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Représenter le Roi ou la Nation ? Les parlementaires dans la diplomatie anglaise (1660-1702)
Jettot Stéphane ; Bély Lucien
SUP
24,00 €
Épuisé
EAN :9782840507734
L'Angleterre sous la Restauration est traversée par de profondes tensions héritées de la guerre civile. Les derniers Stuart peinent à concilier les intérêts conflictuels de leurs sujets, qu'il s'agisse du commerce, de la religion ou de la diplomatie. Le Parlement de Londres ne possède pas encore l'autorité qu'il parviendra progressivement à exercer au XVIIIe siècle et ne revendique pas encore vis-à-vis du reste de l'Europe une spécificité idéologique, nourrie par le génie anglais et par l'insularité. Il faut revenir sur une période cruciale, entre l'accession au trône de Charles II (1660) et la mort de Guillaume III (1702), pour comprendre la place de l'Europe dans les débats autour des limites de la prérogative royale, de la tolérance religieuse ou de la légitimité des assemblées représentatives. Les craintes et l'admiration suscitées par la puissante monarchie de Louis XIV, l'attraction et la défiance exercées par le modèle républicain hollandais et enfin les opportunités offertes par les empires espagnols et portugais sont autant de questions indissociables des affaires domestiques. Ces interactions sont revisitées à partir de l'étude d'un petit groupe de parlementaires dont le point commun est de cumuler à la fois un siège dans la Chambre des Communes et une expérience dans les ambassades sur le Continent. À travers la biographie collective d'une cinquantaine de figures emblématiques, sont mis en valeur les analogies et les conflits entre les représentations parlementaires et diplomatiques: séjournant dans des pays où les intérêts commerciaux sont essentiels, où les tensions religieuses sont palpables, ces parlementaires doivent se faire les porte-parole des voeux de la nation, tels qu'ils sont exprimés au Parlement de Londres, tout en se conformant aux exigences de leur monarque. Ce dernier attend d'eux qu'ils incarnent sur le Continent l'image d'un royaume réconcilié et soumis à sa volonté. Ces "parlementaires diplomates" tentent alors de concilier l'aventure du Continent avec le poids des responsabilités familiales et locales liées à leur charge de représentant.
La période comprise entre 1485 et 1714 marque une phase essentielle dans l'émergence de l'Angleterre comme puissance majeure, soucieuse de se distinguer de ses voisins continentaux. La rupture avec la Papauté, l'Invincible Armada, l'exécution de Charles Ier en 1649 ou la Glorieuse Révolution de 1689 sont autant d'événements dont la mémoire conserve la trace jusqu'à nos jours. Attentif à restituer les luttes, les réformes politiques et religieuses qui marquent la période, ce livre dépeint les évolutions sociales et culturelles d'une population transformée par les migrations et la croissance urbaine. Précisant le cadre européen des réformes britanniques, il met en lumière le développement des actions civiques, souligne le rôle des colonies et donne aux voisins britanniques (Gallois, Irlandais, Ecossais) toute leur place.
Hermann Christian ; Jettot Stéphane ; Le Mao Carol
Clefs concours. S'adressant à tous les candidats aux concours, en particulier Agrégation et CAPES, Clefs concours offre une synthèse par sujet. Conçu comme un repère par rapport aux monographies et aux cours et comme un outil de révision, chaque ouvrage est articulé autour de fiches thématiques permettant de faire le point sur les acquis de la recherche. Synthèse des travaux les plus récents, Clefs concours permet de s'orienter dans la bibliographie et de mettre en perspective l'évolution des savoirs. Clefs concours Histoire. Tous les titres sont organisés autour d'une structure commune : des repères : un rappel des faits qui constituent la trame événementielle de la question ; des synthèses sur les personnages et lieux qui jalonnent le sujet ; les grandes thématiques, indispensables à la compréhension des enjeux de la question ; des outils méthodologiques : chronologie, glossaire, bibliographie ; un système de circulation entre les fiches et les références bibliographiques qui complètent l'index.
La période comprise entre le XVIe siècle et le XVIIIe siècle marque une phase essentielle dans l'émergence de l'Angleterre comme puissance majeure, soucieuse de se distinguer de ses voisins continentaux. La rupture avec la Papauté, la victoire sur l'Invincible Armada, l'exécution de Charles ler en 1649 ou la Glorieuse Révolution de 1689 sont autant d'événements dont la mémoire conserve la trace jusqu'à nos jours. Attentif à restituer les luttes, les réformes politiques et religieuses qui marquent la période, ce livre dépeint en outre les évolutions sociales et culturelles d'une population transformée par les migrations et la croissance urbaine. Soucieux de présenter les derniers développements historiogra-phiques, il précise le cadre européen des réformes britanniques, met en lumière le développement des actions civiques, souligne le rôle des colonies et donne aux voisins britanniques (Gallois, Irlandais, Ecossais) toute leur place. Afin de restituer le renouvellement des connaissances et de l'analyse sur cette période, Un large choix de sources - archives, imprimés, iconographie - permet, à travers les annexes, d'approfondir les problématiques essentielles en s'initiant à la technique du commentaire de document. Enfin, un ensemble d'outils pédagogiques : chronologie, glossaire et bibliographie, donne les clefs nécessaires pour pénétrer plus avant dans l'histoire foisonnante de l'Angleterre à l'époque moderne.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Tout en montrant la nouveauté radicale du bolchevisme, et les techniques de Staline pour faire régner sa tyrannie, ce livre fait ressortir les continuités de l'histoire russe et ses constantes (idéologie, pratiques du pouvoir, place et influence de l'empire, conceptions et méthodes de politique étrangère, utilisation de la propagande). L'ouverture des archives de l'URSS et leur abondance a enrichi la connaissance de ce monde autrefois fermé et rend indispensables certaines clés de compréhension : elles faciliteront aussi l'abord de la Russie post-communiste et son passé difficile à surmonter.
Ahmad Zaki fut entre 1892 et 1934 l'une des figures les plus dynamiques de la vie culturelle égyptienne : polyglotte, traducteur, bibliophile, philologue, homme d'érudition, mais épris de modernité et de voyages. A l'aise tant dans la culture arabe que française, il stupéfiait déjà ses contemporains par l'ampleur de ses connaissances et sa liberté d'esprit. Le tour d'Europe qu'il effectua à partir de 1892 et dont on présente ici la traduction intégrale a tout pour nous étonner encore aujourd'hui par éclectisme dont il témoigne. Rédigeant ses feuillets à la diable, d'où un style singulièrement alerte, l'auteur nous fait partager le regard qu'il porte à la fois en humaniste, en ethnographe amateur et en touriste bon vivant, sur l'Italie, la France, l'Angleterre, le pays de Galles, la péninsule Ibérique, auréolée pour lui du souvenir d'Al-Andalus et de ses splendeurs. Chemin faisant, ce qui se construit, dans ce récit au ton personnel, mi-parti d'humour et de souci patriotique, c'est aussi un discours occidentaliste, véhiculant savoir et représentations moins de "l'Autre", que des autres, mais sans aucune lourdeur dogmatique.