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Jean Delannoy au prisme du genre. Féminisme et cinéma français patrimonial
Noblet Pascal
L'HARMATTAN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782336531076
Jean Delannoy fut un des cinéastes français les plus importants durant l'Occupation (Pontcarral, L'Eternel Retour) et les années d'après-guerre (La Symphonie pastorale, Aux yeux du souvenir, Le Garçon sauvage). Malheureusement, sa réputation artistique a été injustement ternie par les attaques dont il fit l'objet parla suite de la part des cinéastes de la Nouvelle Vague. Pourtant, dans les années d'après-guerre, le cinéma de Delannoy brille par son originalité. Delannoy ne fait pas partie du "réalisme noir" (Yves Allégret, Claude Autant-Lara, Henri-Georges Clouzot, Julien Duvivier...) qui est un courant cinématographique fortement teinté de misogynie. Ses plus belles réalisations font au contraire la part belle à des "hommes doux" et à des portraits de femmes à la personnalité forte et lumineuse. La brise féministe qui flotte actuellement sur le cinéma français, devrait permettre la redécouverte d'une oeuvre où les relations entre les femmes et les hommes sont travaillées par l'aspiration à davantage d'égalité.
Dans les années 60, Jean-Luc Godard en appelait à un renouveau de la pensée progressiste. Sa pente libertaire et sa proximité avec les Etats-Unis auraient pu l'inciter à se tourner vers le mouvement contestataire américain. S'y affirmaient les droits des minorités, un renouveau féministe et les débuts de l'écologie. Mais il préféra finalement embrasser un marxisme-léninisme archaïque et desséchant. Quand les drapeaux du maoïsme furent repliés, Godard revint au cinéma mais avec une approche de celui-ci radicalement différente de celle de ses débuts. Hollywood qu'il chérissait tant dans sa jeunesse, fit désormais figure à ses yeux d'axe du Mal. Alors son cinéma s'égarera dans un antiaméricanisme systématique et dans des considérations à l'égard d'Israël et de certains juifs qui ne manquent pas d'interroger. Excessif dans ses jugements, toujours prompt à la confrontation, Jean-Luc Godard a galvaudé une bonne partie de son génie créatif dans des combats malencontreux.
L'initiative privée, individuelle ou associative, est à l'origine du mouvement de la protection du patrimoine architectural anglais et américain. Si le National Trust anglais est l'association de protection du patrimoine par excellence, il existe bien d'autres types d'organisations qui agissent dans ce domaine. Les outils juridiques dont elles disposent sont de deux ordres. Ceux qui permettent la protection de l'intégrité physique du patrimoine architectural : limites des droits du propriétaire, taise en place d'un statut protecteur, de servitudes particulières, ou de Transferable Development Rights. Et ceux qui assurent son financement : Revolving fund, incitations fiscales et subventions. Dans cet ouvrage, Christel de Noblet explore les outils juridiques de protection du patrimoine anglo-saxon jusqu'alors terra incognita. Mais plus important encore, elle montre comment l'initiative privée anglo-saxonne est à l'aube d'une mutation fondamentale. Rentabilité économique et impact social deviennent les nouveaux moteurs du milieu associatif dans lequel viennent s'investir les venture philanthropists. Ce qui se passe outre-Manche et outre-Atlantique peut-il devenir une source d'inspiration pour le mouvement de la protection du patrimoine français ?
Procédé de construction majeur du Moyen Age et de l'époque moderne, le pan de bois caractérise toujours de nombreux édifices ou vestiges, tant en ville qu'à la campagne. Longtemps qualifiée de mineure ou vernaculaire, cette technique de charpenterie est désormais au coeur d'études récentes menées par des archéologues, historiens de la construction, chercheurs à l'Inventaire ou architectes faisant apparaître de nombreuses questions. Que révèle-t-elle de l'économie de la construction ? Quelles techniques se perpétuent au fil des siècles ? Quels procédés novateurs apparaissent ? Quels sont les savoir-faire locaux ? Quelle place occupent les décors dans ces types d'édifices ? Quelle est l'influence du pan de bois sur le développement des bourgs ou des villes et sur l'évolution des modes d'habitation ? En s'intéressant aux pans de bois édifiés en contexte rural et urbain, en France et en Europe, ce livre explore son évolution du XIIIe au XIXe siècle. L'apport combiné des inventaires et de l'archéologie permet notamment d'offrir un nouvel éclairage pour amener à une compréhension approfondie de l'architecture en pan de bois et ainsi révéler un patrimoine mésestimé et menacé dont la préservation revêt un enjeu important.
Pourquoi tant de gens dorment-ils dans la rue ? Pourquoi ne trouve-t-on pas de solutions efficaces ? Selon Pascal Noblet, la raison principale du fait que les SDF restent dans la rue est leur instrumentalisation politique. Plutôt que d'essayer de comprendre leurs trajets et leurs véritables problèmes, les uns offrent des réponses uniquement de court terme au nom d'une politique de l'urgence, les autres s'illusionnent en se concentrant sur la politique du logement qui serait la solution miracle.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.