Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Gravelle, Zisly et les anarchistes naturiens contre la civilisation industrielle
Jarrige François
CLANDESTIN
8,00 €
Épuisé
EAN :9782369350583
Pour une redécouverte de ces pionniers précoces de l'écologie politique, qui avaient imaginé une trajectoire de substitution au gigantisme industriel. Qui se souvient encore du mouvement des anarchistes naturiens, fondé en 1894 ? Critiques du gigantisme industriel et de la technique, pionniers oubliés de l'écologie politique, les naturiens, comme certains décroissants aujourd'hui, furent en leur temps méprisés, disqualifiés – notamment par les marxistes – comme des prolétaires ignorants, des petits artisans rêvant d'un illusoire retour au passé ou des intellectuels petit bourgeois aveuglés par leur utopie. Et pourtant, leurs écrits nous montrent la violence de la croissance urbaine et industrielle du début du XXe siècle, et le dégoût qu'elle a pu susciter. Et ces apôtres de la " vie naturelle " nous lèguent une réflexion d'une troublante actualité. Pourfendeurs des ravages de l'industrialisation, du mythe du progrès et de l'expansion impérialiste, ils ont milité, jusqu'à l'expérimentation concrète, pour une vie simple et frugale, fondée sur le refus des marchandises frelatées. En une passionnante introduction et un choix de textes particulièrement éclairant, François Jarrige invite ici à la redécouverte de ce mouvement porteur d'idéaux et de craintes qui demeurent plus que jamais les nôtres. On découvre ainsi dans ce livre que loin d'être des marginaux ou des excentriques, les naturiens, qui contestaient l'ordre industriel au profit d'un retour à un mode de vie plus simple et naturel, s'appuyaient déjà sur de nombreuses alertes énoncées dans le monde entier contre le " progrès " et ses dégâts : la déforestation, la pollution, l'alimentation chimique, l'épuisement des ressources... Les naturiens refusaient d'être enfermés dans la fausse alternative entre le retour aux cavernes ou la poursuite inéluctable du développement industriel et mécanique. Ils ont tenté de dessiner une autre voie, plus simple, fondée sur la promotion de l'autonomie, sur l'entraide, sur la simplicité volontaire contre l'exacerbation des faux besoins. Les analyses de la modernité industrielle présentées dans leurs textes révèlent sans doute toute leur force critique aujourd'hui, alors que le changement climatique et l'effondrement écologique deviennent chaque jour plus incontestables. Tandis que les inégalités se creusent, que les marchandises continuent d'inonder le monde en suscitant en permanence de nouveaux besoins absurdes, les discours naturiens nous frappent par leur clairvoyance et leur contemporanéité. La décroissance et les naturiens sont tous les deux nés d'une révolte contre leur temps, tous les deux à la recherche d'une nouvelle harmonie avec le monde. Comme eux il y a plus d'un siècle, la décroissance tente aujourd'hui de s'opposer aux idéologues de la modernisation forcenée. Les précurseurs de la décroissance Les auteurs réunis dans cette collection constituent les racines de la pensée politique de la décroissance. L'apport des anarchistes naturiens à cette pensée est présenté ici par François Jarrige ; la seconde partie de l'ouvrage est composée d'extraits qui offrent un accès direct à leur oeuvre.
Comment aborder la question? Le thème, le temps et l'espace, le champ historiographique. Les thématiques centrales: les fondements de la puissance britannique, les enjeux économiques et sociaux de la colonisation, la nouvelle histoire culturelle de l'Empire. Les moyens: jalons chronologiques et repères cartographiques: Un monde en construction (1815-1848), L'âge d'or du monde britannique (1848-1880), L'âge de l'impérialisme (188o-1914), Le monde britannique à l'épreuve des crises (1914-1931). Des sujets de dissertation, de commentaire de document augmentés de conseils méthodologiques pour se préparer efficacement au CAPES et à l'agrégation.
Présentation de l'éditeur Les techniques promettent abondance et bonheur ; elles définissent la condition humaine d'aujourd'hui. Pourquoi les contester, et à quoi bon ? Les discours technocritiques ne masquent-ils pas des peurs irrationnelles, un conservatisme suranné, voire un propos réactionnaire ? Pourtant, depuis que les sociétés humaines sont entrées dans la spirale de l'industrialisation, des individus et des groupes très divers ont dénoncé les techniques de leur temps et agi pour en enrayer les effets. L'introduction de machines censées alléger le travail, les macrosystèmes techniques censés émanciper des contraintes de la nature, la multitude des produits technoscientifiques censés apporter confort et bien-être ont souvent été contestés et passés au crible de la critique. Contre l'immense condescendance de la postérité, Technocritiquesest un ouvrage qui prend au sérieux ces discours et ces luttes. Depuis deux siècles, les technocritiques sont foisonnantes et multiformes, elles émanent des philosophes et des romanciers comme des artisans et des ouvriers ; elles se retrouvent en Europe comme dans le reste du monde et nourrissent sans cesse des pratiques alternatives. Toute une tradition de combat et de pensée originale et méconnue s'est ainsi constituée : ce livre d'histoire au présent tente de leur redonner vie tout en pointant les impasses des choix politiques mortifères portés par la foi en une " croissance " aveugle. Et, en filigrane, il montre comment s'est imposé le grand récit chargé de donner sens à la multitude des objets et artefacts qui saturent nos existences.
Résumé : Les techniques promettent abondance et bonheur ; elles définissent la condition humaine d'aujourd'hui. Pourquoi les contester, et à quoi bon ? Les discours technocritiques ne masquent-ils pas des peurs irrationnelles, un conservatisme suranné, voire un propos réactionnaire ? Pourtant, depuis que les sociétés humaines sont entrées dans la spirale de l'industrialisation, des individus et des groupes très divers ont dénoncé les techniques de leur temps et agi pour en enrayer les effets. Contre l'immense condescendance de la postérité, Technocritiques est un ouvrage qui prend au sérieux ces discours et ces luttes. Depuis deux siècles, les technocritiques sont foisonnantes et multiformes, elles émanent des philosophes et des romanciers comme des artisans et des ouvriers ; elles se retrouvent en Europe comme dans le reste du monde et nourrissent sans cesse des pratiques alternatives. Toute une tradition de combat et de pensée originale et méconnue s'est ainsi constituée ; ce livre d'histoire au présent tente de leur redonner vie tout en pointant les impasses des choix politiques mortifères portés par la foi en une o croissance aveugle. Et, en filigrane, il montre comment s'est imposé le grand récit chargé de donner sens à la multitude des objets et artefacts qui saturent nos existences.
Alors que l'industrie surgit et déploie son ombre sur l'Europe au début du XIXe siècle, des groupes de travailleurs appartenant à des mondes sociaux et culturels très variés choisissent la voie de la révolte en s'attaquant aux machines perçues comme des " tueuses de bras " et des " voleuses d'emplois ". Ces violences populaires furent longtemps rejetées du côté de la tradition et de l'archaïsme par une histoire sociale et économique condescendante. En suivant les pérégrinations des machines au début de l'industrialisation et les réponses diverses et ambiguës qu'elles suscitent, cet ouvrage entend offrir au contraire une approche compréhensive de l'avènement du monde industriel. L'étude des conflits suscités par la mécanisation montre que le changement technique n'advient que s'il est compatible avec les idéaux et les normes des communautés professionnelles et locales. L'ampleur des résistances et des violences ouvrières est étroitement liée aux conjonctures socio-économiques, aux organisations productives, comme aux singularités des systèmes techniques et aux possibilités données aux acteurs de les tester et de les bricoler. L'émeute s'inscrit par ailleurs dans un continuum de stratégies et de formes d'action, elle est encadrée par des rituels complexes avec ses symboles, ses normes, ses pensées alternatives à l'idéologie du progrès. Mais les bris de machines deviennent aussi des mythes au fur et à mesure que la question sociale envahit l'imaginaire du XIXe siècle. Le spectre de ces violences est sans cesse manipulé par les fabricants en quête de protection, ou par les économistes soucieux de prouver l'utilité sociale de leur science. La figure du briseur de machines devient progressivement le symbole de la barbarie passée qui doit disparaître avec l'affirmation du progrès. C'est donc à une archéologie de monde industriel qu'invite cet ouvrage, en partant en quête des trajectoires oubliées, des actions et des mots rendus invisibles des vaincus. Alors que la question des risques et des crises environnementales resurgit avec force dans l'espace public, redéfinissant en profondeur les rapports entre technique et société, il est plus que jamais nécessaire d'étudier l'historicité du monde industriel et d'en comprendre la genèse conflictuelle.
En 1955, Isaac Asimov imagine le nec plus ultra de la démocratie sondagière. En 2008, les Etats-Unis s'apprêtent à voter pour leur prochain président. Dans l'Etat de l'Indiana, dans le comté de Monroe, dans la petite ville de Bloomington, la rumeur enfle et semble se confirmer peu à peu... Et si c'était ici qu'allait se décider le résultat du scrutin ? Depuis que le pays s'est converti à la "démocratie électronique" , le puissant ordinateur Multivac sélectionne LE citoyen qui décidera du nom du prochain leader du monde libre. L'omnisciente machine est en effet capable d'analyser ses réponses à un questionnaire qu'elle a elle-même savamment établi pour déterminer le résultat de l'élection... qui, désormais, n'a plus de raison d'être. A l'heure où les systèmes démocratiques de la planète vacillent sur leur base, il est intéressant de se rappeler le point de vue d'Isaac Asimov sur les dérives d'une société politique ivre de technologie, d'efficacité et de rendement.
Un manifeste pour lutter contre la barbarie des métropoles ! La métropolisation implique une expansion urbaine incessante et l'accélération des flux et des rythmes de vie. Elle transforme les villes en véritables firmes entrepreneuriales conçues pour peser dans la compétition urbaine planétaire. Ce livre, fruit de vingt-cinq ans de recherche et d'engagement sur le terrain, nous montre comment ces villes génèrent exclusion économique, ségrégation spatiale et souffrance sociale, tout en alimentant la crise écologique. Fers de lance de la start-up nation et pivots de l'organisation territoriale moderne, les métropoles concentrent tous les pouvoirs et dictent leurs lois. Mais l'auteur brosse aussi le portrait d'une nouvelle société qui émerge hors des grandes villes, un possible plus réjouissant, décroissant et fertile. Dépassant la simple analyse critique, ce livre donne à voir la multitude et la force des résistances et des expériences qui s'opposent à l'extension sans fin du capitalisme dans nos vies, loin des métropoles barbares.