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Monsieur Ingres et Magdeleine
Jamet Christian
L'HARMATTAN
17,50 €
Épuisé
EAN :9782747560887
Rien, a priori, ne laissait envisager un mariage entre Magdeleine Chapelle, modiste à Guéret, et Jean-Auguste-Dominique Ingres, prix de Rome, talentueux peintre d'histoire ayant choisi de prolonger à ses frais son séjour dans la Ville éternelle. C'était sans compter sur le hasard d'une rencontre de l'artiste avec la belle Adèle de Lauréal, épouse du greffier en chef de la cour impériale de Rome, et cousine germaine de la petite modiste creusoise. Sur la foi d'une ressemblance entre les deux femmes, le jeune peintre adresse immédiatement une déclaration d'amour à Mlle Chapelle, laquelle accepte, sans la moindre hésitation, de partir pour l'Italie et de devenir son épouse. Dévouée, protectrice, elle partagera pendant trente-six ans l'intimité de son grand enfant de mari, un homme plus fragile et moins sûr de lui que ne laissent supposer les dogmes artistiques assénés à ses élèves. Des années difficiles à Rome, puis à Florence, jusqu'aux heures glorieuses à la villa Médicis et à Paris, M. Ingres et Magdeleine formeront un couple indissociable, complice, jusqu'à la mort de l'épouse adorée qui plongera l'artiste dans la plus profonde affliction.
La philosophie islamique déploie une intuition du réel qui importe au destin de la métaphysique. L'islam porte en lui, autrement dit, une ontologie qui appartient à la constitution de notre propre univers de pensée. Or, l'oeuvre de Mollâ Sadrâ Shîrâzî (mort en 1640) se veut précisément celle d'un témoin intégral de la révélation du réel divin en chaque acte d'être, de chaque existant, du plus humble au plus éminent. Ce livre s'efforce de saisir cette intuition du réel, nourrie du soufisme d'Ibn'Arabî, de la philosophie de l'islam classique, de l'héritage grec, et de la dimension ésotérique et mystique du shî'isme. Mollâ Sadrâ voit le monde se mouvoir sans cesse en une révolution ininterrompue de ses substances, et l'existence infinie briser ses limites successives, du sensible à l'intelligible, du minéral à l'ange. En une floraison d'épiphanies, dans le miroir multiple des corps et des âmes, il perçoit l'absolu de la liberté divine. Révélation de la liberté dans la métamorphose du fidèle et du sage, l'existence enseigne ce seul mot d'ordre: imiter le divin qui se donne à voir "sous la plus belle des formes'. Le noeud du politique, de la morale, mais aussi de la liberté et de l'ordre: voilà donc ce qu'il s'agit aussi de découvrir en lisant Mollâ Sadrâ, dans cet univers de pensée connexe au nôtre, et qui, Christian Jambet le montre admirablement, est indispensable à la connaissance de nous-mêmes. Biographie de l'auteur Christian Jambet enseigne la philosophie en Khâgne au lycée Jules-Ferry. Chargé de conférences à l'Ecole pratique des hautes études (section des sciences religieuses), il est notamment l'auteur de La Logique des Orientaux: Henry Corbin et la science des formes (Paris, 1983) et de La Grande Résurrection d'Alamût: les formes de la liberté dans le shî'isme ismaélien (Lagrasse, 1990), ainsi que de plusieurs traductions des grands philosophes et poètes de l'islam."
Résumé : Contrastant avec l'image répandue d'un artiste libertin et provocateur, "ennemi de Dieu et de tout ce qui est honnête" selon la formule de l'évêque des Marquises, voici un autre visage de Gauguin : celui de l'auteur du Christ jaune, de l'Idole à la perle ou du Grand Bouddha, un mystique sans Credo, pourfendeur de tous les dogmes et de tous les cultes, mais attentif aux aspirations de l'âme et fasciné par l'"immense mystère" du divin. Marqué par son éducation chrétienne au petit séminaire de La Chapelle-Saint-Mesmin, près d'Orléans, il a par la suite confronté la religion de son enfance à diverses formes de pensée et de spiritualité, au fil de ses lectures et de ses rencontres, de la Bretagne à la Polynésie. Sans jamais renier l'Evangile, dont il a toutefois rageusement dénoncé l'interprétation littérale qu'en fait à ses yeux l'Eglise catholique, il a peu à peu évolué vers une "religion du Tout", un syncrétisme conforme à l'esprit de la théosophie, mais en demeurant jaloux de son indépendance par rapport aux courants ésotériques de son époque. Indissociable de l'écriture qui fut loin de n'être pour lui qu'un passe-temps, la création artistique a évidemment été pour Gauguin le moyen d'expression privilégié d'un questionnement métaphysique et d'une quête spirituelle permanente, particulièrement celle du paradis perdu - celui de la Bible, de Rousseau ou de l'androgyne primordial - dont une Polynésie plus rêvée que réelle lui a permis d'inventer les figures et le décor. Le présent ouvrage se propose d'envisager les étapes d'une itinérance intérieure singulière. Outre une analyse des oeuvres artistiques et des textes du peintre-écrivain illustrant sa démarche, on trouvera une présentation des livres majeurs qui ont directement ou indirectement nourri sa réflexion.
Le peintre Paul Gauguin (1848-1903) a passé quelque neuf années de sa vie à Orléans : près de huit, entre 1855 et 1862, dans la maison héritée de son grand-père paternel Guillaume Gauguin (période incluant les études au Petit Séminaire de La Chapelle Saint-Mesmin) et une année scolaire (1864-1865) en tant qu'interne au lycée impérial de la rue Jeanne-d'Arc (le futur lycée Pothier) où il s'est inscrit après son échec au concours d'entrée à l'Ecole Navale. Trouve-t-on des traces de ces années orléanaises dans l'oeuvre de l'artiste ou dans ses écrits ? Comment la ville d'Orléans entretient-elle aujourd'hui le souvenir du long séjour de Paul Gauguin dans ses murs ? C'est à ces questions que répond cette monographie qui s'efforce, par ailleurs, de situer le futur peintre dans son univers familial et scolaire.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.