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Azf/Total, responsable et coupable. Histoires d'un combat collectif
Jean Rémy ; Saunier Philippe
SYLLEPSE
13,00 €
Épuisé
EAN :9782849507100
L'explosion de l'usine AZF à Toulouse, le 21 septembre 2001, a été l'accident industriel le plus dramatique depuis l'après-guerre en France, faisant 31 morts et plus de 22000 blessés. Ce livre a été écrit à la suite du jugement du 31 octobre 2017 de la cour d'appel de Paris qui a condamné l'entreprise et son directeur pour manquements à leurs obligations de sécurité, après seize ans de procédures et de manoeuvres. Il revient sur les causes de l'explosion, expose la complète responsabilité de l'industriel et témoigne du long combat des victimes pour que cette responsabilité soit reconnue. Quatorze acteurs de ce combat – militants associatifs, syndicalistes, avocats, représentants du personnel, chercheurs et experts en santé et sécurité au travail – prennent ici la parole. Ils donnent à voir toutes les facettes de la stratégie du groupe Total pour masquer ce qu'il savait, échapper aux sanctions et continuer à faire primer ses intérêts économiques sur les impératifs de sécurité. Ils mettent également en lumière le laisser-faire injustifiable des institutions publiques envers cette multinationale .
La sociologie urbaine et rurale de Jean Remy n'appartient pas à un courant institué de sociologie, mais se déploie suivant un mouvement dicté autant par l'invention théorique que par la confrontation aux problèmes concrets des utilisateurs. Cette approche se caractérise notamment par le fait d'envisager l'espace, non pas comme un réceptacle passif, mais au contraire comme un élément dynamique, qui participe à l'élaboration et aux changements des rapports sociaux. Le titre que nous avons retenu L'espace et l'agir souligne d'ailleurs ce rapport, établi par l'auteur, entre l'organisation de l'espace et les modalités de l'action. L'ouvrage se compose de deux parties. La première est constituée par une série de quatre entretiens qui reprennent l'itinéraire du sociologue, un ensemble de questions méthodologiques (abordées pour la première fois par l'auteur), et l'explicitation de notions fondamentales. La seconde partie reprend les articles de sociologie urbaine et rurale les plus significatifs. En outre, on trouvera en fin de volume une bibliographie complète des travaux du sociologue.
Résumé : A travers ce témoignage, Jean-Rémy Bure met en lumière la diversité de la Chine d'aujourd'hui en soulignant l'importance accordée par les Chinois à leur héritage culturel. La parole est ainsi donnée à des écrivains, des intellectuels, des artistes, des responsables d'entreprises et des anonymes au gré des rencontres. L'auteur éclaire aussi une partie de la situation sociologique, politique et économique de la Chine d'aujourd'hui à partir de contacts établis avec des acteurs précis de la population chinoise. Quoi de neuf en Chine ? Un autre regard s'intéresse également au fonctionnement de cette société et de sa vie quotidienne. Il s'attache à refléter les opinions des Chinois de Chine continentale sur l'évolution de leur propre pays et sur le monde extérieur. Ce récit est le fruit d'une longue observation, en particulier au cours de séjours de travail entre 2010 et 2017. Au travers de chroniques, de portraits de personnes de tous âges et de toutes conditions, il décrit la vie des quartiers, explore la nature, agrémentant son récit à l'aide d'incursions fréquentes dans l'art chinois ancien et contemporain et d'une lecture quotidienne de la presse chinoise.
Je suis, ose dire Jean Rémy, miraculé d'Elisabeth de la Trinité!" Emouvante confidence! A vue humaine pourtant, nul besoin de miracle! Adulé de ses paroissiens, estimé de son évêque, homme d'action aux rendez-vous encombrés et au carnet d'adresses flatteur, Jean Rémy est un curé comme on en voudrait, actif, ouvert, entreprenant. Pas un de ces pauvres hères sur lesquels on jase, mais un curé dont on chuchote qu'il "fera carrière". En réalité, un prêtre qui ne prie plus, encombré de lui-même, de ses ?uvres et de ses succès. Et voici le "miracle": la maladie, occasion pour qu'intervienne notre héroïne, Elisabeth de la Trinité. Elle le fait à sa façon, qui est fulgurante et ne s'embarrasse pas trop de circonvolutions. Ce livre nous touche au c?ur, à l'âme, car nous nous reconnaissons dans cet enlisement spirituel où nous précipite trop souvent la vie moderne. L'Evangile nous avait pourtant bien prévenus: qu'on relise la parabole du semeur. En nous livrant le moyen d'un retour à l'essentiel, par-delà nos fragilités, Jean Rémy nous fait un beau cadeau. Aujourd'hui, il a toujours la même ardeur, le talent est intact, mais une petite voix se fait entendre qu'aucun tumulte ne fera taire.
Concluant sa somme sur le premier âge du capitalisme, Alain Bihr explore dans les deux volumes du troisième tome la constitution d'un premier monde capitaliste. Sont ainsi examinées en premier lieu les différentes formations d'Europe occidentale qui ont été, tour à tour, motrices de l'expansion outre-mer. Les avantages respectifs dont ces formations en ont tiré parti renvoient à leurs relations conflictuelles et aux rapports de force entre les ordres et classes qui les constituent. La Grande-Bretagne, s'appuyant sur les Provinces-Unies et les acquis de sa révolution bourgeoise, finit par en sortir victorieuse, au détriment de la France. Sont ensuite mis en relief le statut semi-périphérique et la forte hétérogénéité des formations d'Europe baltique, centrale, orientale et méditerranéenne. Toutefois, certaines d'entre elles (la Savoie, la Prusse, la Russie) pourront réunir des conditions leur permettant, par la suite, de jouer dans la "cour des grands". L'ouvrage examine enfin les principales formations sociales marginales, affectées par l'expansion européenne mais encore capables d'y résister et de se développer selon leur logique propre. Ce qui explique à la fois pourquoi le capitalisme n'a pas pu naître dans la Chine des Ming et des Qing, en dépit d'atouts évidents, et pourquoi, en se fermant, le Japon féodal a au contraire préparé les conditions de son rapide rattrapage capitaliste à l'époque Meiji.
Le Mexique de l'épopée révolutionnaire des compagnons d'Emiliano Zapata et de Pancho Villa, le Mexique des paysans en armes en quête de justice, de terre et de liberté, le Mexique mythique sont conviés dans ce formidable livre d'histoire qui donne âme, chair et sang à ceux qui ont donné sa turbulence, sa dynamique, ses rêves et sa substance à cette révolution, cette guerre paysanne pour la terre et le pouvoir. Pendant dix ans (1910-1920), les révolutionnaires Emiliano Zapata, Pancho Villa et des milliers de chefs régionaux se battent tout à la fois contre un régime militaire corrompu et une bourgeoisie libérale qui tente de prendre le pouvoir. Zapata et Villa sont restés dans la mémoire des humbles du Mexique comme des figures que l'on invoque à chaque fois que l'on proteste contre les possédants et contre les gouvernants. C'est ainsi que les Indiens du Chiapas, éternels oubliés d'une "modernité" barbare qui ravage périodiquement le pays, ont brandi à leur tour la bannière du zapatisme. Adolfo Gilly nous invite à comprendre le Mexique d'aujourd'hui et les aspirations de son peuple à travers l'épopée et la réalité d'une révolution dont le souvenir et les idéaux hantent et enchantent encore ce pays. Voici la seconde édition en français de ce livre qui n'a cessé, depuis sa parution au Mexique en 1971, d'être réédité aussi bien en espagnol qu'en anglais.
Du mur que le président Donald Trump entend ériger à la frontière avec le Mexique au mur de séparation édifié par Israël dans le cadre de son projet colonial en passant par Frontex et les multiples murs de l'Europe forteresse, tout indique que nous assistons à ce que l'auteur appelle le "nouveau cloisonnement du monde". Ces "murs" érigés le long des frontières internationales représentent aujourd'hui plus de 10% du linéaire mondial de frontières. Ces murs sont la partie émergée de systèmes de surveillance et de contrôle plus vastes. On trouve aujourd'hui ces dispositifs sur tous les continents. S'ils sont généralement justifiés par la lutte contre les trafics et le terrorisme, la plupart sont en fait des barrières anti-migrants et ont pour objectif de limiter ou contraindre la mobilité des êtres humains. Les frontières contemporaines tendent ainsi à devenir de nouveaux "rideaux de fer" : des "frontières de fer". Comment, à la vision "ouverte" et positive des frontières, qui culmina avec la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989, a succédé une ère de soupçon, de peur et de violences symbolisée par la multiplication de ces "murs" ? Au bout du compte, c'est la question du rôle et de l'impact de ces installations qui sera au coeur de cet ouvrage. Des expérimentations de l'époque coloniale à la création néolibérale d'un vaste marché de la sécurité, l'auteur souligne l'augmentation des décès liée au contournement de ces dispositifs, le coût en vies humaines de ce monde muré. Les nombreuses cartes qui enrichissent cet ouvrage en font un véritable guide pour comprendre cette nouvelle segmentation de la planète.
Rudder Véronique de ; Cognet Marguerite ; Eberhard
Résumé : Le racisme et les discriminations sont un système. Véronique De Rudder nous en dévoile ici les mécanismes et passe au crible les relations inter-ethniques qui en découlent. Elle explore la place de l'immigration et de sa descendance dans la société française. Ses textes s'avèrent d'une étonnante actualité, alors même que les enfants d'immigrés, désormais adultes, sont porteurs de revendications d'égalité. Elle nous propose une analyse critique du républicanisme français dont l'universalisme, inscrit en lettres d'or dans les textes constitutionnels, coïncide en pratique avec un système de discriminations tolérées, voire, à l'occasion, codifiées. Les victimes du racisme sont massivement les immigrés originaires des anciennes colonies et leurs enfants, citoyens français de plein droit, et pourtant de seconde zone, renvoyés à leurs origines comme à une marque d'indignité. Se réclamant d'un universalisme en actes, l'auteure souligne la nécessité de changer les politiques qui malmènent les valeurs démocratiques.