Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Sade. Le corps constituant
Jallon Hugues
MICHALON
9,99 €
Épuisé
EAN :9782841860647
Ce n'est pas ma façon de penser qui a fait mon malheur, c'est celle des autres" disait Donatien-Alphonse-François de Sade. Pour autant qu'on ne réduise pas sa pensée à une pathologie, c'est bien l'exagération et l'outrance de son oeuvre qui a conduit le divin marquis à passer l'essentiel de sa vie en prison, et ses livres à demeurer longtemps dans le silence des "enfers" de la Bibliothèque nationale. Cette entreprise philosophique a tour à tour été récupérée par ceux qui voulaient voir en Sade le prisonnier martyr de la monarchie, le chantre de la subversion, l'opposant à la peine de mort et au respect des lois, mais aussi, "l'apôtre des assassins", l'apologiste du crime, et même l'inspirateur de la barbarie nazie. Autant de méprises autour de sa pensée nécessitaient quelque éclaircissement. Hugues Jallon, en nous livrant ici une lecture politique de l'oeuvre du marquis, nous invite à comprendre l'évolution de la réflexion philosophique de Sade en y intégrant l'angle fructueux de la relation au droit. En plaçant la question du corps, du désir, de la jouissance au centre du débat politique et juridique, Sade reconsidère les fondements du droit en maintenant un état d'insurrection permanent pour ne pas céder à la tentation du respect de la loi. Il passe de sa transgression pure et simple au détournement de celle-ci au profit d'un ordre de luxure, organisé autour du crime et de l'arbitraire.
Le fascisme, ça commence avec les fous, ça se réalise grâce aux salauds et ça continue à cause des cons" . On ne saura peut-être jamais qui a écrit cette phrase, mais elle dit la vérité d'un temps, celui où le fascisme commence à exister vraiment. C'est le temps où les mots, les idées et les valeurs de l'extrême droite ont colonisé le discours public. C'est le temps où l'extrême droite devient fréquentable parce qu'on commence à la fréquenter - et à parler la même langue qu'elle. C'est le temps des ambigüités, des dîners en ville et des changements de pieds. C'est le temps où des hommes et des femmes responsables, dirigeants politiques, intellectuels, patrons, éditorialistes s'emploient à rendre la promesse fasciste raisonnable. Ce temps-là, c'est le temps des salauds.
Résumé : Pour son deuxième numéro, la Revue du crieur maintient son cap en accueillant, à nouveau, de grandes plumes du journalisme et de la pensée critique contemporaine (Frédéric Lordon, François Cusset, Stéphane Foucart...), des enquêtes intellectuelles au long cours (Houellebecq comme symptôme d'une "littérature mondiale" façonnée par une poignée d'agents littéraires, la généalogie de gauche du national-républicanisme à la française, le rôle de premier plan de la France dans les campagnes climato-sceptiques mondiales...), mais aussi des regards incisifs sur la vie internationale des idées et de la culture (la science-fiction africaine, les influences intellectuelles de Podemos...) et le portrait sans concession d'une institution très particulière qui continue de jouer un rôle de premier plan dans la politique "culturelle" de la France à l'étranger...
Le capital, c'est ta vie, il te ronge, il te brise, il t'abîme. Tu n'échapperas pas à sa domination qui est la mesure de toute chose et de toute existence. Tu paniques, n'arrives plus à respirer, tu ne t'appartiens plus. L'empire de la valeur a fait de toi son esclave. Dans ce monde, tu es devenu ton propre bourreau.H. J.Dans ce roman, Hugues Jallon raconte de l'intérieur l'effondrement psychique d'un personnage dévasté par la violence du capital.
Ce sont des alchimistes, des mages ou des savants, des espions, des révolutionnaires ou des poètes. Inlassablement, ces hérétiques ont cherché une autre vérité dans des régions obscures, aux frontières de la science et de la raison, une vérité cachée capable de sauver une humanité en perdition. Et si leur folie avait encore des choses à nous dire maintenant que les forces occultes du capital ont pris possession de nos âmes, maintenant que le secret est devenu la vérité de notre temps, le coeur de sa puissance de mensonge et de destruction ? Au terme de cette fresque très personnelle, l'auteur dévoile l'enjeu de cette histoire étrange et souterraine : rêver en secret à d'autres mondes, à d'autres vies.
Il manquait quelque chose en moi. Je ne savais pas où chercher, alors j'ai commencé par le frigo. 10 : C'est le nombre de messages que lui et moi avons échangés en quelques jours. 7 : C'est le nombre de kilos que j'ai perdus, quelque part dans cet espace-temps. J'ai perdu le sommeil tout juste après l'appétit. Le premier me fatigue, le second m'arrange. Plus besoin de lutter contre quoi que ce soit, rien à vomir, ça rend la vie tellement plus simple. Mes proches s'inquiètent un peu, pas moi. Moi, je m'inquiète à l'idée que ça puisse "aller mieux" d'un jour à l'autre. Parce que leur "mieux" n'est pas le mien. Mais ça, c'est parce qu'ils pensent tous que je suis guérie". Avec sensibilité et justesse, Mélina Hoffmann nous livre le parcours d'une jeune femme qui tente de garder l'équilibre sur le fil d'une vie qui tangue, au coeur des troubles alimentaires. Le récit d'un mal trop ordinaire, lorsque le corps nous parle d'amour, du vide, du manque et des mensonges que l'on se raconte à soi-même, peut-être plus dangereux que ceux que l'on raconte aux autres.
En France, 9 millions de personnes - soit un Français sur sept - vivent sous le seul de pauvreté. Derrière ces chiffres, il y a des visages. Lorsqu'elle se lance dans le tournage du documentaire éponyme, Claire Lajeunie ne se doute pas qu'elle va prendre de plein fouet une réalité sociale insidieuse. En allant à la rencontre de Matéo, 12 ans, de Sébastien, surdiplômé et sans emploi, d'Erwan, kiosquier à Paris, d'Isabelle, au RSA, et de Marianne, retraitée de 65 ans, elle prend conscience que c'est dans les détails du quotidien que se niche la pauvreté. Derrière le portrait qu'elle dresse de ces femmes et hommes qui nous ressemblent, une question demeure : comment s'en sortir quand, enfant, on est nourri aux colis alimentaires et privé de vacances ? Comment faire avec cette misère qui colle à la peau à chaque étape de la vie ? La pauvreté se transmet-elle inexorablement ? Claire Lajeunie a souhaité raconter les coulisses de son immersion dans cette France à la déroute - celle qui se bat tous les jours pour garder sa dignité. Un récit authentique et intime, en toute sincérité, qui lève le voile sur une réalité que vivent 9 millions de Français.
Résumé : Depuis les années 1960, l'hôpital est devenu le lieu de l'accouchement. Disparues les terreurs d'antan et les souffrances d'un autre âge : la péridurale y est aujourd'hui reine pour supprimer les douleurs. Pourtant, dès que l'on questionne les femmes sur leur expérience, nombreuses sont celles qui font part de vexations, d'intimidations, de coercitions, voire de brutalités et de violences. Ce qui devait être un heureux événement se transforme en cauchemar sous la pression des médecins qui suivent les protocoles hospitaliers. "On m'a volé mon accouchement." Le refus d'entendre les femmes et la domination que les soignants exercent sur elles sont à l'origine de traumatismes physiques et psychiques considérables. Un grand nombre des dépressions post-partum ou des syndromes de stress post-traumatique trouvent probablement là leur cause. Restée longtemps cachée, cette violence commence à apparaître au grand jour, alors que la parole des femmes se libère enfin. L'obstétrique est profondément misogyne. Elle considère les femmes comme faibles, malades, dangereuses, dont le corps serait inadapté pour mettre les enfants au monde. L'accouchement est ainsi resté l'un des derniers bastions de la domination masculine. Rendre les femmes maîtresses de leur accouchement exige, ni plus ni moins, une révolution. En analysant les pratiques autour de l'accouchement à travers la littérature scientifique, les recommandations des instances de santé et les travaux d'historiens et d'anthropologues, Marie-Hélène Lahaye signe un document majeur, livre-clé dans la réorientation des politiques à mener autour des droits des femmes.
Florence Niederlander a été diagnostiquée Alzheimer en 2013, à l'âge de 42 ans. Depuis l'annonce de la maladie, elle écrit, quand elle le peut, sur des petits bouts de papier ou dans des carnets, un journal intime épars. Sa mémoire, souvent, lui joue des tours. Florence ne se rappelle plus les visages, peut faire ses courses deux fois de suite sans s'en apercevoir, oublier l'utilité de certains objets, se trouver dans un lieu sans savoir pourquoi, ni comment elle y est arrivée. Elle peut, aussi, ne plus reconnaître son fils, Théo. Pour la première fois, un témoignage apporte un regard neuf sur les symptômes d'Alzheimer : sentiment d'égarement permanent, oubli des siens et de soi-même, émotions décuplées... Florence se bat au quotidien contre l'évolution progressive de la maladie, pour retarder au maximum sa perte d'autonomie. De sa mémoire qui doucement se fragmente, elle a su faire naître un texte à son image : lumineux, solaire, empreint d'amour et d'un courage exemplaire, car, malgré la maladie, elle conserve une simplicité et une joie de vivre qui nous questionnent : que reste-t-il lorsque l'on vit dans un éternel présent ?