiscal et social de l'illustrateur, les sources de revenus complémentaires... Pour comprendre le fonctionnement du secteur et en identifier les acteurs représentatifs, l'approche est à la fois globale et précise, alliant culture du domaine, techniques et métier, sans toutefois prétendre à l'exhaustivité. Les nombreux entretiens qui nourrissent l'ouvrage donnent à entendre la voix d'illustrateurs de générations et d'expressions artistiques différentes, mais aussi d'éditeurs et de directeurs artistiques. Quant aux centaines d'exemples de couvertures et de pages intérieures de livres jeunesse qui émaillent le propos, ils montrent bien la diversité, la créativité et l'infinie beauté de l'illustration jeunesse.