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Les juges devant l'histoire. Savoir dire non, de Vichy à nos jours
Jean Jean-Paul ; Soulard Christophe ; Jackson Juli
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9791041305179
Comment des juges, qui ont prêté serment de fidélité au maréchal Pétain et servi le régime de Vichy, ont-ils pu ensuite présider les tribunaux de l'Epuration ? Quel a été le rôle effectif de la justice dans l'application des lois sous l'Occupation, dans la persécution des Juifs et la répression des résistants ? La présentation de parcours de procureurs et de juges tout au long des années noires, attentistes, collaborateurs, résistants, ou vichysto-résistants, remet en contexte les situations concrètes auxquelles les magistrats ont été confrontés et les choix qu'ils ont effectués en conscience. Pourquoi Paul Didier a-t-il été le seul à refuser de prêter serment à Pétain ? Qu'ont réellement fait les magistrats résistants ? De quelle façon la magistrature a-t-elle contribué à l'exclusion des Juifs ? Quelle est la réalité du parcours controversé du vichysto-résistant André Mornet, procureur général qui a requis la peine de mort contre Pétain ? Comment ont été jugés après-guerre les magistrats des sections spéciales ? Pourquoi les procès de l'Epuration n'ont-ils pu s'appuyer que sur des éléments très partiels ? Nombre de documents inédits, provenant des archives publiques et privées, illustrent ces analyses. La remise en perspective de cette période sombre de l'histoire, qui s'éclaire aussi par les réformes de l'après-guerre, dont font partie l'accès à la magistrature des femmes et les prémices de la justice pénale internationale, ouvre au débat sur les enjeux contemporains de la justice, pilier de l'Etat de droit partout menacé par les dérives populistes et autoritaires.
Barbie, Touvier, Papon : ces trois noms évoquent une rencontre majeure entre justice et histoire au cours des deux dernières décennies. Rarement l'histoire judiciaire nous a donné l'occasion de vivre un tel événement. A aucun autre moment peut-être depuis la Libération, notre pays a été confronté d'une telle façon à l'histoire de ses années sombres et aux blessures de sa mémoire, au carrefour des vérités historiques et judiciaires, des responsabilités individuelles et collectives. En dépit des nombreux livres, des témoignages recueillis et commentés, aucun bilan global n'avait été tenté avec les acteurs eux-mêmes. Tel est le pari de ce livre. Avocats, magistrats, journalistes et historiens échangent librement à partir de ces temps forts de leur vie professionnelle. Pour la première fois, un ouvrage remet en perspective commune ces trois grands procès - ainsi que celui qui n'a pas eu lieu, Bousquet -, avec ceux qui les ont vécus et les meilleurs spécialistes. Mais s'ils achèvent une période historique, les procès de Barbie, de Touvier et de Papon sont aussi essentiels pour juger les crimes de demain. Ces débats nourrissent aussi la réflexion contemporaine sur la place que peut désormais tenir la justice sur la scène internationale en matière de crimes contre l'humanité, à propos des événements d'Algérie, des Balkans, ou des attentats du 11 septembre 2001.
Venez découvrir la pensée de Sartre grâce à une analyse philosophique de référence ! Ecrite par un spécialiste universitaire, cette étude est recommandée par de nombreux enseignants. Cet ouvrage contient notamment la biographie du philosophe, le résumé détaillé de sa pensée, ainsi que l'analyse de son courant philosophique. Retrouvez tous nos titres sur : www. fichedelecture. fr.
Résumé : Jean-Baptiste Biot fut un de ces savants distingués qui illustrèrent la première moitié du XIXe siècle, et qui, malgré des contributions fort importantes, restent méconnus, voire inconnus du grand public. Sorti de la première promotion de l'Ecole polytechnique, il fut remarqué par Laplace, et en 1800, à l'âge de 26 ans, il fut nommé professeur de physique mathématique au Collège de France. En 1803, il fut élu membre de la classe de l'Institut de France, puis en 1809, nommé professeur d'astronomie à la faculté des sciences. Il fut plus tard élu à l'Académie des inscriptions et belles lettres et, vers la fin de sa vie, à l'Académie française. On s'accorde généralement à penser que c'est à la suite de son rapport sur la chute de la météorite de L'Aigle, en 1803, que l'on accepta finalement que des pierres puissent tomber du ciel. En compagnie du jeune Arago, il prolongea la méridienne de France, mesurée par Delambre et Méchain, jusqu'aux îles Baléares et avant Fourier, il s'intéressa à la propagation de la chaleur dans les solides. Mais c'est surtout en optique que l'oeuvre de Biot fut marquante. C'est lui qui montra que des liquides pouvaient dévier à droite ou à gauche le plan de polarisation de la lumière, et qui établit les lois de Biot qui régissent la polarimétrie. Cette découverte est à la base de la saccharimétrie, et pava la voie aux travaux de Pasteur qu'il encouragea et protégea à ses débuts. Durant toutes ces années Biot se dévoua entièrement à la science et ne se préoccupa pas d'obtenir des honneurs des gouvernements successifs sous lesquels il vécut. Cette biographie vise à le montrer dans ses relations avec sa famille et ses amis, son attitude envers la politique et la religion, et surtout à mettre son oeuvre scientifique et littéraire en lumière, corrigeant au passage certaines idées reçues.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour