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La nuit obscure
JEAN DE LA CROIX
CERF
9,90 €
Épuisé
EAN :9782204045773
La nuit obscure "Plus les choses divines sont en soi claires et manifestes, plus elles sont naturellement obscures et cachées à l'âme. Il en est ici comme de la lumière naturelle: plus elle est claire, plus elle éblouit et obscurcit la pupille du hibou; plus on veut fixer le soleil en face, et plus on éblouit la puissance visuelle et on la prive de lumière; cette lumière dépasse la faiblesse de l'oeil. De même quand cette divine lumière de la contemplation investit l'âme qui n'est pas encore complètement éclairée, elle produit en elle des ténèbres spirituelles, parce que non seulement elle la dépasse, mais parce qu'elle la prive de son intelligence naturelle et en obscurcit l'acte. Voilà pourquoi saint Denis et d'autres théologiens mystiques appellent cette contemplation infuse un rayon de ténèbres." Saint Jean de la Croix
Résumé : La Vive Flamme d'amour "Ô brûlure suave, Ô plaie délicieuse, Ô douce main, ô touche délicate, Qui a la saveur de la vie éternelle Qui paye toute dette ! Qui donne la mort et change la mort ! " Strophe II L'âme embrasée par cette brûlure "lance elle-même de vives flammes ", dit saint Jean de la Croix. La Vive Flamme d'amour reflète, en ce sens, la fin de l'itinéraire mystique, celle où l'union de l'âme et de Dieu est consommée sans retour. Poème d'amour d'un lyrisme flamboyant, La Vive Flamme d'amour est un sommet de l'expérience mystique dans l'histoire religieuse des hommes.
Jean de la Croix, écrit le poète espagnol Jorge Guillén, est le plus grand poète le plus bref de la langue espagnole, peut-être de la littérature universelle". Mais cette poésie est d'une telle densité, d'une telle intensité, d'une telle beauté qu'elle représente un sommet de toute la poésie amoureuse. Les circonstances dans lesquelles cette oeuvre a vu le jour sont pourtant des plus pénibles. Le 2 décembre 1577, Jean de la Croix est enlevé de force et sévèrement enfermé dans une cellule du couvent des carmes mitigés de Tolède hostiles à la réforme qu'il souhaite promouvoir. Pendant huit mois, il y est soumis à un isolement total et à de grandes vexations. Mais c'est au cours de cette période qu'il compose une grande partie du fameux Cantique spirituel. Selon la tradition, les premiers vers lui seraient venus en entendant, du fond de son cachot, chanter une chanson d'amour : "Je me meurs d'amour,/Mon Amour, que faire ?". Transposée en amour divin, l'inspiration du poète exprime la brûlure d'un amour que rien ne peut apaiser. Quant au poème Nuit obscure, souvent considéré comme son chef-d'oeuvre, il fut écrit, semble-t-il, très peu de temps après son évasion de sa prison de Tolède. Introuvable depuis plusieurs années, la traduction de Bernard Sesé, qui constitue depuis trente ans une édition de référence des poèmes de Jean de la Croix, est ici publiée dans sa version définitive, tout à la fois substantiellement révisée et complétée de nombreux poèmes. Parmi ceux-ci figurent en bonne place les admirables et très peu connus versillos, écrits pour légender les cartes du Mont de Perfection dessinées vers 1578 par Jean de la Croix pour les carmélites de Beas de Scgura.
Résumé : Saint Jean de la Croix (1542-1591), contemporain de sainte Thérèse d'Avila et réformateur du Carmel comme elle, est l'auteur de grands poèmes mystiques. Son oeuvre est ici rassemblée dans une nouvelle traduction conforme au texte original. C'est un bonheur de redécouvrir Les Sentences, La Montée du Mont Carmel, la Nuit obscure, les Poèmes et les Lettres qu'écrivit le grand saint et de comprendre que sa spiritualité est intemporelle. La nouvelle traduction réalisée par André Bord d'après l'edicién critica espagnole, enrichie de notes et d'explications, permettra au lecteur de pénétrer au mieux le message exceptionnel de saint Jean de la Croix.
On trouvera dans ce recueil les plus beaux poèmes de Jean de la Croix : les deux versions du Cantique spirituel, la Nuit obscure, Flamme d'amour vive, ainsi que des romances et d'autres textes où le mysticisme de l'inspiration va toujours de pair avec une élévation poétique de la langue même à partir de matériaux pourtant très composites (les sources proprement chrétiennes se sont en Espagne inextricablement mêlées à la poésie amoureuse andalouse d'inspiration arabe et juive). On trouvera également les "Prologues", rédigés par Jean de la Croix à certains de ces grands poèmes.Notes Biographiques : Carme et mystique espagnol, Jean de la Croix (1542-1591) rencontra Thérèse d'Avila en 1567 et se lança à ses côtés dans la réforme des carmels. En conflit ouvert avec les tenants de la tradition, il est emprisonné et excommunié, avant de voir la réforme entérinée par le pape. Ses poèmes, qui témoignent d'une foi exaltée, racontent dans un style lyrique et sensuel l'itinéraire mystique qui mène à l'union avec Dieu. Canonisé en 1726, il a été proclamé docteur de l'Église en 1926.
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.