Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Nos guerres indiennes
JEANTET-B
PUBLIE NET
10,65 €
Épuisé
EAN :9782371774056
Ecrire, mais comment et raconter, à quoi bon ? Dans les récits qui composent Nos guerres indiennes, Benoit Jeantet interroge, d'une séquence l'autre, ce qui reste. Ce qui de tout demeure quand les blancs peu à peu dévorent le continu des souvenirs. Vieillir. Avoir été. Avoir vécu. Le lisant, on entre dans le geste de feuilleter un album d'images "flashback/flashforward". On ne sait trop comment l'ordonner, ni l'entendre, et pourtant entre les pages, la vie. Son continu. Discontinué. Du présent se restitue, même passé, ou manqué. Quoi qu'il arrive, on sait qu'il est inévitable que les blancs l'emportent. Peu à peu, ils percent et délavent en sépia de plus en plus pâles les images. Celles où tous nous nous tenons. Mais "dans la règle du jeu debout", on aura au moins retrouvé l'île de Ré, la forêt, ses arbres, la réserve, la noyée que cherchait la solitude aux bords d'une rivière, le vacarme des boulevards, il/elle, ces aimé(e)s. Un peu d'éternité pliée, et à force, percée. Transpercée. Quelque chose comme d'une mélancolie, le sable du temps et ses éclats. "A part ça, son truc ? La micronouvelle" dit l'un des récits. Ce qui n'empêche pas le livre de construire le continu multiple d'une écriture. Liée et rompue. De celles qu'on ne quitte qu'à regret, une fois le livre refermé sur sa question.
Résumé : Les souvenirs du rugby ennoblissent la mémoire de ceux qui l'ont pratiqué "La pelouse, pelée comme une vieille chienne par la gale, est plongée dans une demi-pénombre. Le sommet des poteaux ne s'aperçoit qu'à peine. Et même à faible distance, on dirait quatre mâts bousculés dans la nuée noire d'un typhon. A leurs pieds, un gamin haut comme trois pommes se tient accroupi. Prêt à jaillir au moindre ballon qui viendrait à vriller entre les barres. Pour ce gamin, vous savez, les ballons bottés de nuit sont autant d'étoiles filantes qui strient le ciel avec des reflets vif-argent de poisson-lune. Personne d'autre que lui dans ce stade repoussé sous la brume. Et pourtant, c'est chaque nuit qu'il y revient. ".
Balade David ; Dayez Anne ; Jeantet Claude ; Rey J
Les bords de mer - leurs maisons, leurs couleurs, leurs graphismes - sont une véritable source d'inspiration. Cet ouvrage propose de créer une vingtaine d'objets de décoration originaux: un coussin aux bateaux, un tableau du collectionneur, des photophores, des tableaux aux motifs celtiques...Réalisées à partir d'objets récupérés, ces créations sont faciles à reproduire et permettent de découvrir différentes techniques: le transfert sur tissu, la customisation, le travail du carton.Ce livre est aussi une source d'inspiration pour tous les lecteurs qui souhaiteront récupérer et détourner des objets pour personnaliser leur décoration.Pour chaque création, de nombreuses photographies et des textes explicatifs détaillés.
Bihouix Philippe ; Jeantet Sophie ; De Selva Cléme
Résumé : A quoi devront ressembler les villes de demain pour contribuer à un avenir plus soutenable ? L'étalement urbain dévore les sols naturels, tandis que se révèlent, face au climat, les vulnérabilités d'une concentration humaine trop grande. C'est donc tout notre rapport aux territoires qu'il est urgent de repenser, en favorisant la redistribution des services et des emplois, en oeuvrant à une attractivité nouvelle des villes moyennes, des bourgs, des villages et des campagnes. Plus tôt nous protégerons nos terres agricoles, naturel les et forestières de l'artificialisation, plus grande sera notre capacité de résilience. Désormais les métropoles ne doivent plus attirer et grandir, mais essaimer.
Avec Les Temps pressés, l'auteur nous offre une poésie qui interroge la modernité entre espérance et nostalgie. Même si le parfum de l'imparfait plane souvent entre les lignes, il reste que l'avenir se dessine toujours avec nos crayons d'enfant. Entre le sel de l'inconnu et l'amertume du deuil de ce qui a été, l'observateur sonde naturellement les atours de la modernité. Ces fragments se veulent autant de respirations pour s'évader quelques instants avant de retourner le sablier et de poursuivre son chemin. Alors, remplissons la clepsydre de mots et de musique, avec le cÅur dans le rétroviseur, pour faire face aux dissonances du présent, la trajectoire restera toujours chargée de souvenirs et d'espoirs, de la lumière du matin comme des larmes du soir. Recueil de poèmes en quatre parties : â¢Celui d'avant brillait à la lumière â¢Des petites victoires et des premières fois â¢Accrochant alors aux teintes éphémères â¢Bien des raisons pour autant de joie
Aucune carte du monde n'est digne d'un regard si le pays de l'utopie n'y figure pas. - Oscar Wilde 1830, 1848, 1871, 1905, 1917... les révolutions et révoltes populaires se sont succédées pendant un siècle. Portés par une volonté de conquêtes sociales, d'une transformation profonde de la société et par l'espoir de voir leurs idées triompher, des auteurs engagés dans différents courants progressistes ont imaginé l'avenir des révolutions qu'ils vivaient ou qu'ils souhaitaient : à partir de théories ils projettent les lecteurs dans une ère nouvelle, un âge d'or à venir. Les sept textes réunis dans Demain, les Révolutions ! témoignent de la diversité des points de vue, des courants et des moyens de réaliser la révolution annoncée. Ces disciples de Saint-Simon et de Charles Fourier, socialistes et anarchistes, communards et anarcho-syndicalistes rêvent de voir le monde changer de base. Dans ces utopies et anticipations révolutionnaires, une nouvelle société se dessine : plus juste, plus fraternelle, plus égalitaire. Si ces espérances ne se sont pas toutes réalisées, elles contiennent des buts à atteindre qui sont toujours d'actualité, elles portent en germe l'émancipation du genre humain et le désir d'un avenir radieux. L'utopie n'est pas une illusion, elle est un idéal ; elle n'est pas une chimère, elle est un projet. Si, comme l'écrivait Victor Hugo, "l'utopie est la vérité de demain" , hier comme aujourd'hui, avec tous les Jean Misère, continuons de bâtir des cités idéales, de chanter le temps des cerises et, demain, le soleil brillera toujours ! Présentation de Philippe Ethuin.
Comment vivre au plus près des corps ? Ce diptyque, Anne Savelli l'a écrit à leur contact. Tout contre. Né d'une collaboration avec la compagnie de danse Pièces détachées, c'est un roman double qui prend comme point de fixation la peau, les os, les muscles dans ce qu'ils ont de plus minéral, parfois, mais aussi de plus volatile. Ballet de mouvements qui écrivent autant qu'ils inventent leur rapport à l'autre et au monde, d'une part ; de l'autre, vertige de la fixité dans une série stroboscopique de photographies qui puisent autant dans les zones d'ombre du modèle que dans son éclat. En creux, c'est tout un monde de luxe, de perfection physique et de domination qui va se déployer et dont le récit tentera de reconstruire, d'assembler, de réécrire l'identité dans une forme proche de l'enquête fragmentée. C'est l'histoire d'un corps qui s'effondre, toujours. C'est aussi le lieu choisi pour une élévation d'une grande poésie.
Résumé : Que s'est-il passé ? Voici le livre le plus étonnant de Ioànnou. On reconnaît bien son monde et pourtant tout a changé. L'auteur est toujours là, au coeur de ces récits composites, inclassables - même si, à vrai dire, la part de fiction semble ici plus grande, même si l'auteur-protagoniste se dissimule à moitié parfois, passant du je au il - et même, une fois, sans doute, au elle... On reconnaît aussi les thèmes - solitude, amours impossibles, union de l'amour et de la mort, du sexe et du sacré, du désespoir et de l'espérance. Il est vrai que cette fois le narrateur s'enhardit, l'autocensure se relâche, l'aveu se fait nettement plus explicite. Mais la grande nouveauté, c'est un spectaculaire changement de voix. L'écriture ancienne de Ioànnou, brève, ramassée, à la fois dense et trouée de silences - du court qui en dit long - est soudain balayée par un grand souffle, comme si une digue cédait soudain, et un torrent de mots déboule tout au long de paragraphes immenses, de phrases qui n'en finissent pas, dans des histoires qui sentent l'insomnie et la fièvre, hallucinées, égarées, où les lieux et les temps parfois se mêlent, brûlantes, où parfois l'on se perd.
Résumé : Qui est Robin Sonntag ? Informaticien au sein d'une société secrète, il oeuvre à sauvegarder les savoirs de l'humanité via un réseau d'algorithmes répartis sur des millions d'ordinateurs et d'appareils domestiques. Qui est Alice Barlow ? Celle que Robin ne parvient pas à oublier, et qu'il ne veut pas souiller de sa virilité toxique. Ne pouvant couper aucun pont avec elle dans ce monde hyperconnecté, une idée lui est venue : celle de détruire Internet pour ne plus avoir de lien, même potentiel, avec elle... Dans ce roman d'un nouveau genre, capable à la fois de faire chanter les protocoles régissant les réseaux immatériels et suivre le cheminement des données giclant de câble en câble, Joachim Séné réalise dans l'écosystème littéraire ce que tout un chacun expérimente en ligne : il fait oeuvre de navigation. Dystopie au présent, L'homme heureux synthétise le meilleur et le pire du web encapsulés sous la forme d'un roman à flux tendu qui "écrit les âges sombre du futur avec des bâtons de bergers étrusques".