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Restoroute ou L'école des amants, comédie. Animaux
Jelinek Elfriede ; Démerin Patrick ; Hornig Dieter
VERDIER
16,50 €
Épuisé
EAN :9782864326786
Créée en 1994 à Vienne, Restoroute est la huitième pièce d'Elfriede Jelinek qui la définit comme sa " première véritable comédie ". Le sous-titre, L'école des amants, indique la filiation de cette oeuvre avec le Cosi fan tutte de Mozart et Da Ponte, dont elle est la réécriture burlesque et grinçante. Pour l'écrivain qui se définit comme " une incurable moraliste ", l'échangisme apparaît comme l'illustration de " la terreur de la liberté " : une sexualité sans frein où le désir féminin qui se donne prétendument libre cours n'aboutit qu'à une ritualisation grotesque de la performance sexuelle et se mue en une servitude terrifiante. Animaux, pièce créée à Vienne en zoos, se compose de deux monologues. Dans le premier, une femme bourgeoise mélancolique exprime sa soumission à son amant et aspire à ce que celui-ci use d'elle selon son bon plaisir. Dans la deuxième partie qui, selon les termes de l'auteur, " efface et ridiculise la première ", ce désir se trouve pris au pied de la lettre: la prostitution érige l'homme en seigneur et maître, pour qui les femmes ne sont que du bétail. Dans ces deux pièces violemment satiriques, le jeu théâtral repose sur la puissance subversive du langage qui passe au premier plan et met en évidence la monstruosité du monde contemporain.
Résumé : Ton esprit, Emily, est complètement distinct du mien. Il a quand même fini par opter pour une certaine grandeur. La route file sous mes roues. Les toilettes d'autoroute sont l'une des institutions les plus humaines qui soient. La lisière des arbres est à ma libre disposition, et gratis. Se laver les mains. Bien. Le ciel est en haut, dans le prolongement de mon axe corporel. Le vent se lève. Je cesse dès maintenant, comme prévu, de tourmenter le paysage avec mon poids. Terre en vue. J'ai un c?ur. Je suis une mesure. Je suis un must.
Résumé : "Erika est seule face à la masse de ses élèves, seule contre tous, à la barre du frêle esquif de l'art." A trente-six ans, elle ne boit pas, ne fume pas et dort encore dans le lit de sa mère. Promise à une carrière de pianiste internationale, asphyxiée par les ambitions maternelles, elle est devenue simple professeur. Elle se plaît à fréquenter les peep-shows et les bois du Prater à ses heures perdues. Hors la vie, elle jongle entre une sexualité bancale et des séances d'automutilation. Quand un étudiant tombe amoureux d'elle, Erika ne peut lui offrir qu'un scénario dont la perversité semble fonctionner à merveille...
Résumé : "Je ne suis pas une femme qui a été quittée par son mari, je suis une femme qui est partie de sa propre initiative." Figure majeure du répertoire occidental depuis Ibsen, Nora décide de s'affranchir des codes domestiques bourgeois de son époque. La pièce se déroule dans les années 1920 : après avoir quitté le domicile conjugal, Nora découvre l'usine et ses machines. Une Nora moderne, dont le corps se plie au monde du travail et à la gymnastique. Résistant aux avances du contremaître, elle retrouve les rapports de domination à travers les manigances de la classe dominante, qui veut l'utiliser comme appât. Saura-t-elle échapper à une nouvelle relation amoureuse ? Quel sera le prix de la liberté ? Cette nouvelle traduction est augmentée de l'appendice Après Nora, écrit en 2013.
Brigitte coud des soutiens-gorge à l'usine. Pour fuir le quotidien, elle tombe dans les bras de Heinz, l'électricien qui aura bientôt un magasin à lui. Paula, elle, rêve à l'amour des romans-photos. Elle jette son dévolu sur Erich, le beau bûcheron qui lui préfère les motos et l'alcool. Peut-on vraiment échapper à son destin ? Sans concession, Elfriede Jelinek fait voler en éclats une spécialité autrichienne : l'idylle.
Dans un pays dont on ignore le nom, où se succèdent des dictateurs qui tentent de le moderniser, une soeur et son frère jumeau vivent à la ferme de leurs parents, au milieu des plaines. Marcio travaille aux champs avec le père, un homme violent, tandis que Léonora s'occupe de la maison avec sa mère. Ils ont douze ans à peine et leur complicité semble totale, leurs jeux interdits irrépressibles. Mais un soir, alors que leurs corps se rapprochent doucement dans le fenil, le père surgit et voit se confirmer ce qu'il a toujours suspecté. Tandis qu'un nouveau coup d'Etat vient de se produire, les parents décident de séparer les jumeaux. Commence alors un combat long et incertain, celui de la réinvention de soi et de la quête obstinée de liberté.
Bashõ est l'une des figures majeures de la poésie classique japonaise. Par la force de son oeuvre, il a imposé dans sa forme l'art du haiku, mais il en a surtout défini la manière, l'esprit : légèreté, recherche de la simplicité et du détachement vont de pair avec une extrême attention à la nature. Le haiku naît donc au bord du vide, de cette intuition soudaine, qui illumine le poème, c'est l'instant révélé dans sa pureté.La vie de ce fils de samourai, né près de Kyoto en 1644, fut exclusivement vouée à la poésie. Agé de treize ans, il apprend auprès d'un maître du haikai les premiers rudiments de ce genre. Plus tard, après avoir lui-même fondé une école et connu le succès à Edo (l'actuelle Tokyo), il renonce à la vie mondaine, prend l'habit de moine, et s'installe dans son premier ermitage. Devant sa retraite, il plante un bananier, un bashõ, offert par l'un de ses disciples - ce qui lui vaudra son pseudonyme. Sa vie est dès lors faite de pauvreté, d'amitiés littéraires et de voyages. Osaka sera le dernier. Après avoir dicté un ultime haiku à ses disciples éplorés, il cesse de s'alimenter, brûle de l'encens, dicte son testament, demande à ses élèves d'écrire des vers pour lui et de le laisser seul. Il meurt le 28 novembre 1694. Sur sa tombe, on plante un bashõ.
Voici l'histoire d'un homme sur une île déserte, élevé sans père ni mère, qui découvre par sa raison seule la vérité de l'univers entier, puis qui rencontre un autre homme, religieux mais sagace, venu d'une terre voisine. Une "sorte de Robinson psychologique", écrivait Ernest Renan à propos du livre. Ecrit en arabe au XIIe siècle par le penseur andalou Ibn Tufayl, né à Guadix, Vivant fils d'Eveillé est un chef-d'oeuvre de la philosophie. Il dévoile sous la forme d'un conte les secrets de la "sagesse orientale". Traduit en latin en 1671, il connaîtra un immense succès dans l'Europe des lettres. Jean-Baptiste Brenet en propose ici une adaptation qui donne la parole au personnage principal." Préface de Kamel Daoud.
Le fil de ce récit déroule l'histoire d'une rencontre entre une jeune femme, l'art de Piero della Francesca et un peintre d'aujourd'hui, qui s'appelle lui aussi Piero - un homme aperçu pour la première fois dans un café, au détour d'une place, à Rome. Cette vie à trois devient vite une danse si enivrante, sous la chaleur antique de l'Italie, que souvent l'on ne sait plus au bras de qui l'on danse. "C'est comme l'univers, on ne peut pas dire je le connais. Mais il habite à tel point les nuits et les jours, colore les heures même de repos, s'insinue dans tous les regards jetés, s'immisce dans tous les traits vus, au point qu'un soir, cela devient envahissant, doit naître, et ne cesse plus d'avoir un lieu en moi".