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Les Ecrits brefs
JEAN DE LA CROIX
CERF
19,80 €
Épuisé
EAN :9782204103961
Jean de la Croix (1542-1591) n'est pas qu'un mystique. Il est aussi l'un des plus grands poètes lyriques de la littérature. Ce que l'on a coutume d'appeler Les Ecrits brefs nous livrent, sous une forme condensée, l'essentiel de la doctrine développée dans les traités tout en nous révélant la personnalité fougueuse et habitée de l'auteur. Ainsi, les Poèmes, nous dévoilent le poète et l'artiste ; les Paroles de lumière, le guide expérimenté ; les Précautions, le maure exigeant ; les Lettres, ses qualités humaines. Son enseignement oral, transmis par Elisée des Martyrs, nous montre le lien qui existait entre sa vie, son enseignement et ses écrits. Cette nouvelle traduction redonne à lire des textes essentiels mais méconnus de Jean de la Croix. Des leçons de lumières découpées dans la poésie la plus pure.
Résumé : Pourquoi Jean de la Croix a-t-il écrit La Nuit obscure ? Non pour sa propre satisfaction, mais comme il le dit lui-même : " Il était très important, et c'est pour cela que je me suis mis à l'?uvre, d'expliquer cette nuit à bon nombre d'âmes qui passent par là et qui en ignoraient tout [...]. Je me suis déterminé à traiter ce sujet [...] parce que j'ai confiance que le Seigneur m'aidera à subvenir à l'extrême nécessité où se trouvent un grand nombre d'âmes. Elles ont commencé à marcher sur le chemin de la vertu, mais quand Notre Seigneur cherche à les mettre dans cette nuit obscure pour les amener à l'union divine, elles ne font pas un pas de plus, soit parce qu'elles ne veulent pas entrer dans cette nuit, soit parce qu'elles manquent de guides expérimentés, capables de les conduire jusqu'au sommet. " Il suffisait d'épouser les motivations qu'il exprime pour désirer à notre tour traduire cet ouvrage à nouveaux frais, dans un français accessible à nos contemporains et proche du texte original.
Né en Castille en 1542, entré chez les Carmes à vingt et un ans et maître des étudiants à l'université de Salamanque, Jean de Yepès, devenu Jean de la Croix, rencontre sainte Thérèse d'Avila en 1567 et entreprend avec elle la réforme de l'ordre du Carmel. Ceci lui vaudra l'incompréhension et la persécution de ses frères jusqu'à sa mort en 1591. Poète et maître spirituel, il a laissé une grande oeuvre mystique comprenant quatre ouvrages essentiels: La Montée du Carmel, La Nuit obscure, Le Cantique spirituel, et La Vive Flamme d'amour. Dans La Montée du Carmel, saint Jean de la Croix évoque ce qu'est pour lui l'itinéraire menant au Dieu vivant. Cet itinéraire est rude, mais non impossible. Car il est possible de passer de "la nuit obscure" à la "nuit plus aimable que l'aurore" et finalement à la lumière qui transforme tout. A l'école du docteur du Carmel, les âmes qui suivent sa voie "apprendront, rudement et suavement, à gravir le sentier à pic de la pauvreté spirituelle".
Ces deux maîtres spirituels, Thérèse (1515-1582) et Jean (1542-1591), sont aussi deux écrivains de premier plan. Ils furent deux individus engagés dans leur siècle, liés dans la contemplation comme dans l'action, et résolus, pour réformer le Carmel, à affronter le monde auquel ils appartenaient. C'est Thérèse qui initie la Réforme. Elle rédige le Livre de la vie pour y exposer son existence, ses péchés, pour y consigner aussi les «faveurs» que le Seigneur lui a accordées, autrement dit ses expériences mystiques, dont la célèbre «transverbération» : il importe de démontrer aux adversaires de la Réforme et aux tribunaux de l'Inquisition qu'il ne s'agit là ni des simulations d'une illuminée ni de manifestations du démon. Son Livre des fondations décrit non sans humour les difficultés qui émaillent l'installation des couvents de carmélites déchaussées, tandis que Le Château intérieur expose dans une prose empreinte de poésie sa conception du cheminement de l'âme jusqu'à l'union avec Dieu. Quant à Jean de la Croix, dont Thérèse perçut très vite le rayonnement spirituel et dont elle fit son confesseur, c'est pendant son incarcération dans un cachot, alors qu'il est soumis à la solitude la plus absolue et à un traitement inhumain par les opposants à la réforme du Carmel, qu'il compose l'essentiel du Cantique spirituel. Splendide poème du désir et de l'extase, dans lequel expérience poétique et expérience mystique ne sauraient être dissociées, c'est, comme Nuit obscure et Flamme d'amour vive, l'un des textes les plus intenses de la poésie universelle.
Résumé : "Revenons donc maintenant à notre château aux multiples demeures. Vous ne devez pas vous représenter ces demeures à la queue leu leu, comme en enfilade ; portez plutôt vos regards vers le centre, c'est là qu'est la salle où se tient le Roi, et imaginez cela comme un coeur de palmier auquel il faut ôter, avant d'arriver à ce qui est comestible, plusieurs couches d'écorce qui protègent la chair savoureuse." Dans une langue simple et chaleureuse, Thérèse d'Avila nous exhorte avec émotion à un détachement bienfaisant.
Qui est Augustin ? Les Confessions, rédigées en 401, nous font rencontrer ce romain chrétien, rompu à la lecture des auteurs païens, qui interrogea les textes bibliques à travers les catégories de la culture antique. Plus qu'une autobiographie, elles racontent la quête d'une âme tournée vers Dieu qui trouve son point d'orgue dans une réflexion sur le temps. Le temps inflige à notre existence déchue une redoutable dispersion : enfermés dans le présent, ce que nous avons été est oublié et ce que nous serons est ignoré. Nous pouvons toutefois surmonter cet éclatement temporel : parler, chanter, écrire sont des actes où le présent s'étire entre le passé immédiat, retenu, et le futur proche, anticipé. L'homme, créature temporelle, se rapproche donc de l'éternité divine, non pas en sortant du temps dans de fausses extases, mais en l'accomplissant au contraire dans une quête, tendue vers un avenir qui n'oublie pas le passé. Ce que fait précisément Augustin en composant ses Confessions. Une splendide méditation sur ce qu'est de vivre le temps sans s'y perdre. --Émilio Balturi
Tabor James-D ; Dutheil de La Rochère Cécile ; Gou
Résumé : Marie est la femme la plus célèbre de l'Histoire, mais elle est aussi la plus mal connue... Car, croyants ou non croyants, que savons-nous d'elle ? Nous avons en tête cette image transmise par les peintres de la Renaissance, celle d'une jeune femme à la pureté virginale et aux allures de moniale, l'élue de Dieu qui enfanta le Christ. Archéologue, historien des religions, James D. Tabor a mené une enquête continue pendant plus de vingt ans. Il a participé à des dizaines de fouilles dans la vieille ville de Jérusalem, sur les bords de la mer Morte ou sur le mont Sion. Il a recherché sa trace dans les textes anciens, les Evangiles ou les écrits apocryphes, mais aussi dans les sources hébraïques. Il a confronté les hypothèses, établi sa chronologie. Ce livre est le fruit de sa quête. L'historien fait revivre Marie, une femme juive de son temps, qui a éprouvé les drames de l'occupation romaine, dans un pays déchiré par les querelles de pouvoir, en proie à une révolution messianique. D'une plume alerte et rigoureuse, il dresse le portrait d'une femme forte et puissante, inspiratrice d'un mouvement religieux qui allait bouleverser le monde.
Ces deux maîtres spirituels, Thérèse (1515-1582) et Jean (1542-1591), sont aussi deux écrivains de premier plan. Ils furent deux individus engagés dans leur siècle, liés dans la contemplation comme dans l'action, et résolus, pour réformer le Carmel, à affronter le monde auquel ils appartenaient. C'est Thérèse qui initie la Réforme. Elle rédige le Livre de la vie pour y exposer son existence, ses péchés, pour y consigner aussi les «faveurs» que le Seigneur lui a accordées, autrement dit ses expériences mystiques, dont la célèbre «transverbération» : il importe de démontrer aux adversaires de la Réforme et aux tribunaux de l'Inquisition qu'il ne s'agit là ni des simulations d'une illuminée ni de manifestations du démon. Son Livre des fondations décrit non sans humour les difficultés qui émaillent l'installation des couvents de carmélites déchaussées, tandis que Le Château intérieur expose dans une prose empreinte de poésie sa conception du cheminement de l'âme jusqu'à l'union avec Dieu. Quant à Jean de la Croix, dont Thérèse perçut très vite le rayonnement spirituel et dont elle fit son confesseur, c'est pendant son incarcération dans un cachot, alors qu'il est soumis à la solitude la plus absolue et à un traitement inhumain par les opposants à la réforme du Carmel, qu'il compose l'essentiel du Cantique spirituel. Splendide poème du désir et de l'extase, dans lequel expérience poétique et expérience mystique ne sauraient être dissociées, c'est, comme Nuit obscure et Flamme d'amour vive, l'un des textes les plus intenses de la poésie universelle.