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Simone de Beauvoir, Mémoires d'une jeune fille rangée
Jeannelle Jean-Louis
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753575745
Premier volume en 1958 d'un cycle qui s'achèvera avec La Cérémonie des adieux en 1981, Mémoires d'une jeune fille rangée raconte l'histoire d'une libération et l'accomplissement d'un destin, confirmant ainsi l'intuition de la jeune Simone de Beauvoir qui notait dans son journal intime le 30 mai 1929 : "Quelle plus belle oeuvre que cette destinée que j'accomplis ? " De son éducation dans un milieu familial et scolaire étouffant, Beauvoir a tiré une analyse précise de l'arrangement des sexes, implacable police des genres dont résultait pour les jeunes filles de la bourgeoisie catholique une fausse alternative : le mariage "arrangé" ou le célibat forcé. Portée par un formidable goût de bonheur, la jeune Simone passe du Cours Désir aux amphithéâtres de la Sorbonne et conquiert son autonomie grâce à l'agrégation de philosophie. A chacune de ces étapes, ce sont dans les mots, lus et écrits, qu'elle trouve les ressources nécessaires à son parcours - au prix néanmoins d'un sacrifice : celui de son amie Zaza, morte de n'avoir pu s'arracher à son milieu, mais à laquelle l'autobiographie confère une nouvelle existence faite de mots. Au coeur de ce récit de vocation se trouvent les linéaments d'une pensée où l'existence s'appréhende à travers le corps et les aspirations d'un être sexué. Synthèse des travaux les plus récents sur l'oeuvre autobiographique de Simone de Beauvoir, le présent volume rassemble les contributions des meilleurs spécialistes, parmi lesquels les artisans de l'édition des Mémoires dans la Bibliothèque de la Pléiade. Il a été pensé comme un ouvrage complet et incontournable pour permettre la réussite des candidats à l'agrégation de lettres.
Résumé : Les projets de films restés irréalisés sont-ils voués à ne subsister qu'à titre d'anecdotes dans les biographies des réalisateurs ? Le premier, ce livre s'intéresse à des oeuvres cinématographiques qui n'ont existé que sous forme de scénarios. Ceux auxquels a donné naissance La Condition humaine sont des cas exceptionnels. En raison du texte concerné (dont on a loué les qualités cinématographiques), mais surtout par le nombre de tentatives accumulées et le prestige des scénaristes et réalisateurs engagés : Malraux lui-même, en collaboration avec Eisenstein, James Agee, Han Suyin et Fred Zinnemann, Laurence Hauben et Costa-Gavras ou encore Michaël Cimino. L'étude de ces adaptations ne se réduit pas ici à la confrontation entre un texte-source et le film qui en est tiré. Elle s'attache à montrer l'incroyable quotient d'"adaptabilité" que recèle un roman comme La Condition humaine, c'est-à-dire son aptitude à engendrer sans cesse de nouveaux possibles scénaristiques. A la croisée de l'histoire littéraire et cinématographique, de la poétique des oeuvres et de la critique génétique, cette étude, où un récit allègre s'entrelace à l'analyse théorique, montre que des scénarios "désoeuvrés" peuvent retrouver la valeur potentielle qui était la leur à un stade ou à un autre d'un processus d'adaptation resté inabouti.
Jean-Louis Jeannelle: Maître de conférences à l'université Paris-Sorbonne et membre de l'Institut universitaire de France, il est l'auteur d'une étude consacrée au Miroir des limbes: Malraux, mémoire et métamorphose et d'Ecrire ses Mémoires au XXe siècle: déclin et renouveau (Gallimard, 2006 et 2008).
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.