Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
LE CUISINIER, LA BELLE ET LES DORMEURS
JHA RADHIKA
PICQUIER
18,80 €
Épuisé
EAN :9782877308007
Un cuisinier italien établi à Genève, qui accomplit des prodiges d'art culinaire, sent monter autour de lui un climat de défiance, voire d'hostilité, au sein même de sa famille. Une jeune fille, éblouie par une camarade de classe, la regarde profaner sa beauté en posant pour un photographe. Un fonctionnaire tâtillon, envoyé en mission au fin fond de la campagne indienne, découvre un village hagard, miné par des conflits entre hindous et chrétiens, et fait la connaissance d'un prêtre diaboliquement retors. Radhika Jha saisit des instants de vie à ce moment, comme en suspens, où les certitudes vacillent avant de basculer. Passant de la comédie à l'italienne, avec conversations surprises derrière des paravents et quiproquos en cascade, à la sensualité d'un tableau de genre, ou au drame, dans des textes savoureux et brillants d'intelligence. Son univers cosmopolite possède la grâce, la précision et la richesse de variations de l'Odissi, cette danse de l'Inde qu'elle pratique avec autant de maîtrise que l'écriture.
Présentation de l'éditeur La beauté du diable, ou comment le désir vient aux femmes. Le désir d être belle, de se croire une reine, le désir d allumer les regards de convoitise et d envie sur son passage.« J ai un secret. J appartiens à un club. Vous pourriez l appeler le club des passionnées de beauté. Mais ce n est pas de la beauté des autres que nous sommes éprises. Nous sommes les véritables esthètes, nous portons notre beauté sur nous. Et même si nos maisons sont vieilles et délabrées, si les murs empestent l usure et la décrépitude, quand nous sortons après notre toilette matinale, nous sommes jeunes, fraîches et superbes. »Kayo aurait pu mener une existence fade et rassurante de mère au foyer à Tokyo. Jusqu à ce que germe en elle une graine qui va définitivement changer sa vie. Cette histoire aurait pu tout aussi bien se dérouler à Paris, Londres ou Delhi ; dans n importe laquelle de ces capitales où prévaut le culte de l apparence et du luxe, où la pétillante ivresse du shopping peut se transformer en drogue, et le paradis en enfer. Car le club des passionnées de beauté compte des affiliées dans le monde entier. Chaque femme pourra y retrouver une part d elle-même. Et les hommes, découvrir un continent qui leur est inconnu.
Ce triptyque se situe dans Delhi ou ce qui le caractérise : la circulation sans cesse congestionnée, les jeunes professionnels courant derrière le temps et leurs ambitions, les jeunes femmes s'efforçant de trouver leur place dans une société en pleine mutation, celle de la Shining India du XXIe siècle. En trois longues nouvelles (Le Mariage ; L'Espoir ; L'Éléphant et la Maruti), l'auteur en brosse un tableau insolent. Traduit de l'anglais (Inde).
Résumé : Un homme, qui n'est "plus un jeune homme", veille auprès d'un nouveau-né, une petite fille, dans un appartement de Calcutta. Il écrit. Le bébé est celui de sa soeur, morte en couches la veille. On le lui a "prêté" pour une journée, en attendant qu'il décide de ce qu'il veut faire de l'enfant. C'est pour cette petite fille qu'il écrit ses "histoires". Des histoires de famille. Des bribes de souvenirs : sa soeur et lui sur le couvre-lit bleu, son père et ses colères, sa mère qui le lave dans le lavabo blanc, un enfant dans un jardin qui observe ses parents par la fenêtre sans comprendre la teneur de leurs gestes, un train la nuit, etc. La peur, l'amour, la violence, l'inceste rôdent. Ecrit dans une langue à la fois transparente et elliptique, le style de ce premier roman s'impose. A travers l'éclatement du récit, le fil peu à peu émerge, le lecteur est amené à comprendre ce qui s'est réellement passé, l'étendue de l'horreur racontée d'une voix si neutre et apparemment sereine. "Le couvre-lit bleu est écrit dans un style à la fois intime et plein de silence. L'histoire elle-même est passionnante, elle produit un effet de choc." Colm Toibin
Dans ce beau roman, Radhika Jha s attache à une héroïne originale et hautement symbolique, dans une Inde prise entre tradition et modernité: une vache. Ramu découvre dans la forêt une vache blessée. C est le début d une grande histoire qui va faire de lui le sauveur de son village maintenu dans l isolement par le vieux chef de village. La narration est habilement menée à partir du point de vue de différents personnages: le barbier sentencieux, l instituteur, le prêtre, le joueur endetté, et bien sûr les femmes. Cette composition précisément orchestrée aborde des questions essentielles aussi bien sur l identité de l homme, son rapport à l animal, à sa communauté que sur l Inde et son rapport avec l étranger. Elle manifeste l amour de l auteur pour son pays et les hommes qui l habitent. Un amour qui imprègne le récit et le conclut: la vache, dont le propre est « d aller quelque part » comme l indique le vocable en sanskrit, tels l âme et l esprit divin, s enfonce à jamais dans la forêt.
Une jeune femme de vingt-cinq ans perd la voix à la suite d'un chagrin d'amour, revient malgré elle chez sa mère, figure fantasque vivant avec un cochon apprivoisé, et découvre ses dons insoupçonnés dans l'art de rendre les gens heureux en cuisinant pour eux des plats médités et préparés comme une prière.Rinco cueille des grenades juchée sur un arbre, visite un champ de navets enfouis sous la neige, et invente pour ses convives des plats uniques qui se préparent et se dégustent dans la lenteur en réveillant leurs émotions enfouies."4e de couverture : Une jeune femme de vingt-cinq ans perd la voix à la suite d'un chagrin d'amour, revient malgré elle chez sa mère, figure fantasque vivant avec un cochon apprivoisé, et découvre ses dons insoupçonnés dans l'art de rendre les gens heureux en cuisinant pour eux des plats médités et préparés comme une prière.Rinco cueille des grenades juchée sur un arbre, visite un champ de navets enfouis sous la neige, et invente pour ses convives des plats uniques qui se préparent et se dégustent dans la lenteur en réveillant leurs émotions enfouies."
Dans La Reine des rêves, C. B. Divakaruni retrouve le fil enchanté de La Maîtresse des épices, une prose généreuse où le réalisme se pare de couleurs et de senteurs magiques puisées aux sources profondes de l Inde.Rakhi est une jeune artiste qui vit à Berkeley, en Californie, et partage ses jours entre son activité de peintre, sa fille Jona et le salon de thé indien qu elle tient avec son amie Belle. Sa mère est interprète de rêves et consacre ce don à soulager la détresse et servir les autres. Un don qui fascine Rakhi mais l isole de sa mère, de ce coeur nourri de mystères issus d une Inde lointaine qu elle n a pas connue. Hasards ou signes invisibles à déchiffrer, un réseau de coïncidences troublantes se tisse autour de la vie de Rakhi tandis que la découverte du journal intime de sa mère ouvre la porte de secrets longtemps enfouis. Saura-t-elle lire, elle aussi, la vérité cachée dans les rêves et s ouvrir à l amour d elle-même et des autres?
Résumé : Le pavillon de Nosaka à Tôkyô est plein de chats, l'un blotti sur son dernier manuscrit, l'autre amateur de saké, cohabitant avec les chiens, les oiseaux ainsi que les énormes crapauds du jardin. Et l'humain écrivain observe d'un regard aigu tous ces êtres familiers, commente, se confie, philosophe, car sa fréquentation des chats lui délivre moult enseignements sur l'existence, le rapport à la nourriture ou à la mort. Ses chroniques au jour le jour, souvent égayées par un sourire facétieux, se font aussi graves pour évoquer les souvenirs de chats hantant avec nonchalance les décombres de la guerre ou du tremblement de terre de Kôbe, énigmes de sérénité.
Un jour, tandis que j'étais dans mon bureau, occupé comme d'habitude à confier au papier des choses mélancoliques, un bruit étrange est parvenu à mon oreille. La véranda bruissait. On aurait d'abord pu croire qu'une femme avançait en retenant le bas de son kimono de soie, mais le froissement de l'étoffe sur le plancher était par trop vif pour un simple bas de robe. J'ai alors comparé ce bruit au crissement des plis de l'ample pantalon que porte le chambellan, lors de la fête des Poupées, évoquant le glissement de la soie sur les marches du palais fictif. Laissant mon roman, je suis sorti sur la véranda, le stylo entre les doigts : le moineau de Chine prenait son bain".