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Sauver la sécurité sociale. Question de générations
Jeger François ; Peraldi Olivier
L'HARMATTAN
16,50 €
Épuisé
EAN :9782336001845
Près de 70 ans après sa naissance, faut-il sauver la Sécu ? Le cri du coeur de l'immense majorité des Français trouve en écho celui beaucoup moins enthousiaste que lui renvoie le contribuable. Retraites de plus en plus coûteuses car de plus en plus longues, nouvelles pathologies du grand âge, addiction aux médicaments, mais aussi nouveaux enjeux tels que le renoncements aux soins et la pénurie de médecins, le recul de l'entrée dans la vie active ou encore le déclassement social des familles nombreuses ou monoparentales... Des tentatives de maîtrise de la dépense maladie à une réforme de la dépendance annoncée puis reportée, et surtout, du dogme du tout collectif à celui de l'individualisme, la Sécurité sociale concentre toutes les interrogations sur le modèle de société laissé aux générations suivantes. En posant la question de la Sécurité sociale sous l'angle des générations, les auteurs mettent l'accent sur la pertinence de la couverture de certains risques chers aux anciens et l'absence de prise en compte de nouvelles difficultés échappant à la Sécu tel que le recul de l'accès des jeunes à l'emploi. Avec pour conséquence leur doute en matière de solidarité intergénérationnelle.
La loi du 2 janvier 2002 rénovant l'action sociale et médico-sociale ne s'est pas contentée de réformer la loi du 30 juin 1975 relative aux institutions. Elle a fait acte de refondation en organisant pour les quelque 32 000 établissements et services concernés des règles communes. Trois lignes directrices émergent decette construction législative: la priorité donnée aux droits des personnes; une diversification accrue des prises en charge et des accompagnements et l'introduction de l'évaluation de leur qualité; une reconstruction plus rigoureuse des procédures de planification, d'autorisation, d'allocation des ressources et de contrôle. Pour mieux connaître ce texte refondateur et faciliter sa mise en oeuvre, les auteurs se sont fixé cinq objectifs: retracer la généalogie du secteur social et médico-social et l'historique de sa législation; témoigner des conditions d'élaboration d'une réforme du point de vue d'une administration centrale; présenter lecontenu de cette réforme, ses principaux enjeux, le contexte dans lequel elle s'est construite et la teneur de ses décrets d'application; se livrer à un exercice de droit comparé avec la loi hospitalière; prendre en compte enfin l'incidence de ce cadre législatif et réglementaire sur les professionnels, les bénévoles, les acteurs et décideurs de terrain. Cette seconde édition, très sensiblement revue, actualisée et augmentée de la présentation de la vingtaine de décrets publiés ou à paraître et de nouveaux commentaires, tente d'accompagner, par la pédagogie, l'évolution du fonctionnement des institutions de ce secteur stratégique. Biographie de l'auteur Jean-François Bauduret, un des rédacteurs de la loi, est actuellement directeur adjoint à la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie.Marcel Jaeger, sociologue, directeur de l'IRTS de Montrouge et Neuilly-sur-Marne, est auteur de plusieurs livres parus chez Dunod.
Il a fallu à Emmanuelle Amsellem trente ans d'études sur les oeuvres de ses maîtres - Signac ou Vieira da Silva -, de pratique de la peinture et de la sculpture pour que l'artiste parvienne à éveiller cette vie qui sommeille dans la matière des pigments et qui se réserve dans leurs propriétés lumineuses. Elaborées grâce à une technique inédite, le "pointillisme au couteau", les oeuvres sont construites par un travail remarquable d'infimes variations accumulées dans des compositions abstraites et suaves, rêveuses et rigoureuses, qui sculptent véritablement la couleur monochrome : le bleu, le noir ou le blanc. Inspirée par la géométrie, l'architecture et les arts décoratifs, Emmanuelle Amsellem fait parfois du tableau la synthèse du labyrinthe, du paravent et de l'échiquier... Le regard sensible de Sébastien Mullier nous initie aux arcanes de cette peinture mystérieuse, élevée à la puissance du vitrail. Nous suivons avec lui le parcours du peintre, nous voyons la lumière se métamorphoser sans cesse sur les pigments, pigments qui nous invitent à une méditation à la fois spirituelle et poétique.
Résumé : Après sa disparition en 1958 et malgré quelques expositions, le peintre Hans Reichel est resté méconnu du grand public. Pourtant cet allemand, né en Bavière en 1892 et venu s'installer à Paris après la première Guerre Mondiale, aura un parcours bien singulier. Alors qu'émergent plusieurs mouvements novateurs en Allemagne (Die Brücke et Blaue Reiter à Munich qui donnent corps à l'expressionnisme allemand), il participera à l'aventure du Bauhaus à Weimar où enseigne son ami Paul Klee. Mais tout au long de sa vie et des événements tragiques qui la ponctueront, il affirmera son indépendance dans l'expression d'un univers où règnent l'imaginaire, la poésie empreinte de romantisme germanique, la musicalité. Ses amis proches, Paul Klee, Rainer Maria Rilke, Vassily Kandinsky, Brassaï, Roger Bissière, Henri Miller et Lawrence Durrell ne se sont pas trompés en conservant jalousement l'une de ses oeuvres, tel un repère ou un talisman. Cet ouvrage présente une soixantaine d'aquarelles retraçant le parcours de cet artiste illustrant les textes d'Henri Miller, Jean-François Jaeger, Deborah Browning Schimeck, et Véronique Jaeger.
L'éthique est à la source d'un sens à redonner constamment au travail social. Elle n'est pas pour lui une valeur ajoutée, mais elle constitue l'essence même de son action. La pratique du travail social ne peut se réduire à l'application d'une technique étayée par une déontologie. Si l'on constate de fait une très forte demande en éthique de la part des travailleurs sociaux, on ne peut que s'étonner de la carence en publications dans le domaine. Cet ouvrage vise à combler cette lacune, non pour offrir une doctrine de principes moraux et de réponses professionnelles "éthiquement correctes", mais pour aider les travailleurs sociaux à clarifier les enjeux en présence, à structurer leur réflexions, à formuler le sens du travail social.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.