Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Commentaire sur Daniel
JEROME/COURTRAY
CERF
55,00 €
Épuisé
EAN :9782204130134
Avec cette oeuvre composée en 407, Jérôme est le premier commentateur latin de Daniel. Ce livre prophétique rédigé en hébreu, en araméen et en grec n'a pas manqué d'intéresser ce spécialiste de la Bible, lui permettant d'exercer ses talents de traducteur et d'examiner, à la suite d'Origène, la canonicité du texte. Souhaitant se démarquer de ses ouvrages précédents sur les Douze petits prophètes, le moine de Bethléem a tenté ici une nouvelle méthode exégétique, marquée par la brièveté et par un commentaire "à intervalles" il s'est ainsi concentré sur les seuls versets qui lui paraissaient les plus importants en particulier ceux annonçant la venue de l'Antichrist ou concernant la prophétie des soixante-dix semaines. Ce Commentaire est aussi pour nous une source majeure concernant de nombreux textes aujourd'hui perdus, aidant à reconstituer des livres du Contre les chrétiens de Porphyre ou des Stromates d'Origène, ainsi que certains écrits chrétiens contre Porphyre. A la fois témoignage de traditions disparues et scénario de la fin des temps, cette exégèse combative est ici livrée dans un texte renouvelé. Régis Courtray est maître de conférences en langue et littérature latines à l'Université Toulouse 2 - Jean Jaurès. Spécialiste de Jérôme, il a publié Prophète des temps derniers. Jérôme commente Daniel (Paris 2009).
Lorsqu'il révise des textes bibliques grecs et qu'ensuite, soucieux de revenir à la vérité hébraïque dans le sillage d'Origène, il traduit directement de l'hébreu au latin des livres de l'Ancien Testament, Jérôme accompagne ses travaux de Préfaces, au nombre desquelles le célèbre prologus galeatus. Ces textes généralement brefs, ainsi que quelques préfaces qui ne sont pas de Jérôme, ont été transmis tout au long du Moyen Age dans les manuscrits bibliques ; ils figurent encore dans la Bible latine établie au Concile de Trente (1546), celle que l'on appellera désormais Vulgate. Sont donc ici réunis des textes fondamentaux pour comprendre le travail du moine de Bethléem (env. 386-406), et plus largement l'histoire de la Bible latine. Abondamment annotés, ils sont introduits par une riche synthèse des connaissances actuelles sur les versions latines des Ecritures. Le lecteur disposera ainsi d'un outil de travail précieux pour mieux appréhender les textes que lisaient et commentaient les Pères de l'Eglise d'Occident - un outil susceptible de rendre au latin la place qui lui revient dans les études bibliques. Ce livre a été préparé en séminaire par une quinzaine de chercheurs spécialistes de saint Jérôme, sous la direction d'Aline Canellis, professeur de langue et littérature latines à l'université Jean Monnet Saint-Etienne.
Le "schisme luciférien" , du nom de sa figure emblématique, l'évêque Lucifer de Cagliari, a troublé l'Occident entre 360 et 400, à la suite de la réintégration dans l'Eglise des évêques qui avaient peu ou prou cédé aux ariens, lors de la deuxième session du concile de Rimini, à la fin de 359. L'étude de cette crise est rendue difficile par la rareté, l'état fragmentaire et l'hétérogénéité de la documentation antique qui nous est parvenue. De plus, cette crise a été abusivement confondue avec le conflit qui, de 366 à 375, a opposé l'antipape Ursinus à l'évêque de Rome, Damase, car on a longtemps cru, à tort, que les lucifériens soutenaient le compétiteur de Damase, d'autant que ce dernier se trouvait être lui-même la cible des schismatiques.
Jérôme Camut et Nathalie Hug, respectivement nés en 1968 et 1970, se rencontrent fin 2004 à travers Malhorne de J. Camut, la série culte qui a renouvelé le fantastique. La magie opère immédiatement. Depuis, ils se sont mariés et consacrent leur vie à l?écriture à quatre mains.Née en 1970 à Nancy où elle vit toujours, Nathalie Hug a publié depuis 2004 plusieurs thrillers avec son mari Jérôme Camut. Avec L?Enfant-rien, son premier roman en solo, elle signe une ?uvre poignante, bouleversante.
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...