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Planète déchirée. Poèmes, essais et entretiens
Jidi Majia ; Roy Françoise ; Siméon Jean-Pierre
RUMEUR LIBRE
21,00 €
Épuisé
EAN :9782355772801
L'oeuvre de Jidi Maja c'est la confiance absolue dans le pouvoir de la poésie à se faire comme un espéranto de l'âme humaine. La poésie de Jidji Majia prend la forme d'une parole généreuse et ouverte, accessible à tous, riche d'images puissantes et porteuse d'une pensée complexe. Si elle doit assurément beaucoup à ce principe confucianiste qui exige que la conscience oeuvre simultanément en faveur du bonheur individuel et du destin collectif, si elle s'instruit d'abord de la grande poésie chinoise de l'époque Tang, de Du Fu notamment, elle est nourrie magnifiquement d'un savoir universel, dialoguant avec Dante et Habermas, Holderlin et Shelley, Walter Benjamin, Walt Whitman, Pablo Neruda ou les russes iconoclastes du Zaum... Ce qui confère à l'oeuvre de Jidi Majia une aura exceptionnelle dans le paysage poétique de ce temps est son extraordinaire capacité à élargir son champ de vision, sans rien renier de sa culture propre et de son appartenance à une histoire millénaire, à l'entièreté de l'aventure humaine, à nouer le mythique et l'extrême contemporain, à intégrer la pensée dans l'hymne et l'élévation lyrique. C'est la confiance absolue, résolue dans le pouvoir de la poésie à se faire comme un espéranto de l'âme humaine, à se faire la figure d'une vérité partageable entre mémoire et devenir, dans son pouvoir à fonder face à l'absurde, un sens de la vie sans assignation à la religion, à l'idéologie, à l'exploitation utilitariste et égoïste du réel. "Le poète est le chef de la dernière tribu" dit Jidji Majia. Une petite tribu certes, et menacée, mais c'est elle qui détient le feu qui seul éclaire le chemin (extraits de la préface de Jean-Pierre Siméon).
Lin Xiaolu est une jeune fille très ordinaire qui a grandi auprès d'un seul de ses deux parents. Si elle est introvertie et solitaire, son monde intérieur est par contre riche de fantaisies. Spectatrice désabusée des amours compliquées des adultes, elle tente d'accéder au bonheur par sa propre volonté. Elle a en main son destin et sa volonté de fuir un quotidien banal.
Une nouvelle république populaire affronte la vieille République Parlementaire dans une guerre de Sécession entre le Sud et le Nord de l'Italie. Le personnage principal, Vanni, reporter de guerre, nous fait découvrir un Sud aux prises avec une Unité Italienne qui n'en finit pas de sombrer. Un conflit avec des vraies armées, des maquisards qui se disputent le poumon écologique de la botte, des villes présidées par des conseils révolutionnaires, des communes agricoles emblèmes de la nouvelle économie, des camps de rééducation, des fanatiques, des apparatchiks, des exécutions publiques. Sans concessions avec lui-même, Vanni cède à toutes les dérives de son périple, sans jamais lâcher la plume, sous le soleil d'un Sud qui a éclairé toutes les tragédies historiques et aussitôt séché leur sang. Chaque palier du conflit fratricide est soumis à l'épreuve de l'amour qui traverse ce livre de part en part. Ce roman a été écrit au milieu des années 70, dans la tourmente qui a emporté le rêve révolutionnaire du grand Parti Communiste Italien et le décor mental hérité d'Octobre 1917. Andrea Genovese revisite les conséquences du " tournant historique ", avec une lucidité que l'histoire récente de l'Italie n'a cessé de confirmer, jusqu'à la naissance des mouvements qui prônent l'indépendance de la Sicile, face aux Ligues du Nord. Croissant de lune faucon et marteau est une entreprise de déconstruction de l'Italie contemporaine menée avec les meilleures armes littéraires : le néo-réalisme, la culture classique et le baroque aux accents inimitables. Il inaugure une oeuvre narrative de grande ampleur qui s'attache à écrire l'histoire d'un peuple jusqu'ici privé de lettre. L'énergie des chocs culturels, l'humour et la tendresse se retrouvent dans ce premier roman publié en 1983.