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INDEX AUGUSTINO-CARTESIEN
JANOWSKI
VRIN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782711614493
Depuis le mythique Index scolastico-cartésien, qu'en un geste vraiment inaugural Etienne Gilson a publié, en complément à sa thèse d'Etat sur La liberté chez Descartes et la philosophie (1913), on sait non seulement que Descartes connaissait fort bien la tradition philosophique, qui l'avait précédé, mais surtout que ses innovations ne peuvent nous devenir intelligibles que par leur confrontation exacte avec les auteurs qu'il réfutait. Depuis presque un siècle les études cartésiennes ont évidemment progressé. Les sources que nous pouvons assigner à Descartes se sont aujourd'hui multipliées et diversifiées. Nous avons ainsi appris à mieux distinguer entre ses adversaires thomistes des adversaires néo-thomistes (en particulier à opposer Suarez à Thomas d'Aquin alors que le premier Gilson les identifiait trop aisément), à faire le départ entre les références aux divers nominalismes et celles au courant scotiste. En fin connaisseur de cette époque, mais aussi de l'histoire de ses interprétations, Zbigniew Janowski a eu l'intuition que Descartes avait directement lu, autant, voire plus que les thomistes, saint Augustin ; mieux, malgré ou en vertu de sa réticence à l'avouer, il en avait aussi subi l'influence indirecte, sous le poids des débats théologiques et philosophiques de son temps. Avec une impressionnante érudition, une grande précision critique aussi, Zbigniew Janowski livre aujourd'hui à la communauté scientifique une série de rapprochements précis et prudents entre les textes canoniques de Descartes et certains passages des oeuvres majeures de saint Augustin. Chacun pourra faire son profit de ce travail exemplaire, en compléter les parallèles et en affiner les conclusions. On sera sensible enfin au fait que cette difficile et très technique recherche nous vienne, comme un cadeau en français, d'un jeune universitaire polonais, parti étudier sous la direction de Leszek Kolakowski à l'Université de Chicago, haut lieu de l'émigration européenne depuis l'entre-deux guerres. Il enseigne actuellement à l'Université de King's College, et appartient au Centre d'Etudes Cartésiennes (Université Paris-Sorbonne). La République des Lettres vit donc encore aujourd'hui. Elle vivra, pourvu que nous sachions l'encourager et la reconnaître.
Résumé : Quelle intervention envisager pour rétablir un édifice nasal difforme ? Est-il possible de restaurer l'harmonie d'un nez que la croissance conflictuelle de ses composants a déformé ? Doit-on chercher à ce que le nez soit beau, ou simplement en harmonie avec le visage ? Les questions que le chirurgien est amené à se poser dans sa pratique sont nombreuses et délicates, aussi est-il nécessaire qu'il soit préparé et doté des bonnes armes pour y répondre. Cet ouvrage permet de comprendre en profondeur les spécificités de la technique chirurgicale novatrice de correction des déviations de la cloison nasale puis de reconstruction de la pyramide nasale qu'est la septorhinoplastie par désarticulation. Suivant une démarche pratique et didactique, l'ouvrage est subdivisé en trois parties principales : - la première partie s'intéresse aux origines des déformations du septum nasal sur la base du concept évo-dévo de la formation du nez et décrit en détail la techniquechirurgicale de leur correction : la septoplastie ; la deuxième partie expose les origines des déformations de la pyramide nasale et analyse la technique chirurgicale de septorhinoplastie par désarticulation ; enfin, une troisième partie pratique propose un focus sur de nombreux cas cliniques concrets, décrivant le cas à traiter, la technique chirurgicale employée, et l'analyse critique du résultat morphologique. Riche d'une iconographie regroupant plus de 350 planches et illustrations, de textes rédigés dans une perspective didactique et pratique, cet ouvrage est le fruit des nombreuses années d'expérience de l'auteur. Il constitue une source d'informations complète, inédite et originale sur une technique en progression. Il s'adresse aux chirurgiens ORL et maxillo-faciaux ainsi qu'aux chirurgiens esthétiques et plasticiens.
L'intérêt des collectionneurs pour les monnaies naît en Chine au VIe siècle de notre ère, soit près d'un millénaire avant le premier traité sur la numismatique en Occident. Il se maintient malgré le déclin et l'alternance des différentes dynasties impériales. Au milieu du XVIIIe siècle, l'empereur Qianlong possède la collection la plus complète comprenant toutes les monnaies émises en Asie orientale depuis le VIIE siècle avant notre ère, soit sur près de 2500 ans. Mais les monnaies sont aussi soigneusement collectionnées et décrites par des lettrés, "amis des monnaies". S'ouvre alors un âge d'or de la numismatique chinoise qui durera jusqu'au milieu du XIXe siècle. Nombreux sont les collectionneurs qui s'engagent dans la publication de catalogues, de monographies ou d'études érudites. Ces publications qui s'inspirent des méthodes appliquées en littérature par le courant d'érudition appelé l'"Ecole des vérifications et des preuves" (kaozhengxue), entraînent une révolution méthodologique dans les études numismatiques. Cet ouvrage nous invite à une plongée dans le monde des collections et des collectionneurs en Chine en prenant comme fil conducteur un groupe de lettrés passionnés d'épigraphie et de numismatique gravitant autour de Pékin durant la première moitié du XIXe siècle. De l'achat chez les antiquaires aux réunions érudites, il nous dévoile les marchandages et les polémiques que les monnaies anciennes suscitent, mais aussi les dons et les signes d'amitié. Il donne à voir un réseau social complexe composé de collectionneurs, de lettrés numismates, d'antiquaires, d'estampeurs mais aussi de faussaires.
Résumé : " Cette vilaine affaire Stavisky ", comme titrait un quotidien de l'époque, a failli emporter la IIIe République. Ce scandale financier, révélé par la fuite puis la mort mystérieuse d'un escroc flamboyant et charmeur, a rapidement dégénéré en crise politique et, bientôt, en crise de régime. C'est que les agissements du " beau Serge " avaient impliqué nombre de parlementaires, de magistrats, de policiers, d'avocats, de journalistes - bref les figures représentatives d'un régime discrédité et de plus en plus contesté. La vérité de cette affaire célèbre dormait depuis soixante ans dans archives longtemps interdites, inaccessibles et, pour certaines, inconnues. Paul ,Jankowski les a découvertes et les a fait parler pour retrouver les ressorts cachés et les secrets enfouis d'un épisode sur lequel, au fond, on ne savait jusqu'ici que peu de chose. L'ouvrage restitue l'itinéraire extravagant de l'homme par qui le scandale est arrivé. Il dépeint sa personnalité, décrit ses méthodes, raconte ses conquêtes, identifie ses complices et fait défiler ses nombreuses victimes. Il donne à mesurer l'étendue des dilapidations commises par Stavisky, avec la complaisance, parfois la protection, d'hommes publics, de journalistes plus ou moins respectables, d'avocats indélicats ou simplement naïfs. Il restitue, ce faisant, les m?urs et les habitudes de la magistrature et du barreau, de la grande presse et de la presse à chantage. Il fait justice aussi de l'opinion, encore fort répandue, d'un régime tout entier rongé par la corruption. Enfin, il étudie les circonstances de la mort de Stavisky en concluant catégoriquement au suicide. Mais ce livre fait davantage encore : au fil des pages, c'est toute la r culture politique de la IIIe République qu'il fait découvrir en brossant un portrait inattendu de la France des années 1930.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.