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APOLOGIE CONTRE RUFFIN. Edition bilingue français-latin
JEROME
CERF
49,00 €
Épuisé
EAN :9782204020787
Nés tous deux vers 345, originaires l'un et l'autre de la Haute Italie, également lettrés et épris de la vie monastique - l'un se fixa à Bethléem, l'autre au Mont des Oliviers -, Jérôme et Rufin avaient tout pour être amis, et ils le demeurèrent longtemps. Curieusement, ce fut leur activité parallèle de traducteurs d'Origène qui amena entre eux une brouille tragique dont les épisodes agitèrent l'Orient et l'Occident. Les trois livres Contre Rufin, publiés en 401-402, sont une oeuvre passionnée, où se donnent libre cours l'éloquence, l'érudition et les habiletés du redoutable polémiste qu'est Jérôme. La haute tenue littéraire du Contre Rufin lui a valu, en dépit de son ton fort peu évangélique, l'admiration et l'indulgence de nombreux critiques, à commencer par celles d'Erasme. Tel quel, ce traité demeure un document de grande valeur pour la connaissance d'une époque d'extraordinaire vitalité de l'Eglise, où les grands noms de moines, d'évêques, de laïcs influents foisonnent en Orient comme en Occident, et où les échanges sont constants dans tous les domaines de la culture et de la vie chrétienne. Pierre Lardet, qui a consacré au Contre Rufin une remarquable thèse de doctorat, a récemment donné de ce traité une ample édition critique dans le Corpus Christianorum.
Jérôme Garcin est né à Paris le 4 octobre 1956. Il dirige les pages culturelles du Nouvel Observateur et anime Le Masque et la Plume sur France Inter. Il est notamment l'auteur de La chute de cheval, prix Roger Nimier 1998, de C'était tous les jours tempête, prix Maurice Genevoix 2001, et de Théâtre intime, prix Essai France Télévisions 2003, tous parus aux Editions Gallimard.
Le "schisme luciférien" , du nom de sa figure emblématique, l'évêque Lucifer de Cagliari, a troublé l'Occident entre 360 et 400, à la suite de la réintégration dans l'Eglise des évêques qui avaient peu ou prou cédé aux ariens, lors de la deuxième session du concile de Rimini, à la fin de 359. L'étude de cette crise est rendue difficile par la rareté, l'état fragmentaire et l'hétérogénéité de la documentation antique qui nous est parvenue. De plus, cette crise a été abusivement confondue avec le conflit qui, de 366 à 375, a opposé l'antipape Ursinus à l'évêque de Rome, Damase, car on a longtemps cru, à tort, que les lucifériens soutenaient le compétiteur de Damase, d'autant que ce dernier se trouvait être lui-même la cible des schismatiques.
Lorsqu'il révise des textes bibliques grecs et qu'ensuite, soucieux de revenir à la vérité hébraïque dans le sillage d'Origène, il traduit directement de l'hébreu au latin des livres de l'Ancien Testament, Jérôme accompagne ses travaux de Préfaces, au nombre desquelles le célèbre prologus galeatus. Ces textes généralement brefs, ainsi que quelques préfaces qui ne sont pas de Jérôme, ont été transmis tout au long du Moyen Age dans les manuscrits bibliques ; ils figurent encore dans la Bible latine établie au Concile de Trente (1546), celle que l'on appellera désormais Vulgate. Sont donc ici réunis des textes fondamentaux pour comprendre le travail du moine de Bethléem (env. 386-406), et plus largement l'histoire de la Bible latine. Abondamment annotés, ils sont introduits par une riche synthèse des connaissances actuelles sur les versions latines des Ecritures. Le lecteur disposera ainsi d'un outil de travail précieux pour mieux appréhender les textes que lisaient et commentaient les Pères de l'Eglise d'Occident - un outil susceptible de rendre au latin la place qui lui revient dans les études bibliques. Ce livre a été préparé en séminaire par une quinzaine de chercheurs spécialistes de saint Jérôme, sous la direction d'Aline Canellis, professeur de langue et littérature latines à l'université Jean Monnet Saint-Etienne.
Jérôme Charyn ; Jürgen Alberts ; Andreu Martín ; P
Résumé : Six villes, six auteurs, six textes sur le crime et la ville, chacun des auteurs livrant un visage inquiétant de sa ville fétiche : Jerome Charyn, New York ; Jürgen Alberts, Brême ; Peter Zeindler, Zurich ; Andreu Martin, Barcelone ; Pino Cacucci, Bologne et Patrick Raynal, Nice.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".