Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Savoirs N° 16, 2008 : Quels dialogues entre chercheurs et consultants ?
Baron Xavier
L'HARMATTAN
17,50 €
Épuisé
EAN :9782296051133
Voici une livraison relativement originale de la revue Savoirs : le sujet du dossier est plus incertain, plus polémique aussi que la plupart des thèmes que nous avons traités. La relation entre praticiens et chercheurs n'est pas un thème nouveau en soi mais sa définition comme objet scientifique reste un problème. Xavier Baron a accepté de faire le tour d'un champ mal défini, protéiforme et instable. De quels chercheurs parlons-nous ? De quelles sciences aussi ? Et qui sont ces praticiens qui prétendent dialoguer avec la recherche ? Des questions de territoire, de méthodes mais aussi d'identités montrent que ce fameux dialogue auquel tous disent aspirer pose des questions épistémologiques redoutables pour autant que l'on veuille bien avancer dans une réflexion sur les pratiques des uns et des autres. Cette note de synthèse nous aidera à circonscrire la discussion mais aussi à lancer le débat. Preuve en est donnée d'ores et déjà par les rebonds de Philippe Carré, Jean-Pierre Bouchez et Pierre Caspar qui ne craignent pas de réagir et proposer des approches complémentaires du sujet. Deux articles de recherche sont proposés ici. Le premier, dont le thème correspond bien au dossier, est signé par Corinne Merini et Pascale Ponté. Il s'agit en effet de s'interroger sur les pratiques de recherche-intervention. Après avoir situé l'émergence de la notion de recherche-intervention à partir d'une analyse sociohistorique, les auteures cherchent à clarifier les relations de coopération qui s'instaurent entre recherche, formation et intervention. L'article d'Annie Jézégou concerne les formations ouvertes et l'autodirection de l'apprenant. Il fonde tout d'abord la définition selon laquelle une formation est ouverte si elle ouvre des libertés de choix à l'apprenant, au regard des différentes composantes du dispositif pédagogique. En s'appuyant sur les résultats d'une étude empirique, l'auteure montre que la perception des apprenants au regard de l'ouverture joue ici un rôle médiateur dans l'influence du dispositif sur leurs comportements autorégulés.
Les responsabilités du fils Assad dans le drame que vivent les Syriens sont évidemment écrasantes. C'est lui et nul autre qui fait massacrer son peuple. Mais cette évidence ne suffit pas à tout expliquer, loin de là. Avant le fils, il y a eu le père. Avant le père, il n'y a jamais eu de régime démocratique digne de ce nom. Il y a eu l'occupation française entre les deux guerres, il y a eu le partage arbitraire par les Européens des provinces arabes de l'empire ottoman. Le tout ponctué, sans cesse, de conflits violents et de répression. Il y a eu aussi et il y a encore un ensemble de religions qui cohabitent mal, il y a eu un fort courant laïc (notamment le parti Baas toujours au pouvoir), un impitoyable jeu international, jadis les Européens, aujourd'hui Israël et les grandes puissances arabes et non arabes (Chine, Russie). L'héritage de souffrance est immensément lourd. Ce livre d'histoire est le premier et le seul à effectuer une plongée détaillée dans quasiment un siècle d'épreuves et de tragédies. Dû à un journaliste qui connaît à fond la région et son histoire, il contribue à répondre à la lancinante question : pourquoi ?
Résumé : En 1835, Charles-Louis Havas décide de rassembler des informations en provenance du monde entier, de les traduire et de les vendre. C'est ainsi que naît à Paris la première agence d'information, l'Agence Havas, qui deviendra l'Agence France-Presse (AFP) après la Seconde Guerre mondiale. Première entreprise à avoir une stratégie internationale de développement, elle est présente sur tous les fronts: pendant la guerre de Crimée, à Paris assiégé par les Prussiens en 1871, en Espagne pendant la guerre civile, en Syrie depuis la révolte de 2011... Son histoire est émaillée de scoops comme la mort de Staline en 1953, le drame des Jeux olympiques de Munich en 1972 ou la disqualification de Ben Johnson au 100 mètres des JO de Séoul en 1988. Toujours à la pointe des technologies de la communication -jusqu'à la révolution numérique -, l'AFP est devenue la plus grande entreprise de presse française. Elle diffuse chaque jour dans le monde cinq mille dépêches en six langues, deux mille photos, deux cents vidéos et des productions multimédia, grâce à plus de deux mille collaborateurs de quatre-vingts nationalités différentes. Le Monde en direct raconte l'aventure exceptionnelle et passionnante de cette entreprise et de ses collaborateurs qui ont su, au gré de l'Histoire et malgré les vicissitudes, maintenir une ambition mondiale: fournir en permanence, partout dans le monde, une information fiable, vérifiée et immédiate.
Comment s'est formée l'entité libanaise ? Quelles sont les dix-huit communautés religieuses ? Pourquoi le cèdre est-il le symbole du Liban ? Le pays est-il toujours en guerre avec Israël ? Pourquoi les conflits régionaux pèsent-ils si fortement sur le territoire ? Le Hezbollah contrôle-t-il la vie politique ? Pourquoi la population s'est-elle soulevée en 2019 ? Le Liban moderne, issu des bouleversements qui ont suivi la Première Guerre mondiale et l'effondrement de l'Empire ottoman, présente une grande singularité aujourd'hui menacée. Bâti sur un pacte fondateur multiconfessionnel, le système libanais inclut dans son gouvernement des représentants des différentes communautés. Cette particularité est à la fois sa richesse et sa faiblesse. Après une âpre reconstruction aux lendemains de la guerre civile, le pays peine à rebondir. La complexité de sa construction est d'autant fragilisée que son économie est en panne, sa classe politique divisée et corrompue et que sa jeunesse proteste contre le manque d'avenir. Terrain d'affrontement privilégié des ambitions contradictoires au Moyen-Orient, ce petit pays aux larges promesses se trouve à un tournant inédit. Xavier Baron présente en 100 points clés toute la complexité du Liban et décrypte, à la lumière de son histoire, les nombreux défis politiques, sociaux, économiques et régionaux qu'il doit affronter s'il veut conserver son ambition d'exception culturelle dans une région traversée par la violence.
Ce livre d'histoire est le premier et le seul à effectuer une plongée détaillée dans quasiment un siècle d'épreuves et de tragédies. Dû à un journaliste qui connaît à fond la région et son histoire, il contribue à répondre à la lancinante question : pourquoi ? Les responsabilités du fils Assad dans le drame que vivent les Syriens aujourd'hui sont évidemment écrasantes. C'est lui et nul autre qui fait massacrer son peuple. Mais cette évidence ne suffit pas à tout expliquer, loin de là. Avant le fils, il y a eu le père. Avant le père, il n'y a jamais eu de régime démocratique digne de ce nom. Il y a eu l'occupation française entre les deux guerres, il y a eu le partage arbitraire par les Européens des provinces arabes de l'Empire ottoman. Le tout ponctué, sans cesse, de conflits violents et de répression. Il y a eu aussi et il y a encore un ensemble de religions qui cohabitent mal, il y a eu un fort courant laïc (notamment le parti Baas toujours au pouvoir), un impitoyable jeu international, jadis les Européens, aujourd'hui Israël et les grandes puissances arabes et non arabes (Chine, Russie). L'héritage de souffrance est immensément lourd.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.