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Les grands discours parlementaires de la IVe République. De Pierre Mendès France à Charles de Gaulle
Jansen Sabine ; Debré Jean-Louis
ARMAND COLIN
31,40 €
Épuisé
EAN :9782200346072
La Quatrième ne serait-elle qu'une parenthèse superflue ? Assurément oui, si on juge par sa mauvaise réputation. Stigmatisée comme un régime impuissant, c'est-à-dire incapable de passer à l'acte, la Quatrième est souvent présentée comme une victime de l'instabilité gouvernementale et de partis irresponsables, plus occupés par des opérations man?uvrières que par la prise de décision. L'Histoire de la République entre 1945 et 1958 donne raison à Raymond Aron : " Quand les hommes ne choisissent pas, les événements choisissent pour eux. ". Pendant treize ans, la vie politique marque une tendance au bégaiement. Les discours à l'Assemblée nationale en portent la trace mais ils restituent aussi fidèlement la lucidité des élus de la nation confrontés à des défis de taille. Ces défis, même difficilement et imparfaitement, ont été en partie relevés. La Quatrième République a été une parenthèse nécessaire et fondatrice. Reconstruction après quatre années de guerre, décolonisation, Guerre froide, politique nucléaire, pacification et unification européennes, telles sont quelques-unes des grandes questions débattues dans l'hémicycle du Palais-Bourbon dont les prérogatives sont fortes. Même rationalisé, le parlementarisme règne. La nature des enjeux politiques, économiques et sociaux de l'après-guerre confère un extraordinaire intérêt aux discours prononcés pendant cette première moitié des " Trente Glorieuses ". On retrouve des tribuns chevronnés tels qu'Édouard Herriot, Paul Reynaud ou Pierre Cot, mais on découvre aussi une jeune garde qui n'a rien à envier à ses aînés dans la maîtrise du verbe: François Mitterrand, Jacques Chaban-Delmas ou Félix Gaillard. À leurs côtés, pour la première fois, des oratrices, à l'exemple de Germaine Poinso-Chapuis et de Jeannette Vermeersch, qui savent se faire écouter, même si elles sont encore peu nombreuses. Passionnants et passionnés, débats et discours baignent dans l'histoire ; celle, lointaine, que connaît un personnel politique pétri par les Humanités et celle, récente, qui a éveillé ou réveillé, dans les souffrances de la guerre, les vocations politiques. La geste de la Résistance transcende les clivages politiques et contribue à tisser des fils invisibles, mais réels, entre élus et dirigeants d'un bord à l'autre de l'hémicycle. Les textes présentés ici ont été sélectionnés pour leur qualité rhétorique mais aussi pour leur pertinence historique: on a privilégié le beau discours dont le contenu éclaire les années 1945-1958.
Les GAFAM dominent la nouvelle économie mondiale du numérique. Ces firmes se complètent plus qu'elles ne sont en concurrence entre elles. Possédant un pouvoir économique et financier considérable, parfois supérieur à celui des Etats, elles sont régulièrement la cible de critiques et de procédures judiciaires en raison de leur position monopolistique, de l'utilisation qu'elles font des données personnelles ou de l'optimisation fiscale qu'elles pratiquent à grande échelle.
Quelles réponses collectives aux nouveaux défis mondiaux du XXIe siècle ? Au moment où les défis globaux sont plus prégnants, en matière de climat et plus largement d'environnement, de santé publique, de maîtrise des armements et de non-prolifération, d'échanges économiques, de problèmes migratoires, les réponses collectives semblent aujourd'hui lacunaires ou insuffisantes. Ce système doit désormais relever deux défis principaux. Le premier est celui de l'efficacité : de moins en moins nombreux, les traités multilatéraux se cantonnent souvent à des engagements purement déclaratoires (la COP 21 en est un exemple), d'autres semblent en panne, comme le système de l'OMC par exemple. Le second défi est celui de l'unilatéralisme des grandes puissances, certaines refusant de participer aux traités multilatéraux, voire les combattants ouvertement comme le Statut de Rome et la Cour pénale internationale pour les Etats-Unis.
Azoulay Vincent ; Jansen Sabine ; Larrère Mathilde
En quoi l'histoire nous éclaire-t-elle sur les mutations et les adaptations qu'a connues la Ve République, plus généralement sur l'évolution de nos démocraties et le présent ? La longévité de la Constitution de 1958 ne manque pas d'être marquée par des changements multiples et profonds. La fin de la guerre froide a produit un premier ébranlement. Né de la mondialisation, le second séisme s'est amplifié avec l'irruption des nouvelles technologies et de l'internet. Travail d'historiens, ce volume analyse soixante ans d'évolution des institutions et de la pratique politique, l'Athènes du Ve siècle avant J.-C., la pratique du vote, symbole majeur de la démocratie, et la notion de laïcité, valeur typique de la République française.
Résumé : Ce parcours de l'Antiquité à nos jours réussit le tour de force d'offrir un panorama assez complet de l'histoire de la philosophie depuis Platon. L'originalité de Jacqueline Russ est de considérer les idées à partir de leur contexte historique d'énonciation. Si elle établit un certain nombre de filiations perceptibles dans le temps, elle n'en délaisse jamais le contexte spécifique et essaie de retrouver la fraîcheur, la surprise de l'apparition des concepts dans leur nouveauté. Elle s'appuie tout au long de son parcours sur le binôme constitué par un individu, un penseur particulier et la situation historique dans laquelle il conçoit sa philosophie. Dans le jeu de va-et-vient entre passé et présent, Jacqueline Russ s'interroge aussi pour savoir en quoi cette longue histoire des idées depuis l'Antiquité peut être pour notre présent un riche gisement de sens. Le fil d'Ariane choisi par l'auteur est ici l'évolution de la "raison occidentale".
Résumé : Plus que jamais, il est nécessaire de connaître le XXe siècle pour comprendre notre présent. Cet ouvrage, devenu un classique, propose en 47 fiches le panorama complet du monde depuis la veille de la Grande Guerre et jusqu'à l'entrée dans le IIIe millénaire. Il offre une vision globale exceptionnelle, qui croise les problématiques et les événements, les mécanismes politiques autant que culturels et économiques. La très riche cartographie de l'ouvrage permet de saisir aisément les rapports conflictuels ou pacifiques entre les acteurs étatiques et d'analyser les dynamiques d'intégration et d'exclusion qui marquent ce siècle.
Cet atlas historique du Moyen Age présente en 42 fiches dix siècles d'époque médiévale. De l'Antiquité tardive au Bas Moyen Age, soit du Ve au XVe siècle, il aborde les grandes thématiques et les événements importants de la période. En s'ouvrant aux espaces lointains -Asie, Afrique, Amérique du Sud- il donne à voir et à comprendre la période médiévale dans toute sa diversité. S'appuyant sur un déroulé chronologique, l'ouvrage permet de dégager la trame générale des grandes phases de l'époque médiévale et montre les traits essentiels d'un événement, d'une aire de civilisation, d'un mécanisme économique ou d'un courant artistique. Un index des thèmes, des noms propres et des lieux facilite la compréhension de la période. Des pistes bibliographiques à la fin de chaque fiche permettent au lecteur d'approfondir les thèmes abordés.
Résumé : En 1949, quand les communistes s'emparent du pouvoir après deux décennies de guerre civile, la Chine était l'un des pays les plus pauvres de la planète. Aujourd'hui, la République Populaire de Chine est la deuxième puissance commerciale du monde et la seule à pouvoir contester l'hégémonie américaine. Ce manuel décrit et explique cette ascension fulgurante. Il livre une analyse de la Chine des "années Mao", marquées par la construction des bases de sa puissance retrouvée ainsi que parla catastrophe de la grande famine du Grand Bond en avant et le chaos de la Révolution culturelle. Il expose ensuite le processus complexe et contradictoire de la réforme de Deng Xiaoping, avec ses éclatants succès et leurs revers - montée des inégalités, disparités régionales, corruption et violation des libertés, arrogance vis à vis des Etats voisins... Enfin, il dépeint la Chine actuelle de Xi Jinping, qui semble amorcer une nouvelle étape dans son développement en s'affirmant à l'avant-garde de l'actuelle révolution du numérique et de l'intelligence artificielle, pour le meilleur mais aussi pour le pire.
Courtois Stéphane ; Werth Nicolas ; Panné Jean-Lou
Alors que la polémique sur le bilan des régimes communistes risque de resurgir avec Un pavé dans l'histoire, Le Livre noir du communisme, formidable succès de librairie, ressort en collection Bouquins au prix de 99 F. Il dresse le bilan chiffré des atrocités commises sous les régimes soviétiques actuels et passés, présente les faits, énumère les massacres, les déportations, les exactions qui ont conduit aux quatre-vingt-cinq millions de morts. Le Livre noir, livre-événement de cette décennie, a donné lieu à une polémique sans précédent. Ecrit par une équipe d'historiens et d'universitaires, il est indispensable pour qui veut comprendre ce qui s'est passé dans le monde communiste.
Les sacrifiés de l'atome. Surnommé "l'homme légendaire" par le Washington Post, Igor Kostine est un témoin capital de la catastrophe de Tchernobyl. Le 26 avril 1986, quelques heures seulement après l'explosion, il survole la centrale. La radioactivité est si forte que toutes ses pellicules deviennent noires. Une seule photo pourra être sauvée : elle fera le tour du monde. Surpris par l'ampleur de la catastrophe et par le silence des autorités, Igor Kostine décide de rester sur place et de vivre au milieu des 800 000 "liquidateurs" qui se succéderont sur le site de l'accident. Lui-même irradié, il n'aura de cesse, vingt années durant, de photographier la centrale et la zone interdite qui l'entoure. Son histoire se confond avec celle de Tchernobyl. 110 CLICHES POUR L'HISTOIRE. Présent en première ligne, Igor Kostine nous délivre des photographies exceptionnelles montrant des hommes déplaçant des blocs radioactifs à mains nues, l'évacuation des villages, le désespoir et le courage des populations, la construction du sarcophage au-dessus de la centrale, les cimetières de machines radioactives, les jardins et les vergers contaminés redevenus des terres sauvages où l'être humain n'a plus sa place...
De février 1951 à juin 1952, le lieutenant Dominique de La Motte prend la direction du commando 12, une unité de supplétifs hébergée dans une plantation d'hévéas en Cochinchine, non loin de la frontière cambodgienne. Sa mission : créer une zone interdite au Viêt-minh. Son quotidien : la guerre des postes, faite de patrouilles incessantes, d'embuscades, de contrôle des populations, de chasse aux renseignements, de prises de butin... Portant un regard singulier et intime sur les événements auxquels il a participé, Dominique de La Motte nous livre un témoignage intemporel sur la liberté et la guerre.
Résumé : Elles sont trois soeurs : Madeleine, dite Milou, Denise et Simone Jacob, rescapées des camps de la mort. Rapatriées en mai 1945, Milou et Simone apprennent à Denise, déjà rentrée, que leur mère est morte d'épuisement. De leur père, André, et de leur frère Jean, elles espèrent des nouvelles. Déportés en Lituanie, ils ne reviendront jamais. Pour les soeurs Jacob, le retour est tragique. A la Libération, on fête les résistants, mais qui a envie d'écouter le récit des survivants ? Puis, en 1952, Milou meurt dans un accident de voiture. Denise et Simone restent les seules survivantes d'une famille décimée. Plus que jamais inséparables. A partir de ses souvenirs personnels et d'archives inédites, Dominique Missika éclaire la jeunesse des filles Jacob et raconte la difficulté de certains déportés à trouver une place dans la France de l'après-guerre.