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Par action et par omission
James P. D.
FAYARD
22,80 €
Épuisé
EAN :9782213024790
Le commandant Dalgliesh, qui vient de publier un nouveau recueil de poèmes, part se reposer sur la côte du Norfolk, dans un ancien moulin qu'une de ses tantes lui a légué. Dalgliesh compte bien pouvoir oublier quelque temps à la fois Scotland Yard et son éditeur, mais un psychopathe étrangleur de jeunes filles qui sévit dans le Norfolk semble se rapprocher dangereusement du cap de Larksoken et, en outre, notre poète-détective ne peut se soustraire longtemps à la sollicitude de ses voisins : Alex Mair, directeur de la centrale nucléaire récemment érigée sur le cap ; Alice, sa soeur, élégante, réservée, intimidante ; Hilary Roberts, directrice administrative de la centrale ; Neil Pascoe, écologiste passionné qui, de sa caravane sur la plage, organise la " résistance " à la centrale ; Ryan Blaney, artiste peintre veuf et affligé de quatre enfants, locataire indésirable d'un cottage appartenant à Hilary ; Miles Lessingham, qui rend cette dernière responsable du suicide de son ami... Et voilà que, au cours de sa promenade du soir, Dalgliesh bute sur un nouveau cadavre portant la " signature " de l'Etrangleur _ certaine mutilation particulièrement macabre. Or, presque aussitôt, on apprend que l'Etrangleur s'est suicidé avant que ce dernier crime ait été commis... Avec ce livre puissant et superbement orchestré, digne successeur de Un certain goût pour la mort, P. D. James prouve une fois de plus avec éclat qu'elle n'est pas seulement un des maîtres du roman policier britannique, mais, tout simplement, un des maîtres du roman contemporain. A propos de A visage couvert : " P. D. James raconte, en prenant son temps, nos plus vilaines pensées. On n'est pas près de s'en lasser. " (Pierrette Rosset, Elle) " Mrs James soumet la fiction policière au rituel d'une écriture critique, sans concession à la légèreté si souvent reprochée au genre par ses détracteurs. " (François Rivière, Libération)
294pages. poche. broche. traduit de l'anglais par Denise Meunier. L'auteur se livre à sa passion favorite, traquer les secrets enfouis dans les recoins mal éclairés de l'âme humaine et les relier aux causes extérieures.
Résumé : Dans le cercle feutré des hommes (et des femmes) de loi qui opèrent dans les Chambers de Londres (grands complexes de cabinets d'avocats), Venetia Aldridge, une avocate de talent au caractère bien trempé, fait acquitter un certain Garry Ashe accusé, sans doute à raison, d'être le meurtrier de sa tante. Mais quelle n'est pas sa stupéfaction lorsque, quelques jours plus tard, sa propre fille, Octavia, lui annonce son intention d'épouser... Garry Ashe ! C'est le début, pour Venetia, d'une succession d'angoisses qui iront en empirant jusqu'au jour où on la retrouve assassinée avec une perruque de juge sur la tête et baignant dans un sang qui n'est pas le sien... Beaucoup, parmi son entourage, ne peuvent que se réjouir de sa disparition : son collègue Drysdale Laud, qu'elle menaçait de supplanter à la direction des Chambers ; harold Naughton, le secrétaire, dont elle ne souhaitait pas voir prolonger les services au-delà de l'âge (très proche) de la retraite ; Simon Costello, un jeune confrère ambitieux dont elle avait promis qu'elle révélerait une tractation louche survenue quatre ans plus tôt ; son amant, le député Mark Rawlstone, qui souhaitait mettre un terme à leur liaison afin de mener une vie plus conforme à une réussite politique ; Garry Ashe, enfin, dont elle souhaitait empêcher le mariage avec sa fille. Autant de suspects que devra prendre en compte le commandant Dalgliesh, secondé par la fidèle Kate qui fait désormais équipe avec Piers, un très beau jeune homme, plus désinvolte et plus cynique qu'elle. Très vite, l'arme du crime est retrouvée - un coupe-papier ayant appartenu à Venetia - et le sang identifié comme celui qu'un autre avocat, Desmond d'Ulrick, avait mis de côté dans son réfrigérateur en vue d'une petite opération... Outre une intrigue magistralement construite, P. D. James nous offre, dans ce quinzième roman, une analyse approfondie des mécanismes de la justice - de ses limites, de ses ambivalences - sans se départir de la précision et du sens psychologique auxquels elle nous a habitués.
Miss Bolam, la directrice administrative de la clinique Steen, centre de psychothérapie des beaux quartiers de Londres, a été assassinée dans la salle des archives médicales. On la trouve au milieu des dossiers éparpillés, un burin en plein coeur et, sur la poitrine, une monstrueuse sculpture fétiche... Le commissaire Dalgliesh se fait, par son amour du détail, le complice de P. D. James et de son écriture stratégique pour créer le coup de théâtre de la révélation finale. La plus froide raison se laisse entraîner dans l'engrenage de la folie la plus meurtrière... A propos de Un certain goût pour la mort : " Attention, chef-d'oeuvre ! " (Françoise Xénakis) " Tout ici est révélateur, fascinant jusqu'au vertige. Celui que procure la rencontre avec un formidable écrivain. " (Françoise Ducout) " Je mets quiconque au défi de trouver, chez un romancier français, plus de perfection. " (Gilles Barbedette) " Un style riche, élégant, d'une efficacité redoutable... et l'art du suspense. Décidément, elle a toutes les qualités, cette P. D. James. " (Bernard Géniès) Traduit de l'anglais par Françoise Brodsky Née en 1920, Phyllis Dorothy James a exercé des fonctions à la section criminelle du Home Office avant de se consacrer entièrement à l'écriture. Mélange d'understatement britannique et de sadisme, d'analyse sociale et d'humour, ses romans lui ont valu les comparaisons les plus flatteuses : Jane Austen, Iris Murdoch, Evelyn Waugh.
Le décor : l'hôpital John Carpendar, imposant établissement d'époque victorienne abritant plusieurs services, dont une école d'infirmières. La première victime : une des élèves, tuée d'une manière particulièrement atroce. Les suspects : les infirmières, et, au premier chef, la directrice, la formidable Mary Taylor, et ses trois " secondes ", mais aussi le grand patron, le docteur Courtney-Briggs, dont on découvre bientôt qu'il a eu une liaison avec l'une des victimes. L'enquêteur : le commissaire Dalgliesh, bien sûr, qui, face à des femmes aguerries à la souffrance, dures à la tâche, habituées au secret professionnel, et farouchement féministes, aura fort à faire pour dénouer une intrigue dont les ramifications plongent loin dans le passé. Un P. D. James grand cru, qui valut à son auteur deux distinctions prestigieuses : la Dague d'or de l'Association des Ecrivains policiers britanniques et l'Edgar américain. Née en 1920, Phyllis Dorothy James a dirigé un des laboratoires médico-légaux de la police criminelle anglaise avant de se consacrer entièrement à l'écriture. Ses intrigues habiles, son style raffiné de femme cultivée, ses descriptions vigoureusement naturalistes de la vie anglaise d'aujourd'hui lui ont valu d'être sacrée " nouvelle reine du crime ". Un certain goût pour la mort (Mazarine, 1987) a obtenu le Grand Prix de littérature policière 1988.
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).