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Le don du père
Jeancolas Claude
FLAMMARION
13,80 €
Épuisé
EAN :9782080673732
Avril était très doux sur l'île de Procida. J'avais fui le tumulte des préoccupations ordinaires. Mon père était mort. Il était temps d'envisager ma vie. Dix jours je lui parlai comme jamais, sans aucune crainte qu'il ne comprenne pas : "Voici ton fils, grâce à toi, malgré toi parfois, il est devenu une des variantes de ta vie, sa prolongation naturelle. " Dans la clarté de la vision, ce printemps fut un éveil. Cette autre fois, en plein juillet, je m'étais cloîtré dans un prieuré vieux pour forcer l'écriture. "Je ne peux imaginer ma vie sans toi. " Cette voix soudaine si proche, si grave, ces grands yeux noirs fixés sur moi ne pouvaient mentir. La confidence était promesse pour toujours et exigence aussi, attente. Colin avait neuf ans. Moi, très myope, je relevai le nez de mes écritures pour voir la vie, le monde, devant et, sans choisir à sa place, indiquer à l'enfant les lumières vraies et qui méritent tous désirs, les failles dans l'ombre où il ne faut pas tomber et les cimes factices aux rochers aiguisés à vif et qui blessent Le Livre de Colin est la prolongation naturelle de La Lettre au père. Le fils, par Colin, devient à son tour celui qui protège, guide, encourage. C'est le cycle du monde".
Résumé : Sa vie ? Le refus d'une existence médiocre et la quête lancinante du salut, du sens et de l'utilité au monde. Au service de cette exigence, une logique implacable, une résistance physique et morale à toute épreuve, une volonté rude et une énergie entreprenante qui lui viennent de son impatience et de la peur de l'ennui. Claude Jeancolas a suivi pas à pas, au jour le jour, Arthur Rimbaud, traquant et démontrant cette rigueur derrière chaque acte, jusque dans les excès de la débauche, de l'art, de l'amour et de la fuite définitive. La famille, l'apprentissage, le labeur même, l'expérience humaine expliquent les interrogations d'Arthur et les choix que ses réponses engendrèrent, dont celui de la poésie, comme les rejets qu'elles provoquèrent. Ce jeune homme dégingandé, si proche, lèvres serrées, si dur et parfois si sensible, cheveux ébouriffés, regard fixe sur un horizon idéal, et qui arpente à grandes enjambées nos univers mesquins... C'est l'arrogance de la jeunesse et son intransigeance d'une " vraie vie ". Des brumes de la Meuse aux enfers des déserts dankalis, des poèmes du Voyant aux lettres désespérées d'Afrique, c'est une seule et même vie, cohérente, morale. Une biographie qui se lit comme un journal intime. Ecrivain, journaliste et historien d'art, Claude
Sais-tu que tu possèdes la plus belle rade du monde ? - Ah ! et où donc ? demanda le sultan de Tadjoura - A Rais Ali-Alors, reprit le sultan,, j'avais la plus belle rade du monde, car à partir d'aujourd'hui, elle est à toi." II n'y avait ni l'eau, ni l'électricité. Jean-François Deniau y construisit sa maison. Dès lors et jusqu'à sa mort, il y passa plusieurs mois chaque année. Pourquoi cet attachement ? Que trouvait-il à ce lieu si hors du monde ? Comment vivait-il avec la communauté afar ? Il n'en parle pas dans ses livres. A-t-il, comme Rimbaud, un siècle plus tôt, succombé à l'envoûtement de la corne d'Afrique ? Quel est ce mystère ? C'est aussi l'occasion de rencontrer un Jean-François Deniau intime qui doute et s'interroge sur sa vie, ses écrits et ses actes. La poésie frise à chaque page à l'évocation de ces paysages bibliques, au carrefour d'un monde perdu entre enfer et paradis.
Sa vie ? Le refus d'une existence médiocre et la quête lancinante du salut, du sens et de l'utilité au monde. Au service de cette exigence, une logique implacable, une résistance physique et morale à toute épreuve, une volonté rude et une énergie entreprenante qui lui viennent de son impatience et de la peur de l'ennui. Claude Jeancolas a suivi pas à pas, au jour le jour, Arthur Rimbaud, traquant et démontrant cette rigueur derrière chaque acte, jusque dans les excès de la débauche, de l'art, de l'amour et de la fuite définitive. La famille, l'apprentissage, le labeur même, l'expérience humaine expliquent les interrogations d'Arthur et les choix que ses réponses engendrèrent, dont celui de la poésie, comme les rejets qu'elles provoquèrent. Ce jeune homme dégingandé, si proche, lèvres serrées, si dur et parfois si sensible, cheveux ébouriffés, regard fixe sur un horizon idéal, et qui arpente à grandes enjambées nos univers mesquins... C'est l'arrogance de la jeunesse et son intransigeance d'une " vraie vie ". Des brumes de la Meuse aux enfers des déserts dankalis, des poèmes du Voyant aux lettres désespérées d'Afrique, c'est une seule et même vie, cohérente, morale. Une biographie qui se lit comme un journal intime.
Ce coffret réunit l'ensemble des manuscrits poétiques d'Arthur Rimbaud. Excepté Une saison en enfer dont le manuscrit a été détruit et quatre poèmes toujours inaccessibles, l'?uvre intégrale est là, offerte à la contemplation - bouleversante car l'écriture de Rimbaud est paradoxalement celle d'un enfant sage, appliqué, qui recopiait tous ses textes. Les manuscrits reproduits en fac-similés restituent sans détournement l'intimité de l'écriture dans les deux premiers cahiers. Ils semblent tirés des bagages de " l'homme aux semelles de vent ", dont la liberté extrême et le génie hantent plus que jamais nos consciences et les rêves adolescents. Dans un troisième cahier, le lecteur trouvera la transcription typographique de l'?uvre et des commentaires rigoureux : localisation de chaque manuscrit, description, étude des ratures, corrections, variantes, étude dés remords dans une approche intime du processus de création de Rimbaud... et enfin, l'incroyable vie clandestine de chaque feuillet, passé de mains en mains, de Rimbaud à nos jours, au milieu des convoitises, dés fascinations, des jalousies possessives et souvent dans le plus grand secret. Cette nouvelle édition contient de nombreux poèmes, inédits sous leur forme manuscrite : " Les Poètes de sept ans ", " Les Pauvres à l'Eglise ", " Le C?ur du pitre ", " Un c?ur sous une soutane ", " Est-elle almée ? ", " Génie ", " Soir historique " ; ainsi que de nouvelles versions inédites de certains poèmes, soit au total 44 nouvelles pages de fac-similés jamais publiés jusqu'ici.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)