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Le nouveau Candide ou Les beautés du progrès
Jamet Dominique
FLAMMARION
15,20 €
Épuisé
EAN :9782080670373
On les avait quittés il y a deux cent cinquante ans sur les bords du Bosphore où ils cultivaient paisiblement leur jardin. Chassés de Turquie par la montée de l'intégrisme, la hausse des impôts et la mévente des fruits confits, Candide, Cunégonde, Cacambo, la vieille, Pangloss et Martin embarquent pour la France. Ils y font connaissance avec les aéroports, les prisons, les énarques, les intellectuels, la Cour, l'action humanitaire, les organismes caritatifs, les syndicats, l'ANPE, la télévision, les élus locaux... C'est l'occasion, pour eux et pour le lecteur, d'un périple à travers les privilèges, les injustices, la corruption, l'hypocrisie, la sottise, le conformisme, les combines, bref, la société de notre temps. Voyage en absurdie, ce roman pamphlétaire où l'on retrouve la plume acérée de Dominique Jamet est aussi un remède efficace contre la morosité. Voltaire, trois cents ans et toutes ses dents, ne s'y sentirait pas dépaysé...
Incarcéré à Fresnes pour collaboration, Claude Jamet sort de prison le 15 février 1945, et tout recommence comme avant. Du moins, c?est ce que croient ses enfants.Mais quelque chose en lui est brisé. Désormais, il porte une étiquette réputée infamante dans la France de l?après-guerre. Pourtant, il refuse d?admettre de ne pas avoir eu raison contre l?événement. Le père se reconstruit une forteresse. Les siens en deviennent les gardiens fidèles. Ils portent le deuil de la Libération, la nostalgie des années sombres. Une autre guerre, domestique, misérable, se déroule à la maison. Une femme devient le cauchemar des enfants. Souffre-douleur et tortionnaire, elle détruira la famille.
Juin 1940, en France, est-ce le meilleur moment pour avoir 20 ans? Jean Deleau est alors un jeune homme sans histoire. Quatre ans plus tard, devenu le chef redouté de la « Gestapo française » de Neuville-sur-Loire, il échappe à la justice de la Libération et parvient à se cacher pendant vingt ans chez sa mère. Enfin arrêté en 1965, il passera encore vingt ans en prison avant d?être libéré, à 65 ans? Ce roman est inspiré de la vie très réelle d?un collaborateur, jugé 23 ans après la fin de la guerre. Choisit-on de devenir un traître? Ou tentons-nous d?organiser des événements dont les mystères nous échappent?" "Au long des semaines et des mois qui suivirent, Jean Deleau se familiarisa avec les techniques, les méthodes et la pratique des interrogatoires avec ou sans violence. Il y prenait une part de plus en plus active. C?était le métier qui entrait, et le passionnait, presque trop. Il croyait chaque jour davantage à ce qu?il disait et à ce qui se disait autour de lui. Ce n?était quand même pas la faute des Allemands si l?imbécillité, l?incompréhension, la sotte rancune du plus grand nombre, le mauvais vouloir et la carence des autorités, le travail de sape des communistes et des gaullistes les contraignaient à assumer les tâches normalement dévolues à la police et à la justice françaises. Comment considérer autrement que comme des mauvais Français ceux qui, au lieu d?accepter la défaite et ses conséquences, de serrer les rangs autour du Maréchal et de son gouvernement, de soutenir la seule politique conforme à l?intérêt national, obéissaient aux ordres de gouvernements étrangers, suivaient les consignes de généraux dissidents et combinaient de lâches attentats dans l?ombre en espérant que les représailles qui en découlaient creusent un fossé infranchissable entre la population et les troupes d?occupation? L?homme d?ordre, le soldat casqué et botté, le combattant impitoyable qui s?éveillait, s?agitait et parlait chaque jour plus fort à l?intérieur de l?insignifiant, du gentil Jean Deleau, ce bon petit jeune homme, sentait monter en lui une haine instinctive et raisonnée pour ceux que les journaux et la radio, obéissant aux directives du gouvernement, appelaient systématiquement « terroristes » ou « bandits »"
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)