Pourquoi offre-t-on des poupées aux filles et des voitures aux garçons? Pourquoi les femmes gagnent-elles moins que les hommes? Comment expliquer qu'elles effectuent les deux tiers du travail domestique? Pourquoi est-ce si mal vu pour un homme d'être efféminé? Le pouvoir est-il intrinsèquement masculin? Il s'agit là de quelques-unes des nombreuses questions auxquelles s'intéressent les études sur le genre, devenues depuis une trentaine d'années non seulement un champ de connaissances, mais aussi un outil d'analyse incontournable en sciences humaines et sociales. Au-delà de la variété des phénomènes étudiés, l'ouvrage souligne plusieurs partis pris essentiels des études sur le genre: les différences entre femmes et hommes sont le résultat d'une construction sociale et non pas le produit d'un déterminisme biologique; l'analyse ne doit pas se limiter à l'étude "d'un" sexe, mais porter sur leurs relations; le genre est un rapport de domination des hommes sur les femmes, dont les modalités et l'intensité sont sans cesse reconfigurées. Ce manuel propose un panorama clair et synthétique des notions et références essentielles des études sur le genre, en les illustrant par de nombreux exemples concrets.
Pourquoi offre-t-on des poupées aux filles et des voitures aux garçons ? Pourquoi les femmes gagnent-elles moins que les hommes ? Comment expliquer qu'elles effectuent les deux tiers du travail domestique ? Pourquoi est-ce si mal vu pour un homme d'être efféminé ? Le pouvoir est-il intrinsèquement masculin ? Il s'agit là de quelques-unes des nombreuses questions auxquelles s'intéressent les études sur le genre, devenues depuis une trentaine d'années non seulement un champ de connaissances, mais aussi un outil d'analyse incontournable en sciences humaines et sociales. Au-delà de la variété des phénomènes étudiés, l'ouvrage souligne plusieurs partis pris essentiels des études sur le genre : les différences systématiques entre femmes et hommes sont le résultat d'une construction sociale et non pas le produit d'un déterminisme biologique ; l'analyse ne doit pas se limiter à l'étude "d'un" sexe, mais porter sur leurs relations ; le genre est un rapport de domination des hommes sur les femmes, dont les modalités et l'intensité sont sans cesse reconfigurées.
Extrait de l'introduction Pourquoi offre-t-on des poupées aux filles et des voitures aux garçons? Pourquoi les femmes gagnent-elles moins que les hommes? Comment expliquer qu'elles effectuent les deux tiers du travail domestique? Pourquoi est-ce si mal vu pour un homme d'être efféminé? Le pouvoir est-il intrinsèquement masculin? Il s'agit là de quelques-unes des nombreuses questions auxquelles s'intéressent les études sur le genre, qui ont connu un essor important depuis une quarantaine d'années dans un grand nombre de pays. Pour répondre à ces questions, ces études proposent une approche spécifique, dont ce manuel offre un panorama synthétique et structuré. I. LES ÉTUDES SUR LE GENRE: DÉMARCHE GÉNÉRALE ET CHOIX THÉORIQUES Les études sur le genre pourraient être définies, de façon très large, comme l'ensemble des recherches qui prennent pour objet les femmes et les hommes, le féminin et le masculin. Mais une telle définition ignore les apports les plus heuristiques de la riche tradition intellectuelle qui s'est développée depuis les années 1970 à proximité ou dans le sillage des mouvements féministes, et qui a donné corps à ce que nous appelons aujourd'hui les études sur le genre. En nous appuyant sur cet héritage, nous proposons de mettre en évidence quatre dimensions analytiques centrales de ce concept: le genre est une construction sociale (1); le genre est un processus relationnel; le genre est un rapport de pouvoir; le genre est imbriqué dans d'autres rapports de pouvoir. 1. La première démarche des études sur le genre a été de faire éclater les visions essentialistes de la différence des sexes, qui consistent à attribuer des caractéristiques immuables aux femmes et aux hommes en fonction, le plus souvent, de leurs caractéristiques biologiques. La perspective anti-essentialiste est au coeur de la démarche de Simone de Beauvoir, quand elle écrit dans Le deuxième sexe, en 1949: «On ne naît pas femme: on le devient»3. Il n'y a pas d'essence de la «féminité», ni d'ailleurs de la «masculinité», mais un apprentissage tout au long de la vie des comportements socialement attendus d'une femme ou d'un homme. Autrement dit, les différences systématiques entre femmes et hommes ne sont pas le produit d'un déterminisme biologique, mais bien d'une construction sociale. 2. La deuxième démarche des études sur le genre a été de prôner une approche relationnelle des sexes, car les caractéristiques associées à chaque sexe sont socialement construites dans une relation d'opposition (cf. encadré n° 1). Dès lors, on ne peut étudier ce qui relève des femmes et du féminin sans articuler l'analyse avec les hommes et le masculin. Contrairement à ce qu'on pense souvent, les études sur le genre s'intéressent donc tout autant aux femmes et au féminin qu'aux hommes et au masculin. L'adoption d'une posture relationnelle ne signifie pas qu'on ne peut pas travailler de manière privilégiée sur l'un des groupes de sexe. Historiquement, les recherches féministes ont été largement consacrées à l'étude des expériences sociales des femmes, dans une perspective «compensatoire» face à des savoirs disciplinaires qui, prétendant étudier des individus abstraits, se sont en pratique majoritairement focalisés sur les hommes et le masculin. Un grand nombre des recherches menées «sur les femmes» relève d'une perspective relationnelle, c'est-à-dire envisage les femmes et le féminin comme le produit d'un rapport social. De même, un certain nombre de recherches sur les hommes et masculinités s'inscrivent dans l'héritage des recherches féministes et sur le genre, et adoptent cette posture relationnelle.
Résumé : " Quand rien ne consacre et ne justifie le pouvoir de l'un sur l'autre, personne ne peut comprendre que sa propre parole vaut moins que celle des autres. Il n'y a plus de privilèges et il y a pourtant, dans nos siècles d'égalité, bon nombre de lieux où résiste l'autorité, toujours légitime, parfois contestée : celle du juge, celle du professeur, celle de l'expert, celle du médecin. Partout, le savoir est le plus sûr garant du pouvoir ; celui qui sait impose son autorité à ses semblables qui, dans les autres manifestations de la vie, sont ses pairs, et de cette autorité il tire l'assurance qu'il sera écouté s'il est expert, suivi s'il est médecin, obéi s'il est juge. L'autorité rassemble ces différentes figures, mais la manière dont elles sont sollicitées et suivies les distingue : la justice fonctionne pour l'essentiel sur le mode de la hiérarchie et, au moins en aval, sur celui de la contrainte ; la médecine ne peut connaître la règle de l'égalité, mais elle n'ignore pas celle de la liberté. C'est cette association des deux règles qui intrigue et assigne à la médecine une place aussi originale dans la modernité. Attachée aux valeurs du libéralisme dans lequel elle voit la meilleure et d'ailleurs,la seule manière d'assurer sa mission, l'institution médicale ne peut renoncer à ce qui fonde son autorité et assure la plénitude de son identité. Ces deux principes ont toutefois des sources différentes et n'opposent pas la même résistance à l'épreuve du temps : l'un s'ancre dans les fondements de la médecine, l'autre est un produit des temps modernes ; l'un se heurte aux demandes de transparence et d'information formulées par le patient, l'autre doit composer avec les contraintes publiques d'administration et de gestion de la santé. [..] Comment la médecine est-elle parvenue à préserver l'essentiel de cette identité composite dans des temps si prompts à associer le pouvoir au privilège ? A concilier la liberté du privé et les contraintes du public ? A sauvegarder son unité malgré ce qui, de manière si évidente, distingue ceux qui l'exercent ? Elle l'a fait, nous dit Alexandre Jaunait, en se présentant comme une institution réunie autour de la réalisation d'un objectif commun. Comprise comme une profession, la médecine parle comme un nous, doté d'une morale et d'un esprit qui lui sont propres.[...] Quand la recherche s'affirme avec autant de fermeté et de nuances, les frontières qui séparent les sciences humaines et sociales peuvent au moins provisoirement s'effacer et les bienfaits de la pensée politique être célébrés. "
Résumé : Il n'y a pas de meilleure introduction aux mathématiques que l'étude de son histoire. Résumant vingt-six siècles de découvertes sur les figures et sur les nombres, cette histoire des mathématiques ne demande aucune connaissance préalable. Le lecteur y retrouvera l'intérêt qu'ont porté aux mathématiques des savants comme Euclide, Descartes ou Pascal. Il y verra aussi comment elles ont permis à Einstein de bouleverser notre vision du monde ou encore comment elles ont rendu possible les plus récents développements de l'informatique et des télécommunications.
Ecrit par plus de quarante spécialistes, ce premier tome présente l'ensemble des méthodes et des techniques d'évaluation des désordres cognitifs, socio-émotionnels et comportementaux survenant à la suite d'une lésion cérébrale. Un ouvrage de référence unique... Par son ampleur, la richesse de sa documentation, la qualité de son iconographie et le souci constant de relier les cadres théoriques aux pratiques de l'évaluation, ce livre est unique en son genre en langue française. Après une introduction aux données de base de la neurologie, de l'électrophysiologie clinique et de l'imagerie cérébrale fonctionnelle, l'ouvrage couvre l'ensemble des pratiques d'évaluation des désordres cognitifs, socio-émotionnels et comportementaux rencontrés dans la pratique neuropsychologique. Entièrement actualisé, cette nouvelle édition revue et augmentée intègre les importants changements connus par la discipline au cours des dix dernières années dans l'ensemble des pays francophones. De nouveaux chapitres consacrés aux états de conscience modifiés, aux troubles de la cognition sociale ou encore à la dimension culturelle de l'évaluation en neuropsychologie viennent rejoindre ceux consacrés aux troubles du langage, de la mémoire, de l'attention, des fonctions instrumentales et des fonctions exécutives.
Résumé : Cet ouvrage fait suite au cours d'Introduction à la physique quantique, rédigé par le même auteur. Il s'adresse aux étudiants en troisième année de Licence et en Master de physique ainsi qu'aux élèves des écoles d'ingénieurs. Il a pour but de décrire les applications importantes de la physique quantique en se focalisant principalement sur la physique atomique, la physique nucléaire et la physique des semiconducteurs. Pour tester la bonne assimilation du cours, chaque chapitre se termine par des exercices et des problèmes corrigés. Ces derniers, plus avancés et plus complets, sont de véritables cas concrets d'application portant sur des sujets d'actualité.
Les troubles du spectre autistique (TSA) affectent l'individu dès son plus jeune âge dans ses différentes dimensions, et notamment psychomotrice. Ils conduisent à une situation de handicap nécessitant la mise en oeuvre d'un dispositif d'interventions thérapeutiques adapté dont la rééducation psychomotrice peut constituer un élément. A la lumière des recherches les plus récentes, des recommandations de bonnes pratiques et tenant compte de la diversité des tableaux cliniques, les auteurs dessinent le cadre de l'intervention psychomotrice auprès des personnes avec TSA. Ils proposent d'abord un état des lieux des connaissances dans les domaines clés du développement et des particularités rencontrées dans l'autisme. Dans un second volet plus clinique, différents témoignages de pratiques (auprès d'enfants, d'adolescents ou d'adultes) permettront au lecteur de se représenter la façon dont le psychomotricien peut aborder et travailler à ces différentes dimensions dans le cadre de son intervention.