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Saint-Pétersbourg, espoir pour les drogués
Jallot Nicolas
ATELIER
11,70 €
Épuisé
EAN :9782708233928
Comme au temps de Pierre le Grand, tel un miroir à double face, Saint-Pétersbourg offre aux Russes, une fenêtre sur le monde et pour le monde, une image embellie de la Russie. Tournés vers l'Occident, les jeunes veulent vivre les rêves qu'il suscite. La drogue en est l'un des avatars. Consommée sans retenue, elle représente une évasion de la grisaille quotidienne plus qu'une contestation. Ils ont entre douze et trente ans, enfants des rues ou bannis de la société, étudiants de bonne famille ou anciens militaires, leurs chemins se croisent. L'ancienne capitale des tsars compterait 300 000 toxicomanes... Grand reporter travaillant sur la Russie depuis dix ans, Nicolas Jallot a vécu l'effondrement de l'Union soviétique... Dans un paysage digne des romans de Dostoïevski, il démontre que la drogue n'est pas une fatalité. Des hommes consacrent leur vie à lutter contre ce fléau. Ce livre raconte leurs destins, parfois étonnants. Dans ce combat de David contre Goliath ils prouvent que le développement d'un pays passe aussi par la réinsertion de jeunes à la dérive.
Trop grande, trop froide, trop isolée, la Russie n'était pas faite pour le football. Et pourtant, dès qu'il a rebondi sur la terre russe, le ballon rond a fait mieux que s'acclimater. Il est devenu l'objet d'une fièvre populaire que le Kremlin, de Staline à Poutine, cherche à instrumentaliser. Beria était le patron du KGB, mais aussi le parrain des équipes du Dynamo de Moscou et Tbilissi, faisant de ces clubs les instruments d'une lutte sans merci contre "l'équipe du peuple", celle du Spartak Moscou. Pendant des décennies, deux clans se sont affrontés et tous les coups étaient permis, jusqu'à la déportation au Goulag des meilleurs joueurs de l'équipe adverse. En Russie, le football est un sport de combat politique : dès les premières rencontres à Saint-Pétersbourg qui avaient de furieux airs de lutte des classes ; lors du "match de la mort" du 9 août 1942, opposant Ukrainiens du FC Start et nazis de la Luftwaffe ; dans la façon dont le régime mit en scène ses vedettes comme Lev Yachine ; avec le football "scientifique" qui conquit le monde pendant la guerre froide ; dans le rapport qu'entretiennent les oligarques avec ce sport, et jusqu'à l'organisation éminemment politique du Mondial 2018. Fourmillant d'anecdotes mettant en scène grands leaders et champions soviétiques, ce livre raconte davantage qu'un siècle de football : il décrypte le pouvoir russe à travers le prisme du ballon rond.
Moscou, août 1978. Le capitaine du KGB Viktor Orekhov est arrêté et condamné à huit ans de réclusion dans un camp de régime sévère. Deux ans plus tôt, cet officier chargé de la surveillance et de la répression des dissidents est « passé de l?autre côté du miroir » et a décidé, au péril de sa vie, d?aider et de protéger ceux qui se battent pour les droits de l?homme et la liberté en URSS.Après une deuxième condamnation aux travaux forcés pour un motif fallacieux, Viktor Orekhov apprend qu?un contrat a été passé sur sa tête par ses anciens supérieurs. En 1997, toujours menacé, il est contraint à l?exil. Aujourd?hui, l?ex-brillant officier du KGB est livreur de pizzas aux États-Unis où il vit sans papiers, sans identité, sans téléphone? Après dix ans d?enquête, Nicolas Jallot a retrouvé ce héros anonyme, cas unique dans l?histoire. Et, pour la première fois, Viktor Orekhov accepte de raconter son histoire. À travers le destin hors du commun du « dissident du KGB » transparaît le portrait sans concessions des trente dernières années de l?URSS, d?un système totalitaire vu de l?intérieur par un de ses acteurs et de la Russie d?aujourd?hui.
Résumé : C'est le milieu de l'après-guerre. C'est le temps des rêves, de la puissance des hommes et des machines, le temps des héros sans visage de l'aventure spatiale, celui des explorateurs fanatiques des profondeurs de l'esprit humain, le temps des ingénieurs et des prophètes, celui des théoriciens de la guerre psychologique, tous emportés dans une course glorieuse et sans issue pour la conquête de nos âmes. Ils s'appellent Neil, Ayn, Jim, Claude, Ted, Ron, Charles, Veronica... En brouillant les pistes de leurs destins singuliers, Hugues Jallon saisit les pulsions secrètes, mégalomanie, paranoïa, mélancolie, d'un monde qui s'enfuit. Mené à un rythme effréné, La conquête des coeurs et des esprits est l'épopée souterraine de ce qui est arrivé à nos rêves.
Résumé : C'est une année chaude, c'est le début de l'été. Regardez, dans l'air tiède, ils essaient maintenant de ralentir, c'est ça, leur respiration semble d'un seul coup plus facile, au bout de quelques heures, ils se sentent déjà beaucoup mieux. Dans un décor idyllique, ils ont l'air de vacanciers, corps au repos, esprits vidés, état stationnaire. Un rêve se réalise. Une nouvelle vie commence. On les écoute ? Le début de quelque chose emprunte à l'imaginaire commun des vacances pour mieux y semer le doute, puis le trouble. Avec un sens de la dramatisation implacable, Hugues Jallon transforme notre utopie la plus familière en un cauchemar éveillé.
Pourquoi la station Javel a-t-elle pris le nom d'un industriel quand tant d'hommes et de femmes ont fait bouger les lignes lors des grèves de 1936 dans les usines Citroën ? Qui se souvient, aujourd'hui, des noms des neuf victimes de la police de Papon au métro Charonne, en 1962 ? Comment ne pas s'amuser de voir une station de Levallois-Perret nommée en hommage à Louise Michel, enterrée dans la commune qui était alors à mille lieux du fief des Balkany ? En nous proposant un voyage dans le Paris populaire via le métro parisien, Laurence De Cock et Mathilde Larrère se réapproprient la porte d'entrée proposée par Loran Deutsch dans son Métronome, mais en remettant l'histoire sur ses pieds. Contre les chantres du roman national et des " grands hommes ", elles proposent de montrer comment les rues et les monuments de la capitale ont été le théâtre de la lutte des habitant-e-s, anonymes et ordinaires. Une histoire que les manuels scolaires et les discours officiels négligent, mais qui prend force et vie lorsque l'on se donne la peine d'y regarder de plus près. Redécouvrir cette histoire singulière, faite de tranches de vie et de combats acharnés, c'est non seulement puiser dans les engagements d'hier pour inventer les nôtres, mais c'est aussi se réapproprier l'espace public pour ne pas laisser la rue aux falsificateurs de l'histoire...
Chacun est prompt à donner son avis sur le " statut " des cheminots... mais que font-ils vraiment ? Le sait-on ? Cet ouvrage est une plongée passionnante dans le quotidien de leur travail. Raconter le travail des cheminots Dans le débat public, il est beaucoup question du statut des cheminots, des grèves, d'endettement, de la fermeture de gares... Il y a pourtant toujours un grand absent : le travail des gens du rail tel qu'ils le font et le vivent au quotidien, et ce qu'ils mettent d'eux pour que, jours et nuits, les trains circulent. En une trentaine de récits, cet ouvrage plonge au coeur du travail, aux guichets, dans les bureaux, en gare, sur les voies, dans les trains... formant une mosaïque de textes qui nous font voyager dans l'univers fascinant du train. La culture cheminote Rassemblant les récits par métiers, les chapitres seront introduits par des courts récits centrés sur le parler cheminot. Car chaque métier a son appellation ! " Pieds fins ", " Bras morts ", " Araignées de fourgon " et " Fromage blanc " ne sont qu'un échantillon d'une vaste culture dont témoignent la plupart des textes réunis dans cet ouvrage. Une culture profonde, facteur d'union, qui rime avec service public et solidarité.
Le néolibéralisme ne s'est jamais aussi bien porté. Dans une économie mondiale dérégulée, les inégalités explosent. Dans le même temps, les mouvements sociaux, éclatés sur plusieurs fronts, peinent à se réunir autour d'une lutte commune. Pourtant, les opposants à l'ordre néolibéral n'ont pas dit leur dernier mot. En silence, patiemment, ils ont façonné de nouveaux outils, pour mettre enfin un terme à l'impunité historique des multinationales. Parmi ces outils, le contentieux juridique : de grandes affaires judiciaires se sont multipliées au cours des dernières décennies, mettant en cause tour à tour Lafarge, Auchan, Vinci, BNP Paribas, Bolloré, Samsung, Total, Chevron... Et les premières condamnations ont été prononcées. Si discrètes qu'aient été ces victoires, elles constituent un renversement de perspective fondamental. Et si nous étions sur le point d'assister à une mise au pas des puissances économiques par la puissance du droit ? Autrement dit, à la mort prochaine du néolibéralisme ? Dès lors, comment faire pour ne pas manquer cette opportunité historique ?
Qui étaient les prêtres qui ont vécu le concile Vatican II ? Une enquête leur donne la parole et restitue leur parcours. Eclairant alors que l'Eglise catholique traverse une grave crise de crédibilité. On ne peut comprendre la société française de la seconde moitié du XXe siècle sans connaître ceux qui y ont joué un rôle non négligeable, les prêtres qui ont vécu Vatican II. Habités par cette conviction, des membres de la Conférence catholique des baptisés de France (CCBF) ont, durant plusieurs années, recueillis leurs paroles. Ce livre les restitue en les mettant en regard. Il retrace les itinéraires de prêtres qui ont passionnément voulu se rapprocher de tous, spécialement des " périphéries " chères au pape François. Souvent discrets sur eux-mêmes, ces hommes ont vécu la convocation en 1960 du Concile ? " l'événement le plus important du XXème siècle " selon De Gaulle ? comme une libération du carcan clérical dans lequel était enserrée leur existence. Ils livrent au fil des chapitres, ce qui a motivé leur vocation, leur vie au séminaire, leur traversée de Mai 68, leurs doutes et leurs passions pour un Evangile vécu en résonnance avec la vie des femmes et des hommes qu'ils côtoient. Ce tableau jette une lumière crue sur l'état de crise que traverse actuellement L'Eglise catholique. " Il faut ouvrir les fenêtres de L'Eglise " disait Jean XXIII en convoquant le Concile. 60 ans plus tard, ne faut-il pas renouveler ce geste ?