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Esclaves de New York
Janowitz Tama ; Hérisson Janine ; Robillot Henri
GALLIMARD
20,90 €
Épuisé
EAN :9782070715053
Une prostituée juive de bonne famine dont le souteneur occasionnel lit Heidegger ; une fille qui fabrique des bijoux en toc et vit avec un peintre sans clientèle ; une étudiante attardée partagée entre l'indigence et la sécurité d'un mariage ennuyeux ; des artistes plus ou moins manqués en quête de galeries, de collectionneurs, de mécènes, de compagnons ou de compagnes, d'appartements, d'ateliers ; toute une faune de personnages chamailleurs, fauchés et paumés, s'accouplant et se quittant au gré des rencontres, encombrés d'animaux, d'enfants à l'abandon, échafaudant des plans baroques, ébauchant des chimères au jour le jour, sont les héros dérisoires de ces nouvelles. Tous prisonniers de la grande ville inhumaine, étouffante, tous en proie, sans le dire, aux affres de la solitude. Tama Janowitz nous fait partager les ambitions confuses, les espoirs, les déboires, les succès éphémères de ces êtres désenchantés, déracinés, avec un humour acide, une ironie douce-amère, un sens aigu de l'absurde. Ces marionnettes pathétiques, ce sont les esclaves de New York.
Résumé : "Keith et Mick sont debout devant un unique micro à Muscle Shoals, lumières tamisées, partageant une bouteille de bourbon et chantant simultanément les mélodies et les harmonies des trois chansons qu'ils ont enregistrées en trois jours : Brown Sugar, You Got to Move et Wild Horses. Le fantasme rock 'n' roll ultime, là, devant nous. Un groupe de six musiciens, dans une minuscule usine de cercueils convertie en studio, en face d'un cimetière de l'Alabama, enregistrant sur un magnéto huit pistes, sans montage par ordinateur ni Autotune, trois chansons qui constituent trente pour cent de l'un des plus grands disques de rock de tous les temps." On se croirait à leurs côtés, en studio. Et c'est toute la magie de ce livre... Bill Janovitz - fan des Rolling Stones depuis son plus jeune âge - nous entraîne dans un sidérant voyage au coeur de l'oeuvre du plus grand groupe du monde et retrace leur monumentale saga à travers l'histoire détaillée de 50 titres, pour la plupart connus de tous (de Satisfaction à Miss You, de Ruby Tuesday à Brown Sugar). Une approche totalement inédite - pleine de découvertes et de surprises - de l'univers des Rolling Stones et de leur musique.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.