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L'OR ET LA SOIE
Jean Raymond
ACTES SUD
7,10 €
Épuisé
EAN :9782868695000
Tout commence sur le mode nostalgique. Dans un temps où la prospérité, si elle n'a pas fait reculer de beaucoup la pauvreté, a tout de même introduit une conception séduisante qui est la douceur de vivre, la ville et ses alentours apparaissent au fil de quelques réminiscences de jours heureux. Mais, précisément, ce sont des réminiscences, et les flèches empoisonnées de la peste y sont déjà plantées. Inoubliables, et dix fois à relire, par exemple, les pages où Etienne Brunelin (j'allais dire Raymond Jean, tant par la manière, l'un de dire, l'autre d'écrire, ils se confondent) raconte une visite qu'il fit de la foire de Beaucaire en compagnie de Rose qui aimait si sensuellement la soie et dont l'horrible mort, en pleine peste, quelques mois plus tard, dans ses chères étoffes, est dépeinte alors même que par le récit nous ne sommes pas encore dans le cours de l'épidémie. HUBERT NYSSEN
Cézanne et Zola se rencontrent... oui, mais aussi, ils se séparent. Et ce livre, qui n'est ni roman ni essai, mais un récit fondé sur la réalité historique, raconte en quelques tableaux comment deux amis de jeunesse, que le talent conduira à participer aux luttes esthétiques de leur temps - impressionnisme d'un côté, naturalisme de l'autre -, cesseront de se voir, de se parler même, après la parution de l'oeuvre, ce roman de Zola dont le héros, peintre raté auquel Cézanne a peut-être cru qu'il avait servi de modèle, se suicide. Avec le talent narratif qu'on lui connaît, Raymond Jean propose ici une réflexion sur les voies de la création et sur le sens que peut prendre la peinture selon qu'elle relève des formes et des couleurs, ou des mots et de la pensée.
A égale distance de l'accusation d'infamie proférée à voix basse, au XIXe siècle, par un Charles Nodier, et de l'apologie du divin marquis proposée par les surréalistes au XXe siècle, Raymond Jean reconstitue ici le portrait du marquis de Sade avec patience, curiosité et jubilation. Ce livre est aussi celui d'un écrivain qui se penche sur l'?uvre d'un autre écrivain. Chaque fois qu'un texte, une lettre, un livre marquent la carrière de Sade, Raymond Jean en propose l'exégèse en connaisseur.
La Hague? Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu?il arrache les ailes des papillons. C?est sur cette terre âpre, ce bout du monde en pointe du Cotentin, que la narratrice en deuil de son compagnon est venue se réfugier depuis l?automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu?elle voit Lambert, c?est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d?un certain Michel. D?autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l?ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L?histoire de Lambert intrigue la narratrice et l?homme l?attire. En veut-il à la mer ou à ses semblables? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.
Aurélien est nouveau dans son lycée. Il a déménagé. Ce n?est pas la première fois qu?il déménage. Pas facile de se faire des amis dans ces conditions. Mais justement, des amis, Aurélien semble ne pas en vouloir. Il est du genre solitaire; parfois il voudrait juste pouvoir se fondre dans le décor pour qu?on lui fche la paix. Pourtant, un garçon de sa classe, Thibaud, semble s?intéresser particulièrement à lui; il parvient même à convaincre Aurélien de participer à une soirée slam. Dans la pulsation des mots, dans la chaleur de cette amitié naissante, Aurélien arrive enfn à faire craquer la glace qui l?enserre et commence à se libérer du poids du secret, celui du deuil.
L'agriculture biologique comme mode de production agricolereste peu ou mal connue des citoyens et fait toujours l'objet denombreuses approximations, tantôt positives, tantôt négatives.Chacun interprète le sujet à travers ses présupposés, sonenthousiasme ou ses réticences. C'est ainsi que se succèdentles affirmations encourageantes sur les bénéficesenvironnementaux ou sanitaires de la bio et les inquiétudes surses rendements plus faibles ou ses difficultés techniques.Passéistes pour les uns, pionniers pour les autres, lesagriculteurs biologiques sont sujets du débat, mais rarementconvoqués à la barre. L'ouvrage de Jacques Caplat combleainsi une lacune. A partir d'une connaissance intime de laréalité de l'agriculture biologique en tant que fils d'agriculteur,ancien conseiller agricole de terrain puis chargé de sondéveloppement à l'échelle nationale et européenne, JacquesCaplat explique les fondements et les pratiques concrètes del'agriculture biologique telle qu'elle a été définie et telle qu'elleest mise en oeuvre dans les champs. Il relate l'expérienced'hommes et de femmes, notamment dans les pays du Sud,pour qui la bio est une innovation stimulante et un espoir àlong terme. Clair et pédagogique, l'ouvrage s'adresse à toutconsommateur, curieux des enjeux réels autour du contenu deson assiette, comme à tout citoyen, soucieux de pouvoir sepositionner sur des débats de fond comme celui des OGM, del'adaptation de l'agriculture biologique aux réalités desterritoires en France et dans le monde, ou encore desproblématiques sanitaires associées à l'alimentation... Il donneainsi une vision transversale et globale de l'agriculturebiologique en reliant des sujets souvent considérés jusqu'àprésent de manière isolée et partielle.
Chargé de l'enquête sur un assassinat commis à Édimbourg, Fin Macleod est envoyé sur son île natale de Lewis, en Écosse, quand un second cadavre apparemment exécuté selon le même modus operandi y est découvert. Persuadé que les deux affaires ne sont pas liées, Fin doit composer avec un décor et des gens qu'il a quittés dix-huit ans auparavant... Sur fond de traditions ancestrales d'une cruauté absolue, Peter May compose un roman palpitant parsemé de fausses pistes, de scènes glaçantes et de personnages aussi frustes que menaçants.Notes Biographiques : Né à Glasgow en 1951, Peter May habite dans le Sud de la France. Passionné par la Chine, il a été nommé membre honoraire de l'Association des écrivains de romans policiers à la section de Pékin. Il est notamment l'auteur d'une série publiée aux éditions du Rouergue qui met en scène le commissaire Li Yan et Margaret Campbell.