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Le Pavillon des Douanes
Jauniaux Jean
ED DU SABLON
13,00 €
Épuisé
EAN :9782931112274
La fiction a tous les droits. (...) C'est le credo de Jean Jauniaux, le nouvelliste-moraliste qui rassemble dans Le Pavillon des douanes des histoires plus subtiles et "saisissantes" les unes que les autres. Tout est concevable dans cette optique qui ignore les frontières : un interprète de conférence peut empêcher les guerres ou agrandir les alliances, un enfant peut regretter le temps où il voyait en noir et blanc, un autre conquérir le monde en s'arrachant à un environnement qui l'emprisonne, un homme d'Etat occidental s'inspirer des sagesses d'Orient. Une positivité tonique imprègne ces pages qui n'ignorent rien de la détresse régnante. Jauniaux pratique une lucidité souriante qui se retrousse les manches. J. -M. G. Le Clézio a dit très justement que l'humour équilibre ces textes, le "détourne d'un excédent de gravité". Formé à la linguistique, passé par le cinéma, initié aux arcanes européens, Jauniaux use de l'ironie comme d'une médecine douce. Jacques De Decker
Tour à tour écrivain public, "ânègreâ" pour des auteurs connus et faiseur de romandegares à succès inspirés par ses errances nocturnes parmi les clochards, Jean-Baptiste s'est retiré à Saint-Idesbald, petite station balnéaire de la côte belge. Il se remémore sa gloire littéraire, mais aussi ses ateliers d'écriture et les milliers de lettres et discours qu'il a composés pour d'autres. Les souvenirs de son enfance solitaire l'assaillentâ : mère très tôt décédée, père veuf et dépressif ne s'adressant à lui que par dictons interposés et mots qu'il lui faisait chercher dans le dictionnaire. La demande formulée par Maud, une inconnue en fin de vie, de collaborer à un livre ultime éveille la mélancolie de celui qui déplore tous ces mots qu'il a galvaudés. Elle met le "âfaiseur de livresâ" face à "âla pire des fautes professionnellesâ : l'émotionâ" . Jean Jauniaux publie des nouvelles, de la poésie et des romans. Ses livres ont été traduits en italien, ukrainien, espagnol et roumain. Egalement journaliste littéraire, il rédige des chroniques dans différents journaux et revues (Le Monde, Ulenspiegel, La Revue générale...). Il a été pendant plus d'une décennie le rédacteur en chef de la revue littéraire Marginales. Homme de radio, il pratique l' "âécriture sonoreâ" dans des interviews mises en ligne sur ses différents sites (L'ivresse des livres, edmondmorrel. be...). Il est engagé dans la défense de la liberté d'expression et la préservation du patrimoine littéraire, et à ce titre président de la Fondation Maurice Carême, président honoraire de PEN Club Belgique et diplômé d'honneur de l'Académie des écrivains ukrainiens.
Résumé : Idesbald est clochard à Bruxelles. Il s'abrite souvent dans une bibliothèque où, grâce à la bonne volonté d'un employé accueillant, il crée un blog et y écrit des histoires entendues ou inventées lors de ses errances. On y rencontre des protagonistes aussi inattendus que le roi des Belges, un grand-père survivant de la Grande Guerre, un petit garçon perdu dans l'Exposition universelle de 1958, une réfugiée rom sur les traces de Rimbaud ... Les vraies gens, quoi ! Jean Jauniaux porte un regard ironique et tendre sur ses personnages, qu'il fait vivre dans le "petit royaume" de Belgique, côté Capitale et côté Côte... Avec une préférence pour son cher Saint-Idesbald !
Le livre Xavier deutsch La déclaration du juste En 2087, au bord de l'hiver, à l'approche de Noël. Dans les Asturies. Un Français du Nord, Emile Poil, un type aussi vieux que le siècle, est payé pour convoyer un gamin, Antonin, vers un hameau de montagne. Et quoi ? Tout est réel ici, tout est doux. Le monde est apaisé. C'est le mot : apaisé. Il n'y a plus d'avions, plus d'internet, plus de tensions, plus de bruit. On parle autrement, on parle peu. On mange à la main, on se vêt de ce qu'on possède longtemps. Il y a des arbres qui produisent de l'électricité. Un vieil homme et un petit garçon qui marchent dans la montagne. Ca va très bien. Il neige.
Dans ses deux romans intimement marqués par l'Histoire, le contraste, favorisé par l'écriture brève, entre le rythme rapide de la narration et la densité de prenantes évocations lyriques caractérise l'art d'un maître du suspense. L'adage "? un secret peut en cacher un autre ? " pourrait épingler le roman Dévoration, qui met en scène un narrateur tourmenté par les engagements nazis jamais reniés de son père. Radicalement différent par son temps historique et sa structure romanesque, Torquato est le récit d'un road movie qu'un de nos contemporains entreprend en Italie sur les parcours du Tasse, poète qui eut à souffrir des tyrannies politico-religieuses au xvie siècle.
C'est sans doute l'une des angoisses lancinantes de notre époque. Ou peut-être de tous les temps. Trouver sa place dans le monde professionnel, quand la tendance est au dégraissage et à la déshumanisation des rapports. Quitte à écraser l'autre. Trouver sa place quand on porte comme la culpabilité d'un proche. Ou sur ses seules épaules le poids de la vérité. Trouver sa place auprès de l'autre, jusqu'à se l'accaparer. Trouver sa place quand la vie s'obstine à nous refuser le rôle convoité. Et la foi, a-t-elle encore sa place dans un monde fanatiquement laïc ?? Et si tout l'enjeu se résumait à ça ??
Basile Elena ; Renard Marie-France ; Quaghebeur Ma
Du Portugal à la Hongrie, de la Suède au Canada, les protagonistes de ces nouvelles sont des femmes surprises dans des expériences décisives qui révèlent tout à coup un destin, à la manière d'épiphanies. Confiantes en la force du désir, soutenues par une même attente de rachat, ces vies se jouent des "? mirages ? " du quotidien sur un mode léger et ironique, en suspens entre le rêve et la réalité. L'intensité dramatique s'atténue dans une prose incisive, épurée, qui n'est pas sans rappeler l'écriture de certains films de Truffaut.