Milena était connue du public par les lettres de Kafka, qui avait su voir en elle un être hors du commun, "un feu vivant". Milena Jesenskâ, journaliste à Prague, a payé de sa vie son engagement aux côtés des opprimés, juifs, communistes, antifascistes. Aujourd'hui, ses lettres au publiciste émigré Willi Schlamm, en 1938-1939, offrent le portrait d'une femme passionnée, mais aussi un témoignage sur la fin de la première République tchécoslovaque, abandonnée par les puissances européennes et livrée à elle-même quand le mal envahit ses rues et ses places le 15 mars 1939. Dans les lettres de captivité, découvertes par un incroyable enchaînement de hasards, Milena, au bout du chemin, se montre telle qu'elle fut toujours : vraie, soutenue par ses convictions et son immense volonté de vivre, libre en dépit de tout. Milena Jesenskâ est morte à Ravensbrück le 17 mai 1944, l'Etat d'Israël lui a exprimé sa reconnaissance en l'honorant comme "Juste parmi les nations".
Jelenska Magdalena ; Studio Acapulco ; Bodiansky R
Résumé : Sais-tu qu'à Londres une ancienne centrale électrique a été transformée en galerie d'art contemporain ? Pourrais-tu dire ce qu'ont en commun la basilique Saint-Pierre de Rome et l'incomparable Taj Mahal en Inde ? Et d'après toi, quel est le plus haut gratte-ciel jamais construit ? Avec Archistoria, tu sauras répondre à toutes ces questions et à tant d'autres encore ! Tu vas apprendre l'histoire des formes architecturales et des matériaux de construction à travers une série de bâtiments emblématiques de toutes les époques et du monde entier. Mais sans doute en connais-tu déjà certains... C'est parti pour un voyage à la découverte des châteaux, des tours, des musées, des maisons, des basiliques, des gratte-ciel... et à la rencontre des esprits fantasques et brillants de leurs inventeurs !
« Toi, si vivante, et qui vit à de telles profondeurs » écrivit un jour Kafka dans l'un des fameux « baisers » épistolaires adressés à celle qui fut sa première traductrice et sa muse, Milena. Sous le souffle tumultueux de l'histoire, son prénom, le visage mythifié de ses quinze ans, ont éclipsé les aspérités d'une personnalité complexe, que le Prague des années 1920 préférait surnommer « La Jesensk?. Fantasque, émancipée, douée d'un sens de l'observation acéré, Milena Jesenská traverse le chaos du XXe siècle les yeux grands ouverts, témoin privilégié de l'ascension du nazisme. Publiées sous de multiples identités, ses chroniques - parfois frivoles, souvent d'une gravité et d'une intuition déroutantes - croquent les attitudes versatiles de ses contemporains, explorent les no man's lands de l'exil, s'engagent, interrogeant sans trêve les racines de l'absurde. Milena Jesenská est morte dans le camp de concentration de Ravensbrück en 1944.4e de couverture : « Toi, si vivante, et qui vit à de telles profondeurs » écrivit un jour Kafka dans l'un des fameux « baisers » épistolaires adressés à celle qui fut sa première traductrice et sa muse, Milena. Sous le souffle tumultueux de l'histoire, son prénom, le visage mythifié de ses quinze ans, ont éclipsé les aspérités d'une personnalité complexe, que le Prague des années 1920 préférait surnommer « La Jesensk?. Fantasque, émancipée, douée d'un sens de l'observation acéré, Milena Jesenská traverse le chaos du XXe siècle les yeux grands ouverts, témoin privilégié de l'ascension du nazisme. Publiées sous de multiples identités, ses chroniques - parfois frivoles, souvent d'une gravité et d'une intuition déroutantes - croquent les attitudes versatiles de ses contemporains, explorent les no man's lands de l'exil, s'engagent, interrogeant sans trêve les racines de l'absurde. Milena Jesenská est morte dans le camp de concentration de Ravensbrück en 1944.
Résumé : Grand amour de Kafka, Milena Jesenská fut surtout une journaliste hors du commun. "Vivre "rassemble ses chroniques, reportages et courts essais écrits de 1919 à 1939, qui mêlent observations sociales, descriptions de situations grotesques du quotidien, critiques de films ou reportages politiques. Avec une écriture franche et chaleureuse et un sens aigu du détail, entre Prague et Vienne, elle parvient avec brio à capter l'esprit du temps.
La question de l'énergie s'impose comme un des enjeux majeurs du XXIe siècle ! Le concept de transition énergétique s'inscrit plus que jamais au coeur des politiques publiques, déclinées ensuite au niveau plus infra des territoires. Toutes ces questions d'ordre environnemental, technique ou sociétal suscitent des prises de position tranchées et des controverses d'ampleur, comme si les problèmes soulevés appartenaient à l'instantané d'une contemporanéité agitée. Or, il apparais que les phases de mutation liée à l'émergence de nouvelles énergies ont été récurrentes depuis le XVIII` siècle, se heurtant parfois à des verrous technologiques, des impasses, des défiances. Malgré tout, des filières énergétiques se sont peu à peu imposées à l'existant générant des ascendances techniques et de nouveaux usages. Les acres de ces 6" Journées d'Histoire Industrielle ont pour ambition de s'interroger sur ces dynamiques comme sur ces échecs rappelant en somme qu'aucun système ne reste figé.
Combattant les peintres académiques qui exposent aux Salons officiels, J.-K. Huysmans s'est posé dans L'Art moderne en promoteur de l'" art vivant " et des impressionnistes. Son roman A rebours (1884) marque une dissidence d'antimoderne qui ouvre aux oeuvres les voies de l'imaginaire. Avec lui s'opère un renouveau esthétique : le regard s'émancipe comme en témoigne sa vision de G. Moreau et sa libre interprétation de ses Salomé.
Hoppenot Eric ; Baudelle Yves ; Morzewski Christia
Ce volume propose des lectures inédites d'une partie relativement peu connue de l'oeuvre de Blanchot (hormis Thomas l'Obscur), ses premiers romans, Aminadab, Thomas l'Obscur et Le Très Haut. Les études proposées analysent les différents romans notamment dans leur contexte historique et philosophique. Elles mettent également en exergue la singularité esthétique d'une des oeuvres les plus originales du XXe siècle.
Résumé : Le rôle historique du cinéma est de nous avoir donné le visible une seconde fois, en ajoutent le temps à l'image. Il reste pourtant dans tout film une large part d'invisible : c'est elle qui est ici décrite, et explorée. Le cinéma en effet nous rend conscients de l'ambiguïté fondamentale de notre relation au visible. Sa force documentaire, comme son jeu inné avec la fiction, lui ont permis de convoquer les invisibles essentiels du monde, et aussi bien, des effets psychiques qui mettent en péril la visibilité du visible. Il nous autorise à croire que nous voyons vraiment quelque chose d'autre que le monde des apparences. Ce livre ne fait ni la théorie, ni l'histoire de cette doublure du visible que transporte le cinéma, mais en donne un panorama complet, attentif à ne jamais trancher abstraitement, mais à toujours s'appuyer sur des exemples concrets, et nombreux.