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Tout JIJE N° 5 : 1956-1957
JIJE
DUPUIS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782800120607
Biographie de l'auteur Né le 13 janvier 1914 à Gedinne, Joseph Gillain, dit Jijé, entre très jeune à l'école Saint-Joseph de Maredsous, sur les conseils du sculpteur dinantais Alex Daoust, pour y suivre trois années d'études artistiques, avant de s'inscrire à 17 ans aux cours du soir de l'Université du Travail à Charleroi, où le peintre Léo Van den Houten lui apprend à dessiner sans regarder le papier. Il fréquente ensuite les cours du soir de l'Académie des Beaux-Arts de Bruxelles et ceux des Arts décoratifs le jour, puis accomplit son service militaire à la caserne Fonck de Liège. Ses premiers essais de BD s'effectuent dans des journaux confessionnels : LA SEMAINE DU CROISE ("Jojo", 1935-1939, personnage et graphisme encore influencés par Hergé) et PETITS BELGES ("Blondin et Cirage", trois épisodes de 1939 à 1942). Il propose de 1937 à 1943 de nombreuses couvertures et bois gravés aux CAHIERS WALLONS, auxquels collabore son père Eugène Gillain, poète dialectal et receveur des contributions. Son esprit créatif se met au service des éditions Dupuis. Après l'illustration d'un feuilleton dans LE MOUSTIQUE, il réalise successivement pour SPIROU : "Freddy Fred et le mystère de la clef hindoue" (1939); "Trinet et Trinette dans l'Himalaya" (1939-1941); un premier intérim des aventures de "Spirou et Spip" à la fin de 1940, au moment où son créateur Robert Velter, dit Rob-Vel, se rétablit d'une blessure de guerre; "Don Bosco, ami des jeunes" (sa première biographie dessinée, en 1941-1942), suivi par son monumental "Christophe Colomb" (1942-1945). En 1941, sur un scénario de Jean Doisy, il aborde la fiction réaliste avec "Jean Valhardi, détective", qui marquera les jeunes lecteurs de l'époque. Véritable providence pour les éditeurs, il termine durant l'Occupation des séries américaines dont les suites n'étaient pas parvenues sur le continent ("Superman", "Cavalier Rouge") et assure la reprise des aventures de "Spirou" dès l'été 1943. Sur le conseil de Jean Doisy, il lui adjoint un compagnon loufoque, Fantasio, pour assurer un contre-pied comique à cette vedette devenue exemplaire. Il manie désormais avec fougue et talent les styles réalistes et humoristiques de la bande dessinée. Assurant déjà la formation artistique du jeune Willy Maltaite, le futur Will, il devient au lendemain de la Libération le conseiller des frères Dupuis et le catalyseur d'une équipe de nouveaux dessinateurs talentueux : André Franquin, Maurice De Bevere, dit Morris, Eddy Paape et Victor Hubinon. Ces artistes d'origines diverses, renforcés ultérieurement par Pierre Culliford, dit Peyo, et Jean Roba, constitueront l'"école de Marcinelle" de la bande dessinée belge, vu l'implantation des éditeurs et par opposition à l'"école de Bruxelles", formée par Hergé et ses disciples du journal TINTIN. En contraste au dépouillement de la ligne claire et du réalisme de cette dernière, l'école de Marcinelle se caractérise par ses graphismes fortement personnalisés, au trait souple, avec une prédominance de l'humour et de la fantaisie. Les années 1946-1952 soudent Gillain qui signe désormais le plus souvent Jijé, dérivé de ses initiales , Morris, Franquin et Will. "La bande des quatre" réside d'abord au domicile de Jijé, à Waterloo. Le maître distribue ses vedettes : "Spirou et Fantasio" sont attribués à Franquin en 1946; Eddy Paape assumera la suite de "Jean Valhardi" jusqu'en 1955 et Victor Hubinon animera même un épisode de "Blondin et Cirage" en 1947. L'artiste se lance dans une colossale biographie de Jésus-Christ dessinée au lavis ("Emmanuel", 1947) et élabore une seconde version de son "Don Bosco" (1949) après un voyage de documentation en Italie. Avec Franquin et Morris, sa famille s'établira pendant trois ans au Mexique, puis aux Etats-Unis. Il y dessinera l'essentiel de sa biographie de Baden-Powell. À son retour, il approfondit son style humoristique avec de nouveaux épisodes de "Blondin et Cirage" (cinq volumes de 1951 à 1955), illustre une publication en feuilleton du "Comte de Monte-Cristo" dans LE MOUSTIQUE (1951-1952) et dessine au lavis pour LES BONNES SOIRÉES une bluette de Flora Sabeiran ("El Senserenico", 1952), avant de développer le premier grand western réaliste de la bande dessinée européenne : "Jerry Spring" (vingt et un albums de 1954 à 1977). Cette oeuvre dense, d'une prodigieuse richesse graphique et aux sentiments fortement humanistes, influence de nombreux jeunes artistes : Jean Giraud dit Gir, Derib, Hermann etc. Auteur complet, Jijé fera parfois appel à des scénaristes tels que Maurice Rosy, René Goscinny, Jean Acquaviva, Daniel Dubois, Jacques Lob et surtout son fils Philippe dit Philip. L'acquisition, en 1955, d'une vieille orangerie à restaurer dans la banlieue de Paris, à Champrosay Draveil, va fixer le bouillonnant nomade. Durant douze ans, il multiplie les collaborations à SPIROU : la reprise par ses soins de "Jean Valhardi" (neuf récits de 1956 à 1965, les trois derniers réalisés avec son ami Guy Mouminoux); la poursuite des chevauchées de "Jerry Spring"; deux aventures africaines du "Docteur Gladstone" (avec le concours du dessinateur Herbert et du scénariste Charles Jadoul); la biographie de Charles de Foucauld (1959), ainsi que "Blanc Casque" dans LE MOUSTIQUE (1954) et "Bernadette" dans LINE (1958). Il reprend deux séries rédigées par Jean-Michel Charlier : 1966 - "Tanguy et Laverdure" (treize albums de 1967 à 1979) et 1979 - "Barbe-Rouge" (trois épisodes). On le verra aussi dans BONUX BOY, TOTAL JOURNAL, LE JOURNAL DE JOHNNY, TELE 7 JOURS, LA VOIX DU NORD ("Le Commissaire Major", 1971-1973), etc. Dès 1974, toutefois, il reprend le cycle de "Jerry Spring" dans SPIROU et en propose trois dernières aventures avant son décès, le 19 juin 1980 à Versailles. En marge de cette oeuvre importante (plus de soixante-dix ouvrages publiés en quarante ans), le "père de la bande dessinée belge" se consacra à la peinture durant ses loisirs, sculpta et imagina des inventions pratiques, mais surprenantes et restées sans exploitation concrète. "Tout Jijé", l'intégrale chronologique de son oeuvre chez Dupuis est en cours d'achèvement.
Biographie de l'auteur Né le 13 janvier 1914 à Gedinne, Joseph Gillain, dit Jijé, entre très jeune à l'école Saint-Joseph de Maredsous, sur les conseils du sculpteur dinantais Alex Daoust, pour y suivre trois années d'études artistiques, avant de s'inscrire à 17 ans aux cours du soir de l'Université du Travail à Charleroi, où le peintre Léo Van den Houten lui apprend à dessiner sans regarder le papier. Il fréquente ensuite les cours du soir de l'Académie des Beaux-Arts de Bruxelles et ceux des Arts décoratifs le jour, puis accomplit son service militaire à la caserne Fonck de Liège. Ses premiers essais de BD s'effectuent dans des journaux confessionnels : LA SEMAINE DU CROISE ("Jojo", 1935-1939, personnage et graphisme encore influencés par Hergé) et PETITS BELGES ("Blondin et Cirage", trois épisodes de 1939 à 1942). Il propose de 1937 à 1943 de nombreuses couvertures et bois gravés aux CAHIERS WALLONS, auxquels collabore son père Eugène Gillain, poète dialectal et receveur des contributions. Son esprit créatif se met au service des éditions Dupuis. Après l'illustration d'un feuilleton dans LE MOUSTIQUE, il réalise successivement pour SPIROU : "Freddy Fred et le mystère de la clef hindoue" (1939); "Trinet et Trinette dans l'Himalaya" (1939-1941); un premier intérim des aventures de "Spirou et Spip" à la fin de 1940, au moment où son créateur Robert Velter, dit Rob-Vel, se rétablit d'une blessure de guerre; "Don Bosco, ami des jeunes" (sa première biographie dessinée, en 1941-1942), suivi par son monumental "Christophe Colomb" (1942-1945). En 1941, sur un scénario de Jean Doisy, il aborde la fiction réaliste avec "Jean Valhardi, détective", qui marquera les jeunes lecteurs de l'époque. Véritable providence pour les éditeurs, il termine durant l'Occupation des séries américaines dont les suites n'étaient pas parvenues sur le continent ("Superman", "Cavalier Rouge") et assure la reprise des aventures de "Spirou" dès l'été 1943. Sur le conseil de Jean Doisy, il lui adjoint un compagnon loufoque, Fantasio, pour assurer un contre-pied comique à cette vedette devenue exemplaire. Il manie désormais avec fougue et talent les styles réalistes et humoristiques de la bande dessinée. Assurant déjà la formation artistique du jeune Willy Maltaite, le futur Will, il devient au lendemain de la Libération le conseiller des frères Dupuis et le catalyseur d'une équipe de nouveaux dessinateurs talentueux : André Franquin, Maurice De Bevere, dit Morris, Eddy Paape et Victor Hubinon. Ces artistes d'origines diverses, renforcés ultérieurement par Pierre Culliford, dit Peyo, et Jean Roba, constitueront l'"école de Marcinelle" de la bande dessinée belge, vu l'implantation des éditeurs et par opposition à l'"école de Bruxelles", formée par Hergé et ses disciples du journal TINTIN. En contraste au dépouillement de la ligne claire et du réalisme de cette dernière, l'école de Marcinelle se caractérise par ses graphismes fortement personnalisés, au trait souple, avec une prédominance de l'humour et de la fantaisie. Les années 1946-1952 soudent Gillain qui signe désormais le plus souvent Jijé, dérivé de ses initiales , Morris, Franquin et Will. "La bande des quatre" réside d'abord au domicile de Jijé, à Waterloo. Le maître distribue ses vedettes : "Spirou et Fantasio" sont attribués à Franquin en 1946; Eddy Paape assumera la suite de "Jean Valhardi" jusqu'en 1955 et Victor Hubinon animera même un épisode de "Blondin et Cirage" en 1947. L'artiste se lance dans une colossale biographie de Jésus-Christ dessinée au lavis ("Emmanuel", 1947) et élabore une seconde version de son "Don Bosco" (1949) après un voyage de documentation en Italie. Avec Franquin et Morris, sa famille s'établira pendant trois ans au Mexique, puis aux Etats-Unis. Il y dessinera l'essentiel de sa biographie de Baden-Powell. À son retour, il approfondit son style humoristique avec de nouveaux épisodes de "Blondin et Cirage" (cinq volumes de 1951 à 1955), illustre une publication en feuilleton du "Comte de Monte-Cristo" dans LE MOUSTIQUE (1951-1952) et dessine au lavis pour LES BONNES SOIRÉES une bluette de Flora Sabeiran ("El Senserenico", 1952), avant de développer le premier grand western réaliste de la bande dessinée européenne : "Jerry Spring" (vingt et un albums de 1954 à 1977). Cette oeuvre dense, d'une prodigieuse richesse graphique et aux sentiments fortement humanistes, influence de nombreux jeunes artistes : Jean Giraud dit Gir, Derib, Hermann etc. Auteur complet, Jijé fera parfois appel à des scénaristes tels que Maurice Rosy, René Goscinny, Jean Acquaviva, Daniel Dubois, Jacques Lob et surtout son fils Philippe dit Philip. L'acquisition, en 1955, d'une vieille orangerie à restaurer dans la banlieue de Paris, à Champrosay Draveil, va fixer le bouillonnant nomade. Durant douze ans, il multiplie les collaborations à SPIROU : la reprise par ses soins de "Jean Valhardi" (neuf récits de 1956 à 1965, les trois derniers réalisés avec son ami Guy Mouminoux); la poursuite des chevauchées de "Jerry Spring"; deux aventures africaines du "Docteur Gladstone" (avec le concours du dessinateur Herbert et du scénariste Charles Jadoul); la biographie de Charles de Foucauld (1959), ainsi que "Blanc Casque" dans LE MOUSTIQUE (1954) et "Bernadette" dans LINE (1958). Il reprend deux séries rédigées par Jean-Michel Charlier : 1966 - "Tanguy et Laverdure" (treize albums de 1967 à 1979) et 1979 - "Barbe-Rouge" (trois épisodes). On le verra aussi dans BONUX BOY, TOTAL JOURNAL, LE JOURNAL DE JOHNNY, TELE 7 JOURS, LA VOIX DU NORD ("Le Commissaire Major", 1971-1973), etc. Dès 1974, toutefois, il reprend le cycle de "Jerry Spring" dans SPIROU et en propose trois dernières aventures avant son décès, le 19 juin 1980 à Versailles. En marge de cette oeuvre importante (plus de soixante-dix ouvrages publiés en quarante ans), le "père de la bande dessinée belge" se consacra à la peinture durant ses loisirs, sculpta et imagina des inventions pratiques, mais surprenantes et restées sans exploitation concrète. "Tout Jijé", l'intégrale chronologique de son oeuvre chez Dupuis est en cours d'achèvement.
Biographie de l'auteur Né le 13 janvier 1914 à Gedinne, Joseph Gillain, dit Jijé, entre très jeune à l'école Saint-Joseph de Maredsous, sur les conseils du sculpteur dinantais Alex Daoust, pour y suivre trois années d'études artistiques, avant de s'inscrire à 17 ans aux cours du soir de l'Université du Travail à Charleroi, où le peintre Léo Van den Houten lui apprend à dessiner sans regarder le papier. Il fréquente ensuite les cours du soir de l'Académie des Beaux-Arts de Bruxelles et ceux des Arts décoratifs le jour, puis accomplit son service militaire à la caserne Fonck de Liège. Ses premiers essais de BD s'effectuent dans des journaux confessionnels : LA SEMAINE DU CROISE ("Jojo", 1935-1939, personnage et graphisme encore influencés par Hergé) et PETITS BELGES ("Blondin et Cirage", trois épisodes de 1939 à 1942). Il propose de 1937 à 1943 de nombreuses couvertures et bois gravés aux CAHIERS WALLONS, auxquels collabore son père Eugène Gillain, poète dialectal et receveur des contributions. Son esprit créatif se met au service des éditions Dupuis. Après l'illustration d'un feuilleton dans LE MOUSTIQUE, il réalise successivement pour SPIROU : "Freddy Fred et le mystère de la clef hindoue" (1939); "Trinet et Trinette dans l'Himalaya" (1939-1941); un premier intérim des aventures de "Spirou et Spip" à la fin de 1940, au moment où son créateur Robert Velter, dit Rob-Vel, se rétablit d'une blessure de guerre; "Don Bosco, ami des jeunes" (sa première biographie dessinée, en 1941-1942), suivi par son monumental "Christophe Colomb" (1942-1945). En 1941, sur un scénario de Jean Doisy, il aborde la fiction réaliste avec "Jean Valhardi, détective", qui marquera les jeunes lecteurs de l'époque. Véritable providence pour les éditeurs, il termine durant l'Occupation des séries américaines dont les suites n'étaient pas parvenues sur le continent ("Superman", "Cavalier Rouge") et assure la reprise des aventures de "Spirou" dès l'été 1943. Sur le conseil de Jean Doisy, il lui adjoint un compagnon loufoque, Fantasio, pour assurer un contre-pied comique à cette vedette devenue exemplaire. Il manie désormais avec fougue et talent les styles réalistes et humoristiques de la bande dessinée. Assurant déjà la formation artistique du jeune Willy Maltaite, le futur Will, il devient au lendemain de la Libération le conseiller des frères Dupuis et le catalyseur d'une équipe de nouveaux dessinateurs talentueux : André Franquin, Maurice De Bevere, dit Morris, Eddy Paape et Victor Hubinon. Ces artistes d'origines diverses, renforcés ultérieurement par Pierre Culliford, dit Peyo, et Jean Roba, constitueront l'"école de Marcinelle" de la bande dessinée belge, vu l'implantation des éditeurs et par opposition à l'"école de Bruxelles", formée par Hergé et ses disciples du journal TINTIN. En contraste au dépouillement de la ligne claire et du réalisme de cette dernière, l'école de Marcinelle se caractérise par ses graphismes fortement personnalisés, au trait souple, avec une prédominance de l'humour et de la fantaisie. Les années 1946-1952 soudent Gillain qui signe désormais le plus souvent Jijé, dérivé de ses initiales , Morris, Franquin et Will. "La bande des quatre" réside d'abord au domicile de Jijé, à Waterloo. Le maître distribue ses vedettes : "Spirou et Fantasio" sont attribués à Franquin en 1946; Eddy Paape assumera la suite de "Jean Valhardi" jusqu'en 1955 et Victor Hubinon animera même un épisode de "Blondin et Cirage" en 1947. L'artiste se lance dans une colossale biographie de Jésus-Christ dessinée au lavis ("Emmanuel", 1947) et élabore une seconde version de son "Don Bosco" (1949) après un voyage de documentation en Italie. Avec Franquin et Morris, sa famille s'établira pendant trois ans au Mexique, puis aux Etats-Unis. Il y dessinera l'essentiel de sa biographie de Baden-Powell. À son retour, il approfondit son style humoristique avec de nouveaux épisodes de "Blondin et Cirage" (cinq volumes de 1951 à 1955), illustre une publication en feuilleton du "Comte de Monte-Cristo" dans LE MOUSTIQUE (1951-1952) et dessine au lavis pour LES BONNES SOIRÉES une bluette de Flora Sabeiran ("El Senserenico", 1952), avant de développer le premier grand western réaliste de la bande dessinée européenne : "Jerry Spring" (vingt et un albums de 1954 à 1977). Cette oeuvre dense, d'une prodigieuse richesse graphique et aux sentiments fortement humanistes, influence de nombreux jeunes artistes : Jean Giraud dit Gir, Derib, Hermann etc. Auteur complet, Jijé fera parfois appel à des scénaristes tels que Maurice Rosy, René Goscinny, Jean Acquaviva, Daniel Dubois, Jacques Lob et surtout son fils Philippe dit Philip. L'acquisition, en 1955, d'une vieille orangerie à restaurer dans la banlieue de Paris, à Champrosay Draveil, va fixer le bouillonnant nomade. Durant douze ans, il multiplie les collaborations à SPIROU : la reprise par ses soins de "Jean Valhardi" (neuf récits de 1956 à 1965, les trois derniers réalisés avec son ami Guy Mouminoux); la poursuite des chevauchées de "Jerry Spring"; deux aventures africaines du "Docteur Gladstone" (avec le concours du dessinateur Herbert et du scénariste Charles Jadoul); la biographie de Charles de Foucauld (1959), ainsi que "Blanc Casque" dans LE MOUSTIQUE (1954) et "Bernadette" dans LINE (1958). Il reprend deux séries rédigées par Jean-Michel Charlier : 1966 - "Tanguy et Laverdure" (treize albums de 1967 à 1979) et 1979 - "Barbe-Rouge" (trois épisodes). On le verra aussi dans BONUX BOY, TOTAL JOURNAL, LE JOURNAL DE JOHNNY, TELE 7 JOURS, LA VOIX DU NORD ("Le Commissaire Major", 1971-1973), etc. Dès 1974, toutefois, il reprend le cycle de "Jerry Spring" dans SPIROU et en propose trois dernières aventures avant son décès, le 19 juin 1980 à Versailles. En marge de cette oeuvre importante (plus de soixante-dix ouvrages publiés en quarante ans), le "père de la bande dessinée belge" se consacra à la peinture durant ses loisirs, sculpta et imagina des inventions pratiques, mais surprenantes et restées sans exploitation concrète. "Tout Jijé", l'intégrale chronologique de son oeuvre chez Dupuis est en cours d'achèvement.
Biographie de l'auteur Né le 13 janvier 1914 à Gedinne, Joseph Gillain, dit Jijé, entre très jeune à l'école Saint-Joseph de Maredsous, sur les conseils du sculpteur dinantais Alex Daoust, pour y suivre trois années d'études artistiques, avant de s'inscrire à 17 ans aux cours du soir de l'Université du Travail à Charleroi, où le peintre Léo Van den Houten lui apprend à dessiner sans regarder le papier. Il fréquente ensuite les cours du soir de l'Académie des Beaux-Arts de Bruxelles et ceux des Arts décoratifs le jour, puis accomplit son service militaire à la caserne Fonck de Liège. Ses premiers essais de BD s'effectuent dans des journaux confessionnels : LA SEMAINE DU CROISE ("Jojo", 1935-1939, personnage et graphisme encore influencés par Hergé) et PETITS BELGES ("Blondin et Cirage", trois épisodes de 1939 à 1942). Il propose de 1937 à 1943 de nombreuses couvertures et bois gravés aux CAHIERS WALLONS, auxquels collabore son père Eugène Gillain, poète dialectal et receveur des contributions. Son esprit créatif se met au service des éditions Dupuis. Après l'illustration d'un feuilleton dans LE MOUSTIQUE, il réalise successivement pour SPIROU : "Freddy Fred et le mystère de la clef hindoue" (1939); "Trinet et Trinette dans l'Himalaya" (1939-1941); un premier intérim des aventures de "Spirou et Spip" à la fin de 1940, au moment où son créateur Robert Velter, dit Rob-Vel, se rétablit d'une blessure de guerre; "Don Bosco, ami des jeunes" (sa première biographie dessinée, en 1941-1942), suivi par son monumental "Christophe Colomb" (1942-1945). En 1941, sur un scénario de Jean Doisy, il aborde la fiction réaliste avec "Jean Valhardi, détective", qui marquera les jeunes lecteurs de l'époque. Véritable providence pour les éditeurs, il termine durant l'Occupation des séries américaines dont les suites n'étaient pas parvenues sur le continent ("Superman", "Cavalier Rouge") et assure la reprise des aventures de "Spirou" dès l'été 1943. Sur le conseil de Jean Doisy, il lui adjoint un compagnon loufoque, Fantasio, pour assurer un contre-pied comique à cette vedette devenue exemplaire. Il manie désormais avec fougue et talent les styles réalistes et humoristiques de la bande dessinée. Assurant déjà la formation artistique du jeune Willy Maltaite, le futur Will, il devient au lendemain de la Libération le conseiller des frères Dupuis et le catalyseur d'une équipe de nouveaux dessinateurs talentueux : André Franquin, Maurice De Bevere, dit Morris, Eddy Paape et Victor Hubinon. Ces artistes d'origines diverses, renforcés ultérieurement par Pierre Culliford, dit Peyo, et Jean Roba, constitueront l'"école de Marcinelle" de la bande dessinée belge, vu l'implantation des éditeurs et par opposition à l'"école de Bruxelles", formée par Hergé et ses disciples du journal TINTIN. En contraste au dépouillement de la ligne claire et du réalisme de cette dernière, l'école de Marcinelle se caractérise par ses graphismes fortement personnalisés, au trait souple, avec une prédominance de l'humour et de la fantaisie. Les années 1946-1952 soudent Gillain qui signe désormais le plus souvent Jijé, dérivé de ses initiales , Morris, Franquin et Will. "La bande des quatre" réside d'abord au domicile de Jijé, à Waterloo. Le maître distribue ses vedettes : "Spirou et Fantasio" sont attribués à Franquin en 1946; Eddy Paape assumera la suite de "Jean Valhardi" jusqu'en 1955 et Victor Hubinon animera même un épisode de "Blondin et Cirage" en 1947. L'artiste se lance dans une colossale biographie de Jésus-Christ dessinée au lavis ("Emmanuel", 1947) et élabore une seconde version de son "Don Bosco" (1949) après un voyage de documentation en Italie. Avec Franquin et Morris, sa famille s'établira pendant trois ans au Mexique, puis aux Etats-Unis. Il y dessinera l'essentiel de sa biographie de Baden-Powell. À son retour, il approfondit son style humoristique avec de nouveaux épisodes de "Blondin et Cirage" (cinq volumes de 1951 à 1955), illustre une publication en feuilleton du "Comte de Monte-Cristo" dans LE MOUSTIQUE (1951-1952) et dessine au lavis pour LES BONNES SOIRÉES une bluette de Flora Sabeiran ("El Senserenico", 1952), avant de développer le premier grand western réaliste de la bande dessinée européenne : "Jerry Spring" (vingt et un albums de 1954 à 1977). Cette oeuvre dense, d'une prodigieuse richesse graphique et aux sentiments fortement humanistes, influence de nombreux jeunes artistes : Jean Giraud dit Gir, Derib, Hermann etc. Auteur complet, Jijé fera parfois appel à des scénaristes tels que Maurice Rosy, René Goscinny, Jean Acquaviva, Daniel Dubois, Jacques Lob et surtout son fils Philippe dit Philip. L'acquisition, en 1955, d'une vieille orangerie à restaurer dans la banlieue de Paris, à Champrosay Draveil, va fixer le bouillonnant nomade. Durant douze ans, il multiplie les collaborations à SPIROU : la reprise par ses soins de "Jean Valhardi" (neuf récits de 1956 à 1965, les trois derniers réalisés avec son ami Guy Mouminoux); la poursuite des chevauchées de "Jerry Spring"; deux aventures africaines du "Docteur Gladstone" (avec le concours du dessinateur Herbert et du scénariste Charles Jadoul); la biographie de Charles de Foucauld (1959), ainsi que "Blanc Casque" dans LE MOUSTIQUE (1954) et "Bernadette" dans LINE (1958). Il reprend deux séries rédigées par Jean-Michel Charlier : 1966 - "Tanguy et Laverdure" (treize albums de 1967 à 1979) et 1979 - "Barbe-Rouge" (trois épisodes). On le verra aussi dans BONUX BOY, TOTAL JOURNAL, LE JOURNAL DE JOHNNY, TELE 7 JOURS, LA VOIX DU NORD ("Le Commissaire Major", 1971-1973), etc. Dès 1974, toutefois, il reprend le cycle de "Jerry Spring" dans SPIROU et en propose trois dernières aventures avant son décès, le 19 juin 1980 à Versailles. En marge de cette oeuvre importante (plus de soixante-dix ouvrages publiés en quarante ans), le "père de la bande dessinée belge" se consacra à la peinture durant ses loisirs, sculpta et imagina des inventions pratiques, mais surprenantes et restées sans exploitation concrète. "Tout Jijé", l'intégrale chronologique de son oeuvre chez Dupuis est en cours d'achèvement.
Biographie de l'auteur Né le 13 janvier 1914 à Gedinne, Joseph Gillain, dit Jijé, entre très jeune à l'école Saint-Joseph de Maredsous, sur les conseils du sculpteur dinantais Alex Daoust, pour y suivre trois années d'études artistiques, avant de s'inscrire à 17 ans aux cours du soir de l'Université du Travail à Charleroi, où le peintre Léo Van den Houten lui apprend à dessiner sans regarder le papier. Il fréquente ensuite les cours du soir de l'Académie des Beaux-Arts de Bruxelles et ceux des Arts décoratifs le jour, puis accomplit son service militaire à la caserne Fonck de Liège. Ses premiers essais de BD s'effectuent dans des journaux confessionnels : LA SEMAINE DU CROISE ("Jojo", 1935-1939, personnage et graphisme encore influencés par Hergé) et PETITS BELGES ("Blondin et Cirage", trois épisodes de 1939 à 1942). Il propose de 1937 à 1943 de nombreuses couvertures et bois gravés aux CAHIERS WALLONS, auxquels collabore son père Eugène Gillain, poète dialectal et receveur des contributions. Son esprit créatif se met au service des éditions Dupuis. Après l'illustration d'un feuilleton dans LE MOUSTIQUE, il réalise successivement pour SPIROU : "Freddy Fred et le mystère de la clef hindoue" (1939); "Trinet et Trinette dans l'Himalaya" (1939-1941); un premier intérim des aventures de "Spirou et Spip" à la fin de 1940, au moment où son créateur Robert Velter, dit Rob-Vel, se rétablit d'une blessure de guerre; "Don Bosco, ami des jeunes" (sa première biographie dessinée, en 1941-1942), suivi par son monumental "Christophe Colomb" (1942-1945). En 1941, sur un scénario de Jean Doisy, il aborde la fiction réaliste avec "Jean Valhardi, détective", qui marquera les jeunes lecteurs de l'époque. Véritable providence pour les éditeurs, il termine durant l'Occupation des séries américaines dont les suites n'étaient pas parvenues sur le continent ("Superman", "Cavalier Rouge") et assure la reprise des aventures de "Spirou" dès l'été 1943. Sur le conseil de Jean Doisy, il lui adjoint un compagnon loufoque, Fantasio, pour assurer un contre-pied comique à cette vedette devenue exemplaire. Il manie désormais avec fougue et talent les styles réalistes et humoristiques de la bande dessinée. Assurant déjà la formation artistique du jeune Willy Maltaite, le futur Will, il devient au lendemain de la Libération le conseiller des frères Dupuis et le catalyseur d'une équipe de nouveaux dessinateurs talentueux : André Franquin, Maurice De Bevere, dit Morris, Eddy Paape et Victor Hubinon. Ces artistes d'origines diverses, renforcés ultérieurement par Pierre Culliford, dit Peyo, et Jean Roba, constitueront l'"école de Marcinelle" de la bande dessinée belge, vu l'implantation des éditeurs et par opposition à l'"école de Bruxelles", formée par Hergé et ses disciples du journal TINTIN. En contraste au dépouillement de la ligne claire et du réalisme de cette dernière, l'école de Marcinelle se caractérise par ses graphismes fortement personnalisés, au trait souple, avec une prédominance de l'humour et de la fantaisie. Les années 1946-1952 soudent Gillain qui signe désormais le plus souvent Jijé, dérivé de ses initiales , Morris, Franquin et Will. "La bande des quatre" réside d'abord au domicile de Jijé, à Waterloo. Le maître distribue ses vedettes : "Spirou et Fantasio" sont attribués à Franquin en 1946; Eddy Paape assumera la suite de "Jean Valhardi" jusqu'en 1955 et Victor Hubinon animera même un épisode de "Blondin et Cirage" en 1947. L'artiste se lance dans une colossale biographie de Jésus-Christ dessinée au lavis ("Emmanuel", 1947) et élabore une seconde version de son "Don Bosco" (1949) après un voyage de documentation en Italie. Avec Franquin et Morris, sa famille s'établira pendant trois ans au Mexique, puis aux Etats-Unis. Il y dessinera l'essentiel de sa biographie de Baden-Powell. À son retour, il approfondit son style humoristique avec de nouveaux épisodes de "Blondin et Cirage" (cinq volumes de 1951 à 1955), illustre une publication en feuilleton du "Comte de Monte-Cristo" dans LE MOUSTIQUE (1951-1952) et dessine au lavis pour LES BONNES SOIRÉES une bluette de Flora Sabeiran ("El Senserenico", 1952), avant de développer le premier grand western réaliste de la bande dessinée européenne : "Jerry Spring" (vingt et un albums de 1954 à 1977). Cette oeuvre dense, d'une prodigieuse richesse graphique et aux sentiments fortement humanistes, influence de nombreux jeunes artistes : Jean Giraud dit Gir, Derib, Hermann etc. Auteur complet, Jijé fera parfois appel à des scénaristes tels que Maurice Rosy, René Goscinny, Jean Acquaviva, Daniel Dubois, Jacques Lob et surtout son fils Philippe dit Philip. L'acquisition, en 1955, d'une vieille orangerie à restaurer dans la banlieue de Paris, à Champrosay Draveil, va fixer le bouillonnant nomade. Durant douze ans, il multiplie les collaborations à SPIROU : la reprise par ses soins de "Jean Valhardi" (neuf récits de 1956 à 1965, les trois derniers réalisés avec son ami Guy Mouminoux); la poursuite des chevauchées de "Jerry Spring"; deux aventures africaines du "Docteur Gladstone" (avec le concours du dessinateur Herbert et du scénariste Charles Jadoul); la biographie de Charles de Foucauld (1959), ainsi que "Blanc Casque" dans LE MOUSTIQUE (1954) et "Bernadette" dans LINE (1958). Il reprend deux séries rédigées par Jean-Michel Charlier : 1966 - "Tanguy et Laverdure" (treize albums de 1967 à 1979) et 1979 - "Barbe-Rouge" (trois épisodes). On le verra aussi dans BONUX BOY, TOTAL JOURNAL, LE JOURNAL DE JOHNNY, TELE 7 JOURS, LA VOIX DU NORD ("Le Commissaire Major", 1971-1973), etc. Dès 1974, toutefois, il reprend le cycle de "Jerry Spring" dans SPIROU et en propose trois dernières aventures avant son décès, le 19 juin 1980 à Versailles. En marge de cette oeuvre importante (plus de soixante-dix ouvrages publiés en quarante ans), le "père de la bande dessinée belge" se consacra à la peinture durant ses loisirs, sculpta et imagina des inventions pratiques, mais surprenantes et restées sans exploitation concrète. "Tout Jijé", l'intégrale chronologique de son oeuvre chez Dupuis est en cours d'achèvement.
Résumé : Albert Einstein est un des grands génies du XXe siècle. Physicien, il a révolutionné la façon de comprendre l'univers. Citoyen engagé, il a défendu les droits des peuples et des individus, en traversant deux guerres mondiales et la montée du nazisme.
Résumé : Depuis plus de 4000 ans, la pyramide de Khéops se dresse dans le ciel d'Egypte. Tombeau pharaonique, seule merveille du monde rescapée du temps, elle recèle encore de nombreux secrets et mystères.
En 72 ans de règne, Louis XIV a cherché à imposer son pouvoir absolu à sa cour, à son peuple et à toute l'Europe. Le XVIIe siècle a été marqué par l'éclat de ce "Roi-Soleil" rayonnant depuis le château de Versailles.
Résumé : Ce coffret recèle des trésors de drôlerie : 100 images signées Geluck. Cartes d'anniversaire, de voeux, de bon rétablissement, ou tout simplement de partage. Chacune recèle une trouvaille, libre à vous d'y écrire les vôtres, au verso.
Résumé : Le Chat nous emmène dans une visite humoristique de son panthéon artistique. Geluck, fidèle au rendez-vous, nous offre, en cette fin d'année, une édition augmentée de L'Art et Le Chat, enrichie de dessins plus drôles et intelligents les uns que les autres. Le bleu Klein, le Martyre de Saint Sébastien, les lacérations de Fontana, le Cri de Munch ou les compressions de César, autant d'icônes de l'art, passées à la moulinette du Chat. Dans son exposition parisienne (qui est en train de battre des records de fréquentation), Philippe Geluck confronte son matou aux plus grands noms de l'Art dans un face à face insolent et admiratif. Tous les visiteurs, petits et grands, ressortent du Musée en Herbe avec du baume au coeur. Tous les lecteurs de L'Art et Le Chat refermeront l'album avec des étoiles dans les yeux.
Résumé : Une guerre impitoyable fait rage entre les 7 clans qui règnent sur les 7 royaumes. Leur but ultime : s'emparer des 7 couronnes afin de régner sur tout le territoire ! John Sneeze, Ptyrion, Grodo et la princesse Dénarines comptent sur leurs armées de dragons, de chevaliers ou de zombies pour accomplir leur hobby préféré : fendre le crâne à autrui.
Le Chat fait tellement partie de notre environnement qu'on se sent capable, comme pour ceux de Sempé, de raconter les dessins de Philippe Geluck. Dans ce quatorzième album, on trouve des strips, des dessins individuels, des histoires qui font deux pages et de fausses gravures détournées. On apprendra ce que signe à la pointe de l'épée le Zorro chinois, comment une maman Chat sabote la visite chez l'ophtalmo de son petit fils Chat, l'état d'esprit des animaux quand le Chat les appelle à table au milieu de la plaine, et la vérité sur la manière dont M. Quiès en a été réduit à l'invention de ses fameuses boules. Sans compter les nouvelles craintes que peuvent inspirer Al-Qaeda et les confusions apportées dans la vie quotidienne par un islamisme radical...Les aphorismes et autres questions existentielles du Chat ont toujours la part belle dans l'album. Aucune question de société n'est écartée. (Mathieu Lindon - Libération du 15 novembre 2007 )Toujours est-il qu'on oublie l'ampleur du succès pour retrouver un délice intrinsèque. Plonger dans un album du Chat. Car le Chat a sa marque...Au coeur de l'album, des images en noir et blanc font ressortir par contraste une recherche toujours soignée des couleurs, jouant le plus souvent du camaïeu, dans les beiges, les gris-bleu, mais là encore sans systématisme. La variété dans la taille des images, la longueur des gags, allant de la double page à la vignette unique, tout cela concourt non seulement à éviter une éventuelle monotonie mais à donner au lecteur la sensation de s'immerger dans un monde...Finalement, c'est avec son créateur, élégamment nommé «le type qui me dessine» que le Chat entretient son rapport le plus constant. Ou peut-être avec son lecteur. Le Chat n'est pas nécessairement politiquement correct, trouve que la boxe pour aveugles est un spectacle assez rigolo. Bref, il n'est pas sympathique. Il n'est pas beau. Mais il est parfait. Terriblement corrosif dans un univers faussement rassurant, il a une indépendance à la Desproges, mais qui n'appartient qu'à lui. Créature dérisoire et grande création. (Philippe Delerm - Le Figaro du 24 janvier 2008 )