Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le bal sous la lune
Jeanne Louis
PG DE ROUX
17,00 €
Épuisé
EAN :9782363712578
Je m'étais retiré dans ce travail modeste et dans le jardin, pour le labeur, la transpiration, et sans doute aussi, mais je ne le savais pas encore, pour la similitude qu'il trace avec la littérature, je veux dire celle de la patience, du sillon, non pas celle de l'éclat furtif et ce ne serait pas, pour moi, contre toute attente, la moindre des surprises que de me voir touché par l'éclat, comme on peut l'être par une balle perdue, avant que d'être effacé par le texte qui serait voué à cet éclat, mais revenant finalement au jardin, à ce grand livre qui peut tout sauver de l'essentiel d'un être." Se détournant d'une vie consacrée au service d'autrui dans l'espoir de renouer avec un certain "souci de soi ", un homme rentre chez lui et revient au jardin. Un espace longtemps délaissé où la friche règne, cachant sous elle les anciens agencements. Parcelle après parcelle, il entreprend de dégager les allées d'autrefois et de ramener l'ordre dans le chaos - mais sans brutalité, en écoutant respirer le jardin comme on tend l'oreille quand il s'agit de trouver le mot juste, attentif jusqu'aux miroitements de la lumière à travers les feuillages. Tandis qu'adviennent les beautés profondes du jardin et que s'anime le souvenir des aïeux, lui entre en écriture - un livre paraît. Est-ce pour autant le signe du retour à soi tant espéré ?
Etre joueur de football au sein d'un des plus grands culbs anglais n'est pas de tout repos. Cal Sparkles, 19 ans, ne dira pas le contraire : entraînements, restrictions alimentaires mais aussi fêtes et aventures d'un soir rythment son quotidien. Mais la vie de Cal est chamboulée lorsqu'il rencontre Gary Devlin, joueur prodige au physique de rêve. Le doute commence à s'installer dans l'esprit de Cal, irrésistiblement aimanté... C'est le début d'un jeu dangereux entre les deux hommes.
Rêves, désillusions... ? Le bonheur, ce n'est pas toujours d'avoir ce que l'on veut. Parfois, pour être heureux, il faut refuser la facilité, renoncer à certains rêves et accepter de se battre contre soi-même d'abord, puis contre les autres, en ayant, pour allié fidèle, le temps.
Combien réalisent vraiment leurs rêves ? Le hasard le disputant trop souvent à la nécessité il ne reste que la déconvenue et les petits 'moments de joie pour passer les potions amères, les rares moments de beauté ne dépassant pas le statut, la plupart du temps, d'étoiles filantes dans un ciel trop clair pour être vrais durablement." Se retirer au cour des forêts, se confier et puis disparaître. Telles seraient les dernières volontés de M. Corbeille, homme brisé par une vie de sacrifices, épuisé par une longue carrière d'avocat et désormais voué à la détestation de soi. Car il a tout donné aux autres. Tout mais nullement sa meilleure part : un talent exceptionnel dont sa confidente, la femme chargée d'écrire ses mémoires, va faire la découverte saisissante. Quand, s'étant décidée à suivre son client dans ses promenades interminables, elle se perdra au plus sombre des bois et de la nuit. Et gagnera soudain la clairière.
Née à Paris en 1752 d'un père roturier, Madame Campan entre à la Cour à quinze ans et devient lectrice des filles cadettes de Louis XV. Dotée d'un tempérament vif et déterminé, elle est nommée en 1774 première femme de chambre de Marie-Antoinette qu'elle servira jusqu'en 1792. Attentive, observatrice, intelligente, Madame Campan partage non seulement l'intimité de la reine, mais aussi de nombreux secrets d'Etat. Des fastes de Versailles à la fuite à Varennes, elle se trouve aux premières loges d'événements qui s'apprêtent à bouleverser la France et l'Histoire. Sur un ton inimitable, bienveillant ou virulent, Madame Campan raconte ce qu'elle voit, ce qu'elle entend, ce qu'elle sait : un trésor inépuisable de vérités et de détails, grâce auquel ses Mémoires demeurent un témoignage unique sur l'Ancien Régime, la Révolution, la vie quotidienne et la personnalité de Marie-Antoinette.
Ecrire mes Préludes. Et pourquoi pas avec, le "roman" de mes Préludes... Qui est la victoire du combat contre la maladie. Malgré mes réticences, mes pudeurs aussi. Ce livre-là, George ne peut pas l'écrire à ma place. Toute ma vie enfermée en vingt-quatre chapitres. Mon calvaire... Mes bonheurs et ses sensations aussi. Comme une vie entière recomposée." Ainsi Frédéric Chopin écrit-il, sous la plume inspirée de Jean-Yves Clément, ce "faux journal" qui retrace son voyage avec George Sand de Majorque à Nohant, entre février et juin 1839. Le " roman des Préludes"? C'est son roman. Cela pourrait être celui de quiconque transpose sa vie dans son art.
Rien de mieux qu'un mot d'ordre, avait jugé le vieil excentrique, pour faire irruption dans le coeur d'un garçon, cette cire tendre que marque le doigt. Sans doute entendait-il trouver en l'adolescent timide qui les observait à la dérobée, lui et ses filles, l'étonnement nécessaire au premier de ses vices (au plus vif de ses plaisirs) : le goût du scandale. Et comme un que son panache empêche de penser jamais aux dégâts ni à la dépense, il avait jeté les deux soeurs en pâture sur le devant de la scène. La scène ? Le Paradis, un bar du continent, où le garçon travaillait comme serveur pour la saison d'été." Par goût de faire advenir ce qu'il redoute et pour se mettre face à ses propres contradictions, Jacques Dupréel invite l'étudiant épris de sa fille cadette à passer le mois d'août sur une ile étrangère, où lui et sa famille vivent parmi la population indigène. Désir de la chair et concupiscence de l'oeil... travaux pratiques.
Les histoires des vraies gens, on ne devrait pas les raconter autant à la légère." S'il y a bien une chose dont Ethel ne doute pas, c'est qu'elle est juive. Jusqu'au jour où Côme, son ami chercheur, lui montre en passant la photographie d'une adolescente disparue en 1944. Ethel y reconnaît sa grand-mère, Marie, mais non la croix bien chrétienne qui pend à son cou. Pourquoi sa merveilleuse grand-mère lui aurait-elle menti sur ses origines? Le désarroi de la jeune femme est d'autant plus fort que Marie, frappée d'Alzheimer, ne peut plus s'expliquer. Sous le choc, Ethel décide de mener l'enquête à la place de Côme. Une imposture qu'elle regrettera amèrement en découvrant ce que dissimule celle de Marie. Un récit sous haute tension et magistralement orchestré.
L'inconnu continuait à me fixer. Qu'est-ce qu'il voulait, à la fin ? M'accueillir dans sa propre solitude ? Pas question. Même si la mienne était insupportable. Une engelure tenace. J'ai voulu me protéger à ma façon, et d'une voix narquoise : - A votre avis, quand le type en trench est entré et qu'il a glissé deux mots à l'oreille de l'autre, qu'est-ce qu'il lui a dit ? II est resté impassible, l'air de ne pas comprendre. Ou de s'en foutre éperdument. Peut-être avait-il dormi pendant le film ? - Si on allait prendre un verre ? J'ai secoué la tête énergiquement. Et avec forfanterie, voire provocation : - Non, merci. Je ne bois pas. Je ne fume pas. Je ne me drogue pas. De toute façon, j'attends quelqu'un. - Vous attendez quelqu'un ? a-t-il dit sur un ton de perplexité moqueuse." Michel Lambert nous fait pénétrer à nouveau dans l'univers chancelant des couples ou des compagnons de route improbables, des secrets douloureux à retardement, des derniers pas que promènent, au fil d'un poignant chant du cygne, ceux qui ne pourront plus jamais se retrouver comme avant, dans l'illusion ou le fantasme, soudain surpris par l'éternel lendemain et sa lumière trop forte et trop blanche.