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Essais d'empirisme radical
James William ; Garreta Guillaume ; Girel Mathias
AGONE
20,30 €
Épuisé
EAN :9782748900354
N'admettre que ce dont on puisse faire l'expérience, et rendre justice à tout ce qui peut être objet d'expérience. Voilà en une phrase le programme de James dans cet ouvrage, dont la simplicité n'a d'égale que la radicalité. Il s'agit bien d'un programme philosophique, mais qui vise à ressaisir la vie concrète, ses pulsations, ses nervures et ses stries, derrière les abstractions de la philosophie académique. Ce livre est traversé tout entier par une tension: exposer techniquement et précisément ce que la danse réglée des affrontements techniques entre grands systèmes métaphysiques (qu'ils soient rationalistes ou empiristes) nous a dérobé, à savoir les expériences, leurs motifs et leurs liens, dont le monde et nos vies sont tissées. Publié en 1912, ce recueil posthume expose le coeur de la philosophie de l'expérience de James; il s'agit de son texte de maturité, développant une approche neuve de la conscience aussi bien que de l'expérience pure, des relations, ou encore de l'activité. Moment majeur dans l'histoire de la philosophie américaine, ces Essais ont ainsi eu une influence plus durable que les célèbres conférences de James sur le pragmatisme: c'est avec ce versant de son oeuvre que Bergson, Whitehead et Russell, par exemple, ont eu leurs dialogues les plus féconds. Biographie de l'auteur Philosophe et psychologue, fondateur (avec Peirce) du "pragmatisme", William James (1842-1910) "est un effarant génie, exactement en philosophie ce que son frère Henri est dans le roman" (Gilles Deleuze). Son ouvrage fondamental est ici pour le première fois traduite en français; la préface de Guillaume Garetta et Mathias Girel en restitue le contexte et donne la mesure de son étonnante modernité.
Comment parler du pragmatisme après William James ? Et que pour- rions-nous en dire qui ne se trouve déjà dit, et bien mieux dit, dans le livre saisissant et charmant dont nous avons ici la traduction fidèle ? Nous nous garderions de prendre la parole, si la pensée de James n'était le plus souvent diminuée, ou altérée, ou faussée, par les interprétations qu'on en donne : bien des idées circulent, qui risquent de s'interposer entre le lecteur et le livre, et de répandre une obscurité artificielle sur une oeuvre qui est la clarté même."
Le thème de l'intelligence fut traité par William James (1842-1910) au tout début de sa carrière de philosophe et de psychologue. En effet, il publie en 1878 un article dont l'objectif est de s'interroger sur la caractéristique intellectuelle de l'homme et de la comparer à celle des animaux. Pourquoi l'homme est plus intelligent que les animaux ? Simplement parce que la pensée animale procède par de simples associations. Ils sont les esclaves de la routine, de la représentation brute et sèche. Il ne peut y avoir chez eux d'imagination inventive. Lorsque, douze ans plus tard, il reprend cette question dans son magistral ouvrage de psychologie (1890), James souligne la difficulté qu'il y a à tracer une ligne de démarcation bien nette entre les simples associations et les véritables raisonnements. La grande différence qui existe entre l'association et le raisonnement, c'est que seul ce dernier est productif. Le mécanisme qui joue dans le raisonnement, c'est un mécanisme d'analyse et d'abstraction. La théorie du raisonnement est peut-être la plus achevée de toutes celles que W. James a exposées. Ce texte sur le raisonnement reste central pour la distinction entre l'intelligence de l'homme et de l'animal. L'ouvrage rassemble pour la première fois la traduction française de l'article original de James sur l'intelligence et le chapitre sur le raisonnement des " Principles of Psychology " (1890).
William James (1842-1910) est, d'un point de vue historique, une figure centrale de la psychologie. C'est dans son ouvrage Principles of Psychologv (1890) qu'il va exprimer ses idées les plus novatrices. Le livre que nous proposons concerne les thèmes de l'habitude et de la mémoire, traités chez James d'un point de vue psycho-physiologique. La thèse de son chapitre sur l'habitude est de considérer celle-ci du point de vue physiologique comme un chemin familier et bien frayé que suivent facilement les excitations nerveuses. Pour l'auteur, le mécanisme de l'association s'explique ainsi essentiellement par le simple jeu de la loi de l'habitude dans les centres nerveux. La mémoire n'est pas différente de l'habitude, car elle est une fonction conditionnée par la création de ces nouvelles voies nerveuses. Le mécanisme du rappel est ainsi identique au mécanisme de l'association et s'explique par l'habitude. C'est dans ce dernier chapitre que James met en avant une distinction essentielle, reprise par la psychologie cognitive actuelle, entre une mémoire primaire (mémoire à court terme ou mémoire de travail) et une mémoire secondaire (mémoire à long terme ou permanente). L'ouvrage rassemble les deux chapitres majeurs de l'ouvrage Principles of Psychologv (1890) de William James sur l'habitude et la mémoire traduits pour la première fois en français avec leur pagination originale. Le livre se termine par la réédition du dernier écrit de James sur la mémoire (1899). Gette édition est agrémentée d'une longue introduction écrite par Serge Nicolas et Gaën Plancher, spécialistes de l'étude cognitive de la mémoire humaine.
Aux Forges de Clabecq, usine sidérurgique située près de Bruxelles, pour Silvio et ses collègues, le quotidien, c'est d'abord le combat contre les attitudes de résignation et de peur. Rapidement élu délégué syndical en charge des questions d'hygiène et de sécurité, Silvio témoigne de trente ans de luttes pour améliorer les conditions de travail, pour combattre le racisme et pour empêcher la fermeture annoncée du site. Son mandat syndical, Silvio le voit comme un moyen de faire vivre "esprit de Clabecq". Pour mener leurs combats, c'est sur leurs propres forces et sur leur connaissance de leur métier que les ouvriers de Clabecq s'appuient. Quitte à mettre de côté l'appareil syndical sitôt qu'il déclare ne plus rien pouvoir pour eux. Par sa confiance jamais démentie dans le potentiel émancipateur de sa classe, Silvio donne une leçon salvatrice d'optimisme militant.
En 1841, dans son discours de réception à l'Académie française, Victor Hugo avait évoqué la " populace " pour désigner le peuple des quartiers pauvres de Paris. Vinçard ayant vigoureusement protesté dans un article de La Ruche populaire, Hugo fut très embarrassé. Il prit conscience à ce moment-là qu'il avait des lecteurs dans les milieux populaires et que ceux-ci se sentaient humiliés par son vocabulaire dévalorisant. Progressivement le mot " misérable ", qu'il utilisait au début de ses romans pour décrire les criminels, changea de sens et désigna le petit peuple des malheureux. Le même glissement de sens se retrouve dans Les Mystères de Paris d'Eugène Sue. Grâce au courrier volumineux que lui adressèrent ses lecteurs des classes populaires, l'auteur découvrit les réalités du monde social qu'il évoquait dans son roman. L'ancien légitimiste se transforma ainsi en porte-parole des milieux populaires. Le petit peuple de Paris cessa alors d'être décrit comme une race pour devenir une classe sociale. La France, c'est ici l'ensemble des territoires (colonies comprises) qui ont été placés, à un moment ou un autre, sous la coupe de l'Etat français. Dans cette somme, l'auteur a voulu éclairer la place et le rôle du peuple dans tous les grands événements et les grandes luttes qui ont scandé l'histoire depuis la fin du Moyen Age les guerres, l'affirmation de l'Etat, les révoltes et les révolutions, les mutations économiques et les crises, l'esclavage et la colonisation, les migrations, les questions sociale et nationale.
Thomas Frank écrit régulièrement pour Le Monde diplomatique des articles d'analyse sociale et politique de la situation américaine. Déjà paru en français: Le Marché de droit divin (Agone, 2003).
Stephen Mumford montre que la popularité universelle du football n'a rien d'accidentel et ne s'explique pas uniquement par des facteurs sociaux ou quelque contingence historique : sa popularité tient à la nature même de ce jeu. En répondant avec une rare clarté aux questions que les discussions passionnées sur le football n'ont de cesse de soulever, Football. La philosophie derrière le jeu permet de mieux comprendre le "beau jeu" : quelle place y occupe la chance ? Quelle est la relation des individualités d'une équipe à ce tout dont elles font partie ? Quel est la fonction de l'entraîneur et des schémas tactiques ? En quoi le football a-t-il particulièrement à voir avec l'espace ? En quoi consiste la beauté de ce sport ? Quelle est sa relation avec la victoire et la compétition ?